55ème congrès
Société française
de Chirurgie de la main
35ème congrès SFRM GEMMSOR
Président du congrès du GEM : Philippe Liverneaux
Président du congrès du GEMMSOR : Michel Boutan

Programme
> Le programme en détail

MOTEUR DE RECHERCHE

 RECHERCHER

vendredi 20 décembre 2019

16h30 - 17h26
Salle 252 AB
CHIRURGIE DE LA MAIN DU MUSICIEN
  • Indications chirurgicales chez les musiciens
    16h30 / 16h40
    Auteur(s) :
    • Yves Le Bellec (Longjumeau)
  • Pathologies fonctionnelles des musiciens
    16h40 / 16h50
    Auteur(s) :
    • Philippe Chamagne (Paris)
  • Différentes orthèses
    16h50 / 17h00
    Auteur(s) :
    • Fabrice Julien (Paris)
  • Orthèses et dystonie
    17h00 / 17h10
    Auteur(s) :
    • Marc Papillon (Paris)
  • Orthèse et piano
    17h10 / 17h14
    Auteur(s) :
    • Laurence Munaut (Luxembourg)
  • Orthèse et clarinette
    17h14 / 17h18
    Auteur(s) :
    • Frédéric Apaix (Lyon)
  • Questions
    17h18 / 17h26
    Auteur(s) :
    16h30 - 17h00
    Salle 251
    Atelier 3
    • Ostéotomie radius (Newclip)
      16h30 / 17h00
      Auteur(s) :
      • Valérie Matter-Parrat (Strasbourg)

      Gem

    17h00 - 17h30
    Salle 251
    Atelier 4
    • Ostéotomie ulna (New Clip)
      17h00 / 17h30
      Auteur(s) :
      • Sybille Facca (Strasbourg)
    17h26 - 18h30
    Salle 252 AB
    COMMUNICATIONS LIBRES
    • Rééducation des complications post-fractures et des lésions ligamentaires du poignet
      17h26 / 17h36
      Auteur(s) :
      • Karine Thollot (Voiron)
    • L'échoscopie de la main en pratique quotidienne pour le kinésithérapeute
      17h46 / 17h56
      Auteur(s) :
      • Chiara Busi (Monaco)
    • Implant partiel scaphoïdien : rééducation fonctionnelle ou spécifique du poignet?
      17h56 / 18h06
      Auteur(s) :
      • Luc D'Asnière de Veigy (Monaco)
    • Traitement des cicatrices : quelles techniques pour quelles cicatrices?
      18h06 / 18h16
      Auteur(s) :
      • Julia Crémilleux (Valence)
    • Histoire du Syndrome Douloureux Régional Complexe de type I : de l'évolution de la prise en charge kinésithérapique des patients
      18h16 / 18h26
      Auteur(s) :
      • Céline Plasse (Dijon)
    • DISCUSSION
      18h26 / 18h30
      Auteur(s) :
      17h30 - 18h00
      Salle 251
      Atelier 5
      • Simulation en micro-chirurgie (Arex, Eye Resolution)
        17h30 / 18h00
        Auteur(s) :
        • Guillaume Prunières (Strasbourg)

        Gem

      18h00 - 19h00
      Salle 251
      Assemblée Générale de la FESUM

      samedi 21 décembre 2019

      08h00 - 09h00
      Salle 252 AB
      MICROCHIRURGIE: LAMBEAUX
      Modérateur(s) : Hugues Tiemdjo (CAMEROUN), Bruno Barbato (Aubergenville)
      • Etude anatomique de la vascularisation du lambeau ostéo-chondro-costal
        08h00 / 08h08
        Auteur(s) :
        • Sacha Chrosciany (Saint Junien)
        • Jeremy Hardy (Limoges)
        • Pierre Sylvain Marcheix (Limoges)

        Abstract : Les pertes de substances cartilagineuses sont un véritable enjeu thérapeutique. Certaines techniques font appel à un resurfaçage par greffons chondro-costaux. Le but de cette étude est d'analyser la vascularisation d'un lambeau chondro-costal pour une utilisation en tant que lambeau libre vascularisé.Nous avons utilisé dans cette étude 6 greffons chondro-costaux prélevés sur 4 sujets anatomiques frais au niveau de la cinquième jonction chondrocostale, pédiculés sur l'artère thoracique interne.Nous les avons ensuite préparés par injection de traceur radio-opaque. Nous avons ensuite réalisé une analyse macroscopique, radiographique et scannographique avec reconstructions afin d'évaluer les caractéristiques du greffon et de son pédicule.Sur les six greffons, cinq ont permis d'apporter des informations sur la vascularisation (échec d'une injection). Les dimensions moyennes étaient de 45mm de longueur , 24mm de largeur et 12mm d'épaisseur, avec une longueur moyenne de portion cartilagineuse de 16mm. La longueur moyenne du pédicule vasculaire était de 37mm, avec une distance moyenne entre le pédicule et la jonction ostéo-chondrale de 8mm. Les greffons comprenaient tous une artère et une veine, avec un diamètre moyen de 1,6mm pour l'artère. Pour tous les greffons, nous avons observé une vascularisation du périchondre costal par l'artère thoracique interne. Cette vascularisation était, dans tous les cas, distribuée directement via les artères intercostales supérieures et inférieures. Nous avons également pu observer un riche réseau anastomotique intercostal aux faces antérieures et postérieures, avec visualisation de communicantes artérielles. Dans tous les cas, une vascularisation du périchondre antérieur était retrouvée. La vascularisation du périchondre postérieur a été observée dans quatre cas sur cinq. Dans un cas, la vascularisation périchondrale postérieure provenait directement de l'artère thoracique interne. Le lambeau chondro costal est un lambeau richement vascularisé dont l'utilisation en tant que lambeau libre pédiculé pourrait être intéressante pour le resurfaçage de pertes de substances cartilagineuses avec une modularité anatomique basée sur les anastomoses vasculaires qui semble intéressante pour une adaptation aux différents types de surfaces articulaires, d'autant plus qu'il apporte une quantité de cartilage pouvant pallier à des défects cartilagineux relativement étendus, notamment au membre supérieur. Cette vascularisation pourrait être un atout pour apporter des solutions durables en évitant les modifications histologiques à type de métaplasies osseuses des portions cartilagineuses de ces greffons et ainsi de pérenniser l'efficience de ce type de greffes à long terme.
      • Lambeau homodigital en hélice - homodigital propeller flap - pour la couverture des pertes de substances des extrémités des doigts longs : étude anatomique et pertinence clinique
        08h08 / 08h16
        Auteur(s) :
        • Steven Roulet (Bordeaux)
        • Anaïs Delgove (Bordeaux)
        • Pierre Chirez (Bordeaux)
        • Vincent Casoli (Bordeaux)
        • Philippe Pelissier (Bordeaux)
        • Vincent Pinsolle (Bordeaux)
        • Jean-Christophe Lepivert (Bordeaux)

        Abstract : Le lambeau idéal pour le traitement des pertes de substances des extrémités des doigts longs doit permettre une couverture osseuse de qualité tout en évitant la flexion des articulations afin de limiter le risque de raideur séquellaire. Nous proposons un nouveau lambeau homodigital en hélice pour mieux répondre à ces exigences : homodigital propeller flap (HPF).Vingt-quatre doigts longs de sujets anatomiques frais ont été disséqués. Une broche longitudinale d'arthrorise a été utilisée pour maintenir les articulations interphalangiennes proximale (IPP) et distale en extension complète. La perte de substance était standardisée : en sifflet emportant les 2/3 des tissus mous distaux pulpaires de la troisième phalange. La palette cutanée du lambeau était semblable à un lambeau homodigital en îlot classique (LHI). Le pédicule neurovasculaire a été disséqué sans dépasser l'IPP. La moitié proximale de la palette cutanée a été séparée du pédicule. Le lambeau était ensuite tourné à 180 degrés sur lui-même selon le principe du propeller. Un mélange d'encre de chine et de sulfate de baryum a été injecté pour analyser le réseau vasculaire de la palette cutanée grâce à une étude radiographique. L'avancement obtenu était en moyenne de 18 mm (de 15 à 22) et permettait de couvrir la totalité des pertes de substances sans fléchir les articulations interphalangiennes et métacarpo-phalangiennes. La coloration à l'encre de chine a mis en évidence une vascularisation complète de la palette cutanée. Les images radiographiques ont également confirmé la bonne perméabilité du réseau vasculaire sous-dermique après clivage de la partie proximale de la palette cutanée de son pédicule neurovasculaire.Pour les LHI, la mise en flexion des doigts et la dissection proximale étendue jusqu'en MCP pour obtenir des avancements maximums de 20 à 22 mm sont connues pour être des causes d'enraidissement. A longueur de pédicule disséqué égale (jusqu'à l'IPP), les avancements du HPF sont presque 5 fois supérieurs à ceux d'un LHI lorsque les articulations interphalangiennes sont en strict extension. Cette technique a déjà été utilisée par les auteurs pour plusieurs patients avec succès.La technique proposée permet de limiter la dissection en regard de l'IPP tout en procurant un avancement du lambeau permettant de couvrir les pertes de substances les plus distales sans aucune mise en flexion des articulations digitales et sans immobilisation. Le risque de raideur post-opératoire est ainsi indéniablement réduit.
      • Lambeau pédiculé à partir de la première artère collatérale dorsale des doigts longs : étude anatomique et application clinique.
        08h16 / 08h24
        Auteur(s) :
        • Aurélie Wolf (Nancy)
        • Romain Detammaecker (Nancy)
        • Yoan Kim de Almeida (Nancy)
        • Marine Krebs (Nancy)
        • Gilles Dautel (Nancy)
        • Lionel Athlani (Nancy)

        Abstract : Le lambeau pédiculé dorsal issu de la première artère collatérale dorsale des doigts longs représente une solution de reconstruction des pertes de substance cutanée homo- et hétéro-digitale. Il a l'avantage d'être sensible par le nerf collatéral dorsal associé au pédicule vasculaire. Toutefois, aucune étude anatomique concernant les repères et variations anatomiques du pédicule vasculo-nerveux n'a été réalisé. Notre étude avait pour objectif de décrire les variations anatomiques de ce lambeau, de préciser sa technique de dissection et d'évaluer ses potentielles indications.Il s'agissait d'une étude anatomique cadavérique portant sur huit membres supérieurs (amputés en transhuméral) de cadavres adultes non formolés (4 mains droites et 4 mains gauches). Pour chacune des huit mains, les artères radiale et ulnaire ont été disséquées par une incision à la face antérieure du poignet puis isolées afin de pratiquer une artériotomie et réaliser une injection de silicone radioopaque. Après huit jours de repos, nous avons disséqué sur les 26 doigts longs le lambeau pédiculé selon la même technique chirurgicale. L'origine, le trajet et les rapports du pédicule vasculo-nerveux ont été analysés. Nous avons répertorié les dimensions de chaque palette cutanée ainsi que l'arc de rotation du lambeau. Les potentielles de couvertures cutanées ont été précisées. Ce pédicule vasculo-nerveux cheminait au-dessus de l'appareil extenseur après avoir croisé obliquement la dossière des interosseux et se terminait avant l'articulation inter phalangienne distale.Leur disposition était variable selon 4 variétés anatomiques. L'artère vascularisant le lambeau naissait en moyenne à 19 mm de la bifurcation de l'artère inter-digitale commune. La palette cutanée du lambeau correspondait systématiquement à l'unité cutanée fonctionnelle représentée par la face dorsale de la deuxième phalange et de l'inter-phalangienne proximale. L'arc de mobilité permettait de répondre à la couverte de pertes de substance cutanée homo-digitales et hétéro-digitales.Nous avons systématiquement retrouvés un pédicule composé de la première artère collatérale dorsale issue de l'artère collatérale digitale palmaire, et de la branche nerveuse dorsale du nerf collatéral digitale palmaire. Le lambeau pédiculé à partir de la première artère collatérale dorsale des doigts longs représente une solution fiable et reproductible pour la couverture des pertes de substance cutanées homo- et hétéro-digitales des doigts longs. Son caractère sensible et la taille de sa palette cutanée en font une alternative intéressante aux autres lambeaux conventionnels.
      • Pratique de la microchirurgie dans les formations chirurgicales de l'avant françaises
        08h24 / 08h32
        Auteur(s) :
        • Laurent Mathieu (Clamart)
        • Ammar Ghabi (Clamart)
        • Sarah Amar (Clamart)
        • James Charles Murison (Clamart)
        • Anais Chataigneau (Clamart)
        • Antoine Poichotte (Brest)
        • Michel Levadoux (Toulon)

        Abstract : Le soutien sanitaire en opérations extérieures est dédié à sauver la vie et les membres des blessés en appliquant les principes du damage control chirurgical : il n'est donc pas adapté à la pratique de la microchirurgie. Ainsi, les publications rapportant la réalisation de lambeaux libres ou de réparations nerveuses sur les théâtres d'opérations sont très rares. Notre objectif était d'analyser la pratique de la microchirurgie dans les formations chirurgicales de l'avant françaises déployées dans le monde depuis les années 2000.Une étude rétrospective a été réalisée à l'aide du logiciel OPEX (SSA) chez les patients opérés dans les antennes chirurgicales ou hôpitaux militaires de campagne entre 2003 et 2015. Ont été inclus les patients ayant bénéficié d'une intervention microchirurgicale réalisée sur le théâtre d'opérations pour traiter des lésions nerveuses, des lésions vasculaires ou reconstruire des pertes de substances. Les paramètres étudiés étaient le mécanisme traumatique, le type lésionnel, le geste microchirurgical effectué, l'expérience du chirurgien en microchirurgie et le moyen grossissant utilisé. En raison de l'évacuation précoce des patients, seuls les résultats vasculaires ont été évalués.Parmi les 2589 patients opérés pour un traumatisme des membres, 56 (2,1) ont été inclus dans l'étude. Les traumatismes balistiques représentaient 43% des cas et les lésions de main 56% des cas. Il y avait 29 lésions nerveuses isolées, 28 lésions nerveuses et artérielles combinées et 2 lésions artérielles isolées. Les gestes nerveux étaient essentiellement des sutures directes (n=38) mais des autogreffes et des transferts nerveux ont aussi été effectués. Treize réparations micro-vasculaires ont été effectuées dont 9 revascularisations proximales ou digitales. Six des neuf revascularisations ont été réussies. Ces gestes ont été réalisés par un chirurgien de la main dans 34 cas et par un chirurgien orthopédiste non spécialisé dans 22 cas. Des loupes grossissantes ont été utilisées 38 fois et un microscope 18 fois.Il s'agit de la première étude évaluant l'exercice de la microchirurgie sur les théâtres d'opérations extérieures. La pratique courante des réparations nerveuses à l'avant est une spécificité française rendant particulièrement service aux populations locales. De même la réalisation de revascularisations digitales dans ce contexte n'avait jamais été rapportée auparavant. Cette étude plaide pour une formation obligatoire à la microchirurgie pour les chirurgiens orthopédistes militaires projetables.
      • Système veineux des doigts et de la main : étude anatomique et applications chirurgicales
        08h32 / 08h40
        Auteur(s) :
        • Martin Lhuaire (Paris)
        • Guillaume Wavreille (Lesquin)
        • Mikael Hivelin (Paris)
        • Aurélien Aumar (Lesquin)
        • Vincent Hunsinger (Paris)
        • Mohamed Derder (Paris)
        • Peter Abrahams (UNITED KINGDOM)
        • Laurent Lantieri (Paris)
        • Christian Fontaine (Lille)

        Abstract : Alors que l'importance du rétablissement du retour veineux sur le pronostic des replantations digitales est fondamentale, l'anatomie veineuse de la main et des doigts est peu connue par rapport à l'anatomie artérielle. Les données disponibles dans la littérature sur le sujet sont rares. L'objectif de cette étude anatomique descriptive était d'étudier l'anatomie veineuse de la main et des doigts.Notre série rapporte les résultats descriptifs issus de 10 dissections de mains, de différents sujets non formolés.Les mains avaient été préalablement injectées par une solution colorée de gélose à 30% (n=5) ou de latex (n=5) avant d'être disséquées sous grossissement optique (x4). Chaque pièce anatomique était photographiée avant d'être analysée.Les injections ont mis en évidence le système veineux dorsal mais également palmaire superficiel et profond. Il existait une veine latéro-unguéale constante, présente sur tous les doigts longs et le pouce. Enfin la présence de valvules anti-reflux à hauteur de la phalange moyenne des doigts longs a été observée.À notre connaissance, peu d'études anatomiques ont été réalisées sur le sujet et les connaissances anatomiques de ce système veineux des doigts et de la main doivent être actualisées.La connaissance, a priori, de la disposition du système veineux de la main et des doigts devrait aider le chirurgien lorsqu'il est confronté aux replantations digitales, en particulier distales (zones II et III d'Ishikawa).
      • Lambeaux fascio-adipeux centrés sur les perforantes distales des pédicules vasculaires de l'avant-bras : étude anatomique.
        08h40 / 08h48
        Auteur(s) :
        • Francois Borrel (Paris)
        • Aurore Debet Mejean (Paris)
        • Laurent Bourcheix (75005 Paris)

        Abstract : Les lambeaux fascio-adipeux de l'avant-bras à flux inversés, basés sur les branches perforantes distales des artères ulnaire, radiale ou inter-osseuse permettent de couvrir les pertes de substances à la main et au poignet sans sacrifice des axes artériels. Ils présentent aussi d'autres avantages : une faible épaisseur ; malléable ; des surfaces lisses offrant un espace de glissement. Cette étude consiste en l'étude des perforantes distales des axes artériels à l'avant-bras et des limites de couverture des ces lambeaux en fonction de leur point de pivot.Quatre sujets anatomiques frais décongelés, ont permis d'étudier huit avant-bras et mains. Tous les sujets ont été injectés au préalable, artères et veines par du Silicone RTV coloré. 3 types de lambeau pédiculé ont été levés, antebrachial-radial (LABR), antebrachial-ulnaire (LABU) et inter-osseux postérieur (LIOP) avec étude précise des perforantes, point de pivot et limites distales de couverture à la main. L'ensemble des mesures ont été rapporté à la longueur du radius et la distance bi-styloïdienne afin d'établir une topographie vasculaire précise.24 lambeaux au total ont été levés, 3 par avant-bras et main pour lesquels un point de pivot a été retrouvé à chaque fois comportant une artère de calibre satisfaisant. Pour le LABR : une moyenne de 7,6 mm [7-9] branches perforantes ont été mis en évidence avec un point de pivot à 37,1 mm de l'interligne radio-carpien. Longueur du lambeau était de 161 mm. Pour le LABU : une moyenne de 5,5 mm [5-6] branches perforantes révélées avec un pivot à 41,6 de l'interligne. Longueur du lambeau de 166,5 mm. Pour le LIOP : une moyenne de 6,8 mm [6-8] branches perforantes révélées avec un pivot à 19 mm de l'interligne. Longueur du lambeau était de 145,3 mm. Pour chaque lambeau, les limites distales ont été mesurées pour la main, les quatre commissures et chaque doigt. Les indications pour ces lambeaux sont vastes : séquelles de brulure à la main, perte de substance cutanée et allodynie en regard de cicatrice scléreuse. Ils apportent un tissu richement vascularisé, en artériel et un bon drainage veineux comme nous le démontrons.Ces trois lambeaux permettent de combler une vaste surface de perte cutanée du poignet, de la main ainsi que des doigts sans sacrifice des axes artériels majeurs.
      • Repérage échographique de l'artère interosseuse postérieure. Réalisation technique, résultats sur le sujet sain et conséquences sur le choix du mode de prélèvement d'un lambeau interosseux postérieur à pédicule rétrograde
        08h48 / 09h00
        Auteur(s) :
        • Ludovic Bincaz (Montelimar)
        • Guillaume Mezzadri (Montelimar)

        Abstract : Le but de cette étude est d'évaluer la faisabilité de l'examen échographique et doppler de l'artère interosseuse postérieure afin d'améliorer la fiabilité du lambeau interosseux postérieur en préopératoire en adaptant sa technique de prélèvement qui peut être fascial ou fascio-cutané.10 poignets droits ont été étudiés chez 10 patients (5 hommes et 5 femmes). Il s'agissait de sujets sains volontaires, d'âge moyen 46,4 ans (36 à 58 ans)Le repérage de l'artère interosseuse postérieure se faisait à la partie inférieure de l'avant-bras. Il était effectué une recherche de l'anastomose avec l'artère interosseuse antérieure. Puis l'artère interosseuse postérieure était suivie jusqu'à la jonction 1/3 moyen, 1/3 supérieur de l'avant-bras. Il était noté en cours d'examen la variation des flux, en fonction du niveau. Une recherche de l'artère jusqu'au réseau anastomotique dorsal du poignet était réalisée à la fin de chaque examen. Deux mesures de flux et de diamètre de l'artère étaient effectuées L'anastomose entre les 2 artères interosseuses a été visualisée dans 8 cas sur 10. Dans 1 cas, l'anastomose était douteuse mais il existait une augmentation du diamètre et du flux artériel. Dans 1 cas, le diamètre et le flux étaient diminués. L'artère interosseuse postérieure est aisée à identifier en échographie doppler. Même lorsqu'elle est de petit diamètre à la partie moyenne de l'avant-bras, cette artère reste facile à identifier et à suivre par la technique de l'ascenseur. Le plus souvent, la jonction avec l'artère interosseuse antérieure est visualisable dans sa partie initiale ; ceci permet de répondre à la question de la présence de cette anastomose. Par ailleurs, nous pensons que le renforcement de l'artère (en diamètre, et en flux) et de son excellente visualisation à la partie inférieure peut être considérée comme un signe indirect de la présence de l'anastomose entre artère interosseuse antérieure et artère interosseuse postérieure. Il est ainsi possible de proposer un arbre décisionnel pour la technique de prélèvement basé sur les données échographiques. L'échographie permet d'analyser facilement l'artère interosseuse postérieure et son anastomose avec l'artère interosseuse antérieure. Elle devrait permettre d'adapter ainsi le mode de prélèvement à l'aspect anatomique échographique. Ces résultats sur le sujet sain méritent confirmation clinique.
      09h00 - 10h00
      Salle 252 AB
      MICROCHIRURGIE : ENSEIGNEMENT ET RECHERCHE
      Modérateur(s) : Pierre-Emmanuel Chammas (Montpellier), Marion Burnier (Lyon)
      • Apprentissage de la microchirurgie par immersion
        09h00 / 09h08
        Auteur(s) :
        • Nicolas Bigorre (Trélazé)
        • Dominique Fournier (Angers, France)
        • Jérôme Jeudy (Trélazé)
        • Alexandre Petit (Trélazé)
        • Yann Saint Cast (Trélazé)

        Abstract : En France, l'apprentissage de la microchirurgie est assuré dans les Diplômes Universitaire avec un volume horaire moyen de 100 heures étalé sur plusieurs mois. Cette formule qui s'étire au cours de l'année universitaire montre ses limites : difficultés à maintenir l'encadrement et la motivation de la part des enseignants et les acquis par les étudiants, lassitude et maitrise des coûts financier . Ainsi certain DU risque de disparaitre compte tenu de la difficulté de contenir les coûts de formation.Nous rapportons notre expérience à propos d'une formule, inspirée de la formation en aéronautique et pratiquée dans d'autres pays en Europe. Nous avons concentré l'apprentissage sur deux semaines (35 heures) avec un encadrement assuré par des seniors expérimentés en microchirurgie. Cet enseignement comporte 9 séances de travaux pratiques, le responsable du TP surveille en permanence chaque élève (10 étudiants) et réalise un accompagnement personnalisé en fonction de la progression A la fin de chaque TP un questionnaire d'évaluation et d'auto-évaluation étaient réalisés respectivement par l'enseignant et l'étudiant. Pour l'analyse des questionnaires d'évaluation, les étudiants ont été séparés en trois groupes selon leur niveau au début de l'enseignement.Il existait initialement une différence significative entre les 3 groupes, qui disparaissait entre le groupe 1 et 2 au début de la deuxième semaine, enfin les 3 groupes était comparable lors du dernier TP. Concernant la reproductibilité de l'évaluation, on retrouvait une différence significative entre les questionnaires remplis par les étudiants et enseignants à la fin de la première semaine (7/10) cette différence devenait non significative lors de la deuxième semaine (8/10). Enfin pour le bilan économique, l'enseignement est également auto-financé (fils de microchirurgie, rats, entretient des microscopes et du matériel) par les frais d'inscription des étudiants.L'efficacité de l'apprentissage concentré sur 35 heures est basée sur la répétitivité rapprochée des exercices pour se soustraire au maximum de la courbe de l'oublis décrite par Ebbinghaus, qui établit que les choses apprises lentement s'oublient plus rapidement. Les progrès permettent d'acquérir avec enthousiasme des bases techniques exploitables avec un maximum d'efficacité.Ainsi on retrouve une progression et une fiabilité des sutures microchirurgicales quelque-soit leur niveau initial. Les étudiants sont capables au terme de cet apprentissage de réaliser des sutures fiables et d'en évaluer la qualité de manière reproductible.
      • Anastomoses micro-vasculaires sans microscope : loupes versus smartphone
        09h08 / 09h14
        Auteur(s) :
        • Ammar Ghabi (Clamart)
        • Sarah Amar (Clamart)
        • Josette Legagneux (Paris)
        • Jean-Luc Vignes (Paris)
        • Georges Pfister (Paris)
        • Laurent Mathieu (Clamart)

        Abstract : Des revascularisations digitales ont été effectuées en situation sanitaire dégradée sans microscope. L'objectif de cette étude expérimentale était d'évaluer les possibilités et la qualité de réparations micro-vasculaires effectuées sous loupes grossissantes ou smartphone sur des artères de rat ayant un diamètre comparable à celui des artères digitales humaines.Après avoir reçu l'approbation du comité d'éthique local sur l'expérimentation animale, 30 rats ont été répartis en trois groupes de 10 individus selon le moyen grossissant utilisé : microscope (groupe contrôle M), loupes (groupe L) et smartphone (groupe S). L'aorte abdominale sous-rénale a été disséquée sous microscope, puis anastomosée par des points séparés de nylon 9/0 selon la technique de la bi-angulation symétrique en utilisant l'instrument grossissant spécifique à chaque groupe. Toutes les procédures ont été effectuées par le même opérateur ayant une pratique régulière de la microchirurgie. Les principaux critères d'analyse étaient : le diamètre des vaisseaux, la durée de l'anastomose, la perméabilité immédiate (T1) et après une heure (T2), ainsi que la qualité de l'anastomose. La durée de l'anastomose était comparable entre les groupes M et L, mais elle était doublée dans le groupe S (p < 0.001). Le nombre de fuites au retrait du clamp était plus important dans le groupe S. Les taux de perméabilité aux T1 et T2 étaient de 100% dans les groupes M et L, mais étaient très inférieurs dans le groupe S (p < 0.001). La qualité de l'anastomose était diminuée dans le groupe L et mauvaise dans le groupe S.La réalisation d'anastomoses d'artères digitales sous loupes grossissantes est possible mais avec une qualité inférieure à celle du microscope, et donc avec un risque de thrombose secondaire plus élevé. En revanche, à l'heure actuelle, l'utilisation de smartphones ne permet pas la réalisation de réparations micro-vasculaires chez le modèle vivant.Les loupes grossissantes sont alternative valable au microscope en contexte sanitaire dégradé. Le smartphone n'est qu'un outil de simulation intéressant au début de l'apprentissage de la microchirurgie.
      • Intérêt pédagogique de la «Micro-Montre » pour l'évaluation de l'acquisition et du maintien des compétences en Microchirurgie
        09h14 / 09h22
        Auteur(s) :
        • Naji Kharouf (Strasbourg)
        • Hélène Cebula (Strasbourg)
        • Sait Cifti (Strasbourg)
        • Isabelle Talon (Strasbourg)
        • François Séverac (Strasbourg)
        • Nadia Bahlouli (Strasbourg)
        • Sybille Facca (Strasbourg)

        Abstract : Un outil pédagogique : la «Micro-Montre» inspirée du test «Round-the-clock» a été utilisée pour cette étude. La « Micro-Montre » a permis de mesurer la progression des apprenants en microchirurgie par l'évaluation de scores et de durées de tests, mais aussi les compétences des chirurgiens déjà diplômés en microchirurgie.Quinze moniteurs (divisés en 3 sous-groupes) ont réalisé une fois le test «Micro-Montre». Neuf étudiants d'un Diplôme Universitaire de techniques microchirurgicales ont effectué 9 fois le test «Micro-Montre» durant leur entraînement. Dans les 2 groupes, la stabilité et la manipulation des instruments ont été évaluées à l'aide un score de 1 à 3. La durée d'exécution du test a été mesurée en secondes. Tous les résultats ont été traités par des études statistiques.Concernant les moniteurs, on ne constatait pas de différence significative entre les 3 sous-groupes (internes, assistants et seniors) quant à l'évaluation de la stabilité, la manipulation des instruments ou la durée d'exécution du test. Concernant les étudiants, on observait : une amélioration significative de la proportion de mouvements fluides dans le temps pour la stabilité et la manipulation des instruments, et une amélioration du temps entre le premier et le dernier test. On ne constatait pas de différence significative au-delà du 4ème test quant à l'évaluation la durée d'exécution.Cet outil «Micro-Montre» s'avère utile et validant à la fois pour l'enseignement de la microchirurgie et à la fois pour tester le maintien des compétences par les microchirurgiens diplômés.La "Micro-Montre" peut être un outil pédagogique très intéressant pour les DU de microchirurgie et pour la formation continue.
      • Apprentissage des lambeaux sur sujet anatomique et nouveau modèle de simulation ultra-réaliste. Retour d'expérience d'un apprenant sur modèle humanoide Simlife
        09h22 / 09h28
        Auteur(s) :
        • Antoine Julienne (Poitiers)
        • Franck Leclere (Poitiers)

        Abstract : Le sujet anatomique reste un support pédagogique essentiel pour l'apprentissage des interventions complexes de chirurgie plastique. Nous présentons ici notre expérience universitaire à propos du modèle SIMLIFE. De Février 2019 à Avril 2019, 10 interventions ont été réalisées sur un modèle SIMLIFE, mannequin humanoïde à très haut degré de réalisme utilisant des corps humains issus de don du corps associés à un dispositif de circulation pulsatile et un dispositif de ventilation.Un lambeau antébrachial radial à palette distale sans garrot a été prélevé. Les conditions de réalisation étaient les plus proches possibles du bloc opératoire : asepsie et champage, aide-opératoire et instrumentation dont électrocoagulation. La technique chirurgicale était décomposée en 13 étapes distinctes. Le temps chirurgical total fut de 89±13 minutes. On ne dénotait aucune complication intraopératoire, et il n'y eut aucune lésion du pédicule vasculaire. Le saignement intraopératoire mesuré par la perte de liquide opératoire était de 122±17 ml. Nous revenons sur les avantages de cette technologie particulièrement adaptée à la chirurgie du membre supérieur.Le modèle SIMLIFE est déjà utilisé pour la formation de jeunes chirurgiens dans le cadre de la chirurgie de guerre et de catastrophe, le prélèvement multi-organe, ainsi que la chirurgie cardiothoracique. De l'application intra-abdominale et intra-thoracique nous l'avons appliqué à la chirurgie sur un membre et le degré de réalisme s'est avéré très supérieur au sujet anatomique, la revascularisation s'effectuant au delà des perforantes de l'artère radiale et jusqu'aux plexus dermiques. La quantification du saignement permettait de rajouter une difficulté et un souci de soin à la dissection bien supérieur au sujet anatomique classique.Avec l'arrivée de la technologie SIMLIFE®, le paradigme classique d'apprentissage selon Halsted semble actuellement se transformer radicalement. Cette technologie révolutionnaire pourrait trouver de nombreuses autres applications chirurgicales. Elle se heurte cependant aux contraintes de coût et de la législation sur les cadavres.
      • Etude des caractéristiques biomécaniques sur la préservation des nerfs
        09h28 / 09h36
        Auteur(s) :
        • Bérénice Baille (Strasbourg)
        • Mohamed Swaisi (Strasbourg)
        • Philippe Liverneaux (Strasbourg)
        • Nadia Bahlouli (Strasbourg)
        • Sybille Facca (Strasbourg)

        Abstract : Different studies have described the biomechanics of nerves. An important dispersion of outcomes can be observed and can be explained by the biological nature of tissues, the different experimental protocols like different conditions of testing and different preservation solutions that modify they biomechanical behavior. Nevertheless, the influence of preservation solution on biomechanics has not been well characterized. It is capital to quantify the amount of solution absorbed by the nerf during the preservation process before the test in order to understand the different biomechanical behaviors seen on the literature. The next experiment is focused on the characterization of the influence from preservation solution on the rat sciatic nerves biomechanics. Male 6 weeks old Wistar rat sciatic nerves were harvested ex vivo rats 300 gr weight. The rats were donated after being used for microsurgery training. During the study, the nerves were preserved on 4 different preservation solutions: PBS , mineral oil, Glucose 30% and NaCl0.9%. Nine rat sciatic nerves were used to test the influence of the preservation solutions chosen.The protocol used in the literature works with a unidirectional tensile test.The elastic modulus and stress strain curves were obtained with this specific software. The displacement was measured at a specific time t and the initial length lo as the initial length between the clamps.The sciatic nerve harvesting and the preservation solution have influenced different characteristics. The Mineral Oil and NaCl do not allow an optimal preservation of nerves. After few days of preservation, the nerve was physically damaged, deformed and even in a putrefaction state judging by the odor of the containers.The preservation modes have a remarkable influence on the physical integrity of the nerve. Additionally an important absorption capacity of the nerve has been demonstrated. The obtained results showed a twofold increase of weight during few days (mass augmentation more than a 100%). The results have shown that PBS changes the biomechanical behavior of nerves by diminishing the elastic modulus and a by increasing the maximal strain when the solution diffuse into the material. These behavior variations are necessarily linked to the nature of nerves, because the observed variations were confirmed on the nerve microstructure.The influence of preservation solutions on biomechanical properties has been characterized on the rat sciatic nerves. PBS could be a good preservation solution given the dispersion of values during the test, a deep analysis was performed with PBS preserved nerves.
      • Etude des propriétés biomécaniques d'un nouveau tube de régénération nerveuse
        09h36 / 09h44
        Auteur(s) :
        • Mohamed Swaisi (Strasbourg)
        • Bérénice Baille (Strasbourg)
        • Philippe Liverneaux (Strasbourg)
        • Nadia Bahlouli (Strasbourg)
        • Sybille Facca (Strasbourg)

        Abstract : The aim of this study was to evaluate the biomechanical properties of an innovated nerve guide conduit fabricated from biodegradable polymeric materials. We tested the effects of hydration in physicomechanical properties of the guides, also we tested the influence of different methods of sterilization include UV light and heat-based hydrogen peroxide on the physical and biomechanical properties by using 2 methods of mechanical testing (tensile and flexural bending test) ,we compared our results with commercially available nerve guides and with rat sciatic nerve. We found that the effects of hydration improve the properties mechanic including the flexibility and Young's modulus was slightly increased and stability of the physical properties, also we found the effect of sterilization with UV-C softening the nerve guides and increase the flexibility and bring the Young's modulus closer to that of rats sciatic nerve, reverse the utilization of heat-based hydrogen peroxide which had deleterious effects on the nerve guides materials. In this study, we investigated the effects of reinforcement, hydration and sterilization on the newly innovated nerve guides. This guide presents a motived mechanical property, which are more closed to the mechanical properties of rats sciatic nerve, comparing to the commercial nerve guides. The physical properties (length and diameter) are very stables, the changes in the dimensions after 5 min of hydration is less than 2%. The hydration improves the mechanical properties of our fabricated nerve guides and they need furthers studies. Utilization of UV-C sterilization give good results, and make the guides more flexible. Nerve guides should be hydrated before implantation and adequate method of sterilisation should be chosen in order to conserve biomechanical properties.
      • Organisation des nerfs périphériques du membre thoracique chez le foetus et l'adulte : étude comparative, incidences cliniques
        09h44 / 09h52
        Auteur(s) :
        • François Bonnel (Montpellier)

        Abstract : Les résultats de la chirurgie des nerfs périphériques chez l'enfant par suture ou greffe avec des bons résultats sont rapportés par de nombreux auteurs (Tatsuga 1989, Legré 2013, Bertelli 2018) en comparaison de ceux observés chez le sujet adulte. Le facteur invoqué est biochimique avec le nerve growing factor (Purves). L'aspect morphologique portait principalement sur le nerf sural dans le cadre de biopsies chez l'enfant (Robert 1987). Notre objectif était d'évaluer les facteurs morphologiques histologiques chez le fœtus et chez l'adulte.Notre étude se basait sur l'analyse histologique des nerfs de deux fœtus de 4 mois comparativement à une série de coupes histologiques de références de 10 sujets adultes. Chez le fœtus les coupes sériées étaient réalisées tous les 2 millimètres avec coloration par trichrome de Masson. Sur chaque coupe on évaluait le nombre et le diamètre des fascicules ainsi que le pourcentage de tissu conjonctif perifasciculaire. La même procédure était conduite sur les nerfs de sujets adultes. Les nerfs analysés étaient au bras et l'avant-bras le nerf radial, ulnaire et médian. Le nombre et la topographie des fascicules était en tout point à tous les niveaux comparables à celle des nerfs de sujet adulte. La différence significative portait sur la répartition du tissu conjonctif perifasciculaire qui était moindre entre 30 et 40 %. Il n'y avait aucune différence selon le niveau.D'autres facteurs ont été observés sur le nerf sural chez l'enfant avec mise en évidence des modifications sur la surface en coupe transversale des fascicules de 0.25 mm2 les premières semaines de la vie et environ 0.82 mm2 à l'âge de 9ans (Robert 1987). Le nombre de fibres myélinisées par nerf variait d'environ 4 000 à 12 300, soit la valeur la plus faible dans le nerf du nouveau-né (Dyck 1970). La distribution des diamètres des fibres myélinisées est unimodale au cours des quatre premiers mois de la vie, et la distribution bimodale est établie à 2 ans (McLeod 1987). Ces travaux confirment les difficultés d'analyse d'interprétation des résultats dans le cadre de la chirurgie.Notre travail anatomique confirme ses limites. Les progrès a attendre dans les années à venir seront basés sur des études fondamentales et la mise au point de facteurs biochimiques pour accélérer la repousse nerveuse.
      • Systématisation et innovation en transplantation de la main
        09h52 / 10h00
        Auteur(s) :
        • Laurent Lantieri (Paris)
        • Scott Levin (USA)
        • Benjamin Chang (USA)
        • Steve Kovach (USA)

        Abstract : Après l'échec de la première greffe de main en 1964 en Equateur l'apport de nouvelles thérapeutiques immunosuppressives ont ouvert une nouvelle ère à la fin des années 90. Des innovations techniques et immunologiques récentes permettent d'améliorer les résultatsNous montrons ici deux cas de transplantations bilatérales de main/avant bras avec 3ans et 5 mois de recul. Notre étude porte sur la préparation en technique chirurgicale pour diminuer les aléas thérapeutiques ainsi que l'organisation du suiviUne reconstruction 3D des os de l'avant bras des patients des patients en attente de greffe ont été effectué afin de préparer les dissections au laboratoire d'anatomie. Une modélisation virtuelle était ensuite effectué de préparer des guides de coupe et des stratégies d'ostéosynthèse. Une fois obtenus de nouvelles dissections on permis de valider les ostéotomies de l'avant bras et les ostéosynthèses. Lors de ses dissections une check list était rédigé reprenant chaque temps opératoire. Cette check list a permis d'atablir deux profils de greffe. Les greffes au dela du 1/3 distal de l'avant bras ou greffe de main et les greffes des deux tirs proximaux ou greffe d'avant bras. La check list était ensuite reprise lors de la greffe avec utilisation des modèles et guides de coupes stérilisés. Une mise en route d'un trithérapie ( tacrolimus MMF corticoïdes) avec relai par sirolimus à deux mois en fonction de la consolidation a été effectué avec un suivi clinique et par biopsies cutanées.Le temps d'ischémie pour les quatre membres a été de moy 6h15 +- 30 mn. Une reprise à 3 jours pour un hématome ( 1/4 membres) est a déplorée. Aucun autre événement indésirable n'est à noter. Pour les greffes d'avant bras on constate une ré innervation à 3 mois avec apparition de la motricité des doigts longs. La progression de la sensibilité est 1,5mm par jour avec récupération d'une discrimination deux points de 4mm. La consolidation était obtenu à 3 mois. Les biopsies n'ont révélé aucun signe de rejet au dela d'un grade 1 de BanffLes greffes de membres supérieurs restent exceptionnelles. Une systématisation possible diminue les aléas thérapeutiques, réduisant le temps opératoire et permettant d'optimiser les résultats à long terme. L'utilisation des guides de coupe avec impression 3D et modélisation permet de créer une checklist et d'optimiser le résultat
      10h00 - 10h30
      Salle 252 AB
      PAUSE
      10h30 - 11h00
      Salle 252 AB
      NEURO ORTHOPÉDIE
      Modérateur(s) : François Moutet (Grenoble), Nadine Sturbois-Nachef (Lille)
      • Évaluation clinique préopératoire couplée à l'IRM pour le diagnostic de racines greffables dans les paralysies complètes du plexus brachial.
        10h30 / 10h36
        Auteur(s) :
        • Camille Echalier (Besançon)
        • Frédéric Teboul (Paris)
        • Elodie Dubois (Paris)
        • Bénédicte Chevrier (Paris)
        • Thibaud Soumagne (Besançon)
        • Jean-Noël Goubier (Paris)

        Abstract : L'objectif de notre étude était d'évaluer la fiabilité de l'examen clinique couplé à l'IRM pour déterminer si une ou deux des racines supérieures C5 et C6 sont greffables, dans les paralysies complètes du plexus brachial.Nous avons mené une étude rétrospective avec un recueil de données de 2013 à 2018. Vingt-sept patients ont été inclus. Les critères d'inclusion étaient : une paralysie complète du plexus brachial et un patient de plus de 18 ans. Un signe de Claude-Bernard-Horner(CBH), un signe de Tinel cervical, une paralysie du muscle serratus anterior à l'examen clinique et une paralysie phrénique à la radiographie de thorax étaient cherchés. Une IRM en séquence STIR 3D était pratiquée pour chaque patient. L'exploration chirurgicale des racines C5 et C6 objectivait leur avulsion ou non et, en cas de rupture, la possibilité de les greffer.Le testing du serratus anterior avait une spécificité de 100% et une efficacité diagnostique de 78%. La présence d'un signe de Tinel avait une sensibilité de 100% et son efficacité diagnostique était de 93%. L'IRM avait une sensibilité, une spécificité, et une efficacité diagnostique de 89%. Un arbre décisionnel permettant de valider la possibilité de greffer C5 et/ou C6 a été élaboré avec une sensibilité et une valeur prédictive négative respectives de 100% et une efficacité diagnostique de 96%.Il s'agit de la première étude proposant une méthode diagnostique préopératoire fiable non invasive et non irradiante. L'effectif faible de notre série est comparable à ceux retrouvés dans la littérature. Il peut expliquer l'absence de signe de CBH ou de paralysie phrénique. Nous nous sommes ici limités à l'analyse des racines C5 et C6 puisque les racines C7, C8 et T1 ne font généralement pas l'objet de greffes nerveuses chez l'adulte.Cette étude valide l'intérêt de cette méthode pour le diagnostic de la présence d'une racine greffable C5 et/ou C6. Dans les cas de lésions complètes du plexus brachial, elle pourrait aussi permettre d'éviter la morbidité d'une exploration cervicale et d'autres études sont à mener en ce sens. D'autres études complémentaires sur de plus grands effectifs seront nécessaires afin de confirmer ces résultats.
      • Réanimation du déficit de supination de l'avant-bras par neurotisation du muscle supinateur dans les atteintes du plexus brachial obstétrical : étude anatomique préliminaire.
        10h36 / 10h42
        Auteur(s) :
        • Hugo Maschino (Nancy)
        • Lionel Athlani (Nancy)
        • Francois Dap (Nancy)
        • Gilles Dautel (Nancy)

        Abstract : La paralysie obstétricale du plexus brachial est un motif fréquent de recours en consultation chirurgicale pédiatrique. Cette lésion s'associe fréquemment à un déficit actif de la supination, fonction sous le contrôle de deux groupes musculaires : le biceps brachial (C5) et le couple supinateur-brachioradialis (C6). Nous avons étudié anatomiquement dans cette étude les possibilités de neurotisation du muscle supinateur à l'avant-bras pour la réanimation de cette fonction par une branche du muscle Pronator Teres (PT)La dissection utilisait 20 pièces anatomiques fraiches congelées incluant l'articulation du coude. Après un abord en baïonnette proximal à l'avant-bras, un repérage des branches motrices du donneur (PT) et du receveur (Supinateur) étaient identifiées l'anastomose était réalisée en respectant l'absence de tension en prono-supination. Les éléments relevés comprenaient le nombre, la disposition, la longueur et le diamètre des branches motrices donneuses et receveuses ; la nécessité ou non d'une intraneurodissection de la branche receveuse ; la tension au niveau du site de suture et la faisabilité de la technique. La technique était réalisable dans tous les cas, Le nombre moyen de branches du PT était de 2,15, 1 branche était retrouvée pour le supinateur, une intraneurodissection était nécessaire dans 7 cas. Plusieurs branches du Supinateur furent identifiées dans l'ensemble des cas. Les options proposées habituellement pour palier à ce déficit sont représentées par les gestes de transfert tendineux ou de release du muscle PT permettant le gain d'une supination passive, ou imposant le sacrifice complet de la fonction du muscle donneur. Les travaux publiés ces dernières années concernant le traitement des paralysies motrices à l'avant-bras chez l'adulte permettent aujourd'hui l'utilisation de techniques moins agressives pour le capital fonctionnel de l'avant bas.Notre technique était réalisable dans l'ensemble des cas, pourrait venir compléter l'arsenal thérapeutique de la réanimation des fonctions motrices dans l'atteinte obstétricale du plexus brachial.
      • Paralysie du plexus brachial obstétrical C5-8 : stratégie chirurgicale et résultats
        10h42 / 10h48
        Auteur(s) :
        • Aude Lombard (Caen)
        • Manon Bachy (Paris)
        • Franck Noël Fitoussi (Paris)

        Abstract : L'incidence de la paralysie du plexus brachial obstétrical est de une pour mille naissances. L'atteinte de C5-8 est moins fréquente et n'a jamais été décrite. L'objectif de l'étude était d'étudier les stratégies chirurgicales utilisées et les résultats cliniques à moyen terme chez les patients atteints d'une paralysie C5-8. Il s'agissait d'une étude monocentrique rétrospective. Les critères d'inclusion étaient des patients qui présentaient des lésions des racines C5-8 en peropératoire avec intégrité de la racine T1. L'indication chirurgicale reposait sur une absence de flexion du coude contre pesanteur entre l'âge de quatre et cinq mois.La stratégie chirurgicale d'exploration greffe consistait en une dissection des racines qui permettait de décrire leur qualité et les classer dans le "root quality score" (RQS). Les sutures directes et neurotisations étaient privilégiées par rapport aux greffes utilisant le nerf sural. La priorité était de restaurer la flexion du coude puis la rotation externe et abduction de l'épaule et enfin l'extension du coude, poignet et doigts. Les chirurgies secondaires ou tertiaires ont été analysées. De 1998 à 2014, 33 patients ont été opérés d'un plexus C5-8 et 24 ont été revus à 9.7 années de recul. 21 patients ont eu une chirurgie secondaire et huit une chirurgie tertiaire: 42% pour amélioration de la rotation externe de l'épaule, 8% pour un déficit de flexion sévère du coude et 67% pour un déficit d'extension du poignet. Le score moyen de Mallet était de 9.4/15, de Raimondi de 3.3 /5, l'AMS pour le deltoïde, biceps et triceps était respectivement de 4.2, 5.9 et 4.4/7. Il existait une différence significative pour le score de Raimondi (p=0.01) et l'AMS global (p=0.04) entre les patients avec une RQS supérieur ou égal à quatre comparé à ceux avec un RQS inférieur à quatre.Dans notre série, la flexion du coude a été restaurée dans la majorité des cas en utilisant une greffe à partir de C5 et C6.Les paralysies C5-8 ont un mauvais pronostique excepté pour la flexion du coude. Les chirurgies secondaires sont indispensables pour améliorer la fonction de l'épaule et de la main.
      • Stimulation éléctrique par électrodes neurales pour rétablir la préhension chez le patient tétraplégique
        10h48 / 10h54
        Auteur(s) :
        • Jacques Teissier (Montpellier)
        • Anthony Gellis (Montpellier)

        Abstract : La stimulation électrique implantée avec des électrodes épimysiales a montré son efficacité avec le système " free hand" de la compagnie Neuro-control. la complexité du système et son coût ont eu raison de ce système céé à Cleveland ( USA). Nous avons effectué des tests préliminaires utilisant une électrode neurale implantée soit sur le nerf radial soit sur le nerf médian pour rétablir l' ouverture et la fermeture de la main, chez de jeune patients Tétraplégiques. Nous avons évalué l' efficacité d' une électrode cylindrique péri-neurale munie de multiples points de stimulation répartis à la surface de celle-ci. Selon le ou les spots stimulés spot on active un ou plusieurs fascicules du nerf , réalisant ainsi une ou plusieurs contractions musculaires qui produisent un mouvement à la main. 4 patients Tétraplégiques hauts ont eu, au cours d' un geste chirurgical tel que le rétablissement de l' extension du coude, l' implantation momentanée d' une électrode périneurale sur le nerf Radial. On a pu obtenir avec des stimulations très faibles et de façon très séléctive, soit l' extension du poignet, soit l' extension du pouce , soit l' extension des doigts longs. Sur 4 autre patients opérés pour rétablir une préhension par transferts tendino-musculaires, on a implanté une électrode périneurale sur le nerf Médian et obtenir égalemen t des mouvements très séléctifs d' opposition du pouce ou de flexion des doigts.Ces essais effectués dans l e cadre d' un protocole de recherche Européén ont été réalisés avec le LIRM à Montpellier. Les électrodes neurales multicanaux en platine sont fabriquées en Suisse. On a pu démontrer l' interet d' une stimulation péri-neurale hyper-selective avec des courants de très faible intensité. Il s' agit d' une première étape visant à évaluer ce type d' éléctrodes. Il faut ensuite concevoir le stimulateur implanté et définir ensuite son mode de commande, par un signal de mouvement ou unsignal EMG. Ce système serait une simplification du Free-hand car on pourra avec seulement 2 électrodes commander à la fois l' ouverture et la fermeture du pinch ou du grasp.Une électrode périneurale multicanaux est efficiente pour commander sélectivement un ou plusireurs muscles de la préhension.
      • La TMR (Targeted Muscle Reinnervation) en France : la chirurgie au service des prothèses bioniques. Technique chirurgicale et résultats préliminaires à 1 an de la chirurgie.
        10h54 / 11h00
        Auteur(s) :
        • Edward de Keating (Nantes)
        • Jérome Pierrart (Coquelles)

        Abstract : La TMR (targeted muscle reinnervation) est une technique chirurgicale de réinnervation musculaire ciblée. Développée aux Etats-Unis par le Pr. Tolkien, cette intervention se pratique également en Europe (à Vienne et à Göttingen). Cette solution thérapeutique s'adresse aux patients amputés en trans-humérale et en gléno-humérale. Le but de l'intervention est de permettre au patient un contrôle plus intuitif donc plus naturel de sa prothèse myoélectrique ou bionique. La prothèse sera donc dirigée par la pensée. Nous avons réalisé en Novembre 2018, la 1 ère TMR française chez un patiente française amputée en trans-humérale. Nous vous présentons les résultats préliminaires à un an de la chirurgie et à 10 mois de sa rééducation spécialisée. Le principe chirurgical est une neurotisation de nouveaux territoires musculaires ciblés, à l'aide des nerfs médian, ulnaire et de la branche profonde du nerf radial. Ces nerfs vont être réactivés pour remplir à nouveau leur ancienne fonction motrice. La multiplication de ces nouveaux territoires musculaires contractiles va permettre d'augmenter le nombre d'électrodes de la prothèse et donc de faciliter le fonctionnement et la fluidité de celle-ci. Grâce à cette chirurgie, la prothèse pourra être utilisée par la pensée et donc plus naturellement pour le patient. La rééducation et l'appareillage bionique se réaliseront en service spécialisé de médecine physique et de réadaptation , au sein d'une équipe pluridisciplinaire formée à ce projet thérapeutique exigeant, pour une durée moyenne de 2 ans. A un an de la chirurgie, la patiente a récupéré 5 signaux musculaires indépendants et contractiles (au lieu de 2 initialement). La dissociation des mouvements est totale avec récupération d'une flexion/extension et d'une prono-supination naturelle de sa prothèse. L'utilisation de la prothèse est devenue intuitive. Les différents tests cliniques spécifiques (test box and blocks...) montrent une amélioration significative de l'utilisation de la prothèse. La TMR s'adresse donc à un patient amputé et au préalable déjà appareillé, désirant une amélioration significative de la fonctionnalité de sa prothèse. L'adhésion totale du patient à l'ensemble du processus thérapeutique est indispensable. Le seul frein actuel de cette technique TMR reste le coût de la prothèse. Cette première française est une réussite à un an de la chirurgie mais nécessite encore un an de travaille de rééducation pour la patiente.
      11h00 - 11h56
      Salle 252 AB
      Modérateur(s) : Jean Goubau (BELGIQUE), Jean-Luc Roux (Montpellier)
      • Twist Two Toe, la Remarquable Techninique de Guy Foucher Pour la Reconstruction du Pouce
        11h00 / 11h08
        Auteur(s) :
        • Colin de Cheveigne (Saint Jean)

        Abstract : Cette vidéo résume la technique du Twist Two Toe permettant de reconstruire un pouce à partir d'un prélèvement composite comportant l'appareil unguéal et les deux tiers de la peau et de la pulpe de l'hallux recouvrant le squelette du deuxième orteil. La patiente de 16 ans s'est amputé le pouce à la base de P1 avec avulsion du FPL et la réimplantation a échoué dans le centre où elle a été prise en charge au départ.Anesthésie générale, préparation du moignon avec le squelette, l'extensor pollicis longus, le flexor superficialis du 4 transféré, les nerfs collatéraux et l'artère radiale exposée. Au pied, prélèvement sur la pédieuse et le réseau vasculaire du premier espace, de P1 et P2 du 2ème rayon dont le métatarsien est amputé à sa base. Ce squelette avec l'IPP est recouvert par deux tiers environ de la peau et de la pulpe de l'hallux avec son appareil unguéal et une baguette osseuse de P2 qui prolongera P2 du 2ème orteil. En fin de prélèvement, la peau et l'ongle du 2ème orteil permettent de recouvrir l'hallux en donnant un pied à 4 orteils. Le transfert composite est transféré avec brochages P1/P1 et P2/P2, sutures tendineuses et nerveuses et branchement sur l'artère radiale et une veine de la tabatière. Durée d'intervention : 7 heures.Cette technique permet d'obtenir un pouce fonctionnel et très semblable au volume d'un pouce normal tout en laissant peu de séquelles au pied qui conserve le confort de la préservation du squelette du premier rayon et l'illusion d'un pied d'aspect presque normal. Elle montre, de façon très condensée, le déroulement de l'intervention et son résultat au bout de 10 mois.Le format réduit de 6 minutes de vidéo pour une intervention aussi longue et complexe laissera certainement les spectateurs "sur leur faim" pour les détails du prélèvement, le réglage de la longueur du squelette et l'adéquation des tissus mous. Une version plus longue et plus "tutorielle" sera disponible.Guy Foucher, un précurseur en microchirurgie a mis au point une technique difficile mais dont les résultats fonctionnels et esthétiques sont remarquables tant au pied qu'à la main. Elle mérite d'être rappelée et illustrée.
      • Cellules souches mésenchymateuses pour le traitement de la rhizarthrose
        11h08 / 11h16
        Auteur(s) :
        • Philippe Pelissier (Bordeaux)
        • Ismaël Daoudi (ABKHAZIA)
        • Anaïs Delgove (Bordeaux)
        • Eric Lasseur (Libourne)
        • Hussein Choughri (Bordeaux)

        Abstract : La thérapie cellulaire tente actuellement de représenter une alternative à la chirurgie conventionnelle. L'injection de cellules souches est employée depuis quelques années en chirurgie orthopédique et en particulier l'arthrose du genou. Nous tentons de transposer ces protocoles au domaine de la rhizarthrose, dont le traitement chirurgical reste un geste lourd et aux suites souvent longues. Pour cette étude pilote, nous utilisons un système dédié, qui permet de préparer le produit d'injection au bloc opératoire, sans manipulation externe ni mise en culture. Vingt patients sont inclus dans cette étude pilote, d'un âge moyen de 52 ans ; qui présentaient tous une douleur typique de la base du pouce, une diminution de la force de serrage et de la pince, ainsi qu'une limitation de l'abduction du pouce à 52° en moyenne. Le score au Quick-Dash était en moyenne de 60 et la douleur était cotée à 6.6 en moyenne. Le stade radiologique était évalué selon la classification de Dell : stade II (10 cas), stade III (6) et stade IV (4).Tous les patients ont été hospitalisés sur un mode ambulatoire, permettant le prélèvement de 30 ml de moelle osseuse sur la crête iliaque homolatérale, sous anesthésie générale. Le prélèvement était ensuite centrifugé pendant 1 mn, au bloc opératoire (Kit HERAEUS) pour obtenir un culot de 3 ml, qui était injecté sous contrôle scopique dans l'articulation trapezo-métacarpienne.L'ensemble de la procédure dure dix minutes et elle est expliquée en détails dans cette présentation vidéo et les auteurs souhaitent surtout insister sur la simplicité et la rapidité de la technique dans le but de proposer une étude plus large. Les premiers résultats cliniques à court terme sont encourageants. Par ailleurs, les résultats précoces sont comparables avec ceux obtenus avec une injection d'acide hyaluronique, en reproduisant le même effet mécanique. Des résultats avec un recul de 6 à 12 mois seront disponibles au moment de la présentation.Les premiers cas réalisés montrent que la technique est effectivement simple, fiable, reproductible et rapide. L'intérêt de cette méthode nous semble résider dans l'unité de lieu qu'elle permet, puisque les différents temps (prélèvement, préparation, injection) sont réalisés au sein du bloc opératoire.Si les résultats cliniques sont confirmés, cette technique simple pourrait permettre l'essor de la thérapie cellulaire dans le domaine de l'arthrose de la main et du poignet.
      • Reconstruction de la dossière des extenseurs par une ligamentoplastie en cadre : technique chirurgicale et applications cliniques
        11h16 / 11h24
        Auteur(s) :
        • Colin Piessat (Nancy)
        • Lionel Athlani (Nancy)
        • Christina Steiger (SWITZERLAND)
        • Gilles Dautel (Nancy)

        Abstract : L'inefficacité mécanique de la dossière des extenseurs se rencontre dans la polyarthrite rhumatoïde, le syndrome de Marfan, les déformations congénitales de type windblown hand et les traumatismes complexes de la main avec perte de substance tendineuse. Cette faillite est à l'origine d'un déficit d'extension active de l'articulation métacarpophalangienne (AMP) et participe à la déformation en coup de vent des doigts longs. Peu de solutions chirurgicales efficaces sont décrites dans la littérature. Nous proposons une nouvelle technique de ligamentoplastie en cadre utilisant un transplant libre précontraint de palmaris longus pour pallier cette défaillance. La voie d'abord est dorsale transversale en regard des AMP. L'appareil extenseur est exposé et un premier temps de suture en paletot des bandelettes sagittales distendues est réalisé au fil PDS. Le palmaris longus est ensuite prélevé puis précontraint. La ligamentoplastie prend la forme d'un cadre dont les deux branches transversales sont situées de part et d'autre des AMP des quatre doigts longs. Le transplant est passé au travers d'incisions transversales réalisées dans l'épaisseur de chacun des tendons extenseurs en amont des AMP d'ulnaire en radial. Puis, après un demi-tour au niveau du versant radial du deuxième rayon, le transplant transfixie à nouveau l'épaisseur de chaque tendon extenseur de radial en ulnaire en aval des AMP. A ce stade, la tension de la ligamentoplastie est réglée puis le transplant est fixé au squelette osseux métacarpien au moyen de deux ancres non résorbables Arthrex MicroCorkscrew 2,2 mm disposées au niveau des versants latéraux des 2e et 5e têtes métacarpiennes. En regard de chaque passage transfixiant tendineux, la ligamentoplastie est solidarisée au tendon par des points de fil PDS permettant ainsi de renforcer le recentrage des extenseurs.Les premiers résultats cliniques portaient sur six cas (4 polyarthrites rhumatoïdes, un syndrome de Marfan et une déformation de type congenital windblown hand) et semblaient montrer une bonne efficacité de cette technique sur le recentrage des extenseurs, l'amélioration de l'extension active des AMP et la correction du coup de vent ulnaire. Cette nouvelle technique de ligamentoplastie représente une solution fiable et reproductible pour la reconstruction de la dossière des extenseurs.
      • Traitement chirurgical des mains non fonctionnelles chez le patient cérebro lésé: présentation d'une nouvelle technique combinée
        11h24 / 11h32
        Auteur(s) :
        • Alain Barber (Marseille)
        • Ashraf Bilasy (Marseille)

        Abstract : En l'absence d'objectif fonctionnel la main déformée des patients cérebro lésés peut poser des problèmes douloureux, de nursing ou simplement cosmétiques. L' objectif de fixer la main dans une position aussi proche que possible de celle naturellement au repos requiert l'analyse et la correction de tous les mécanismes déformants. Cette correction doit être stable dans le temps et la moins traumatisante possible. Nous avons chercher à combiner plusieurs techniques de ténodèses, ténotomies et neurotomies en y ajoutant l'utilisation de matériel synthétique de stabilisation. Nous vous présentons ce programme technique en vidéo La pris en charge concerne exclusivement des patients adultes cérébro lésés. A partir des techniques conventionnelles nous avons progressivement élaboré la technique que nous vous présentons, appliquée dans le traitement de 18 mains en 2 ans. Nous avons utilisé l'échelle GAS (Goal Attainment Scaling) ne pré opératoire et à 3mois, mesuré les angles de fixation du poignet et des doigts à 3 mois jusqu'à 2 ans. Nous associons ténodèse dorsale du poignet en utilisant une bandelette synthétique (Fibertape arthrex), ténotomie à l'avant bras des fléchisseurs extrinsèques du carpe et des doigts,désinsertion des pronateurs, ténodèse des mêmes tendons au niveau du ligament annulaire antérieur du carpe , enfin en fonction de la part de rétraction des muscles intrinsèques, neurotomie des branches motrices du nerf médian et du nerf ulnaire et/ou ténotomies per cutanées distales des intrinsèques. Chacune des techniques associées sera adaptée à la déformation du patient. L'intervention a lieu sous anesthésie locale à chaque fois que possible et en ambulatoire. Seuls deux patients ont présentés un GAS négatif. La flexion moyenne du poignet a augmenté de 12 degrés. Nous n'avons eu aucune autre complication.Nous cherchions une technique sans geste osseux, qui permette d'évité les échecs partiels des techniques classiques ( récidive des rétractions, détente des ténodèses, déformations intrinsèques). Dans la mesure ou nous avons réservé cette technique a des mains non fonctionnelles le résultat nous parait très intéressant. Les cicatrices sont minimes et les suites courtes pour le patient. Notre série mérite d'être étoffée et le suivi prolongé, la ténodèse du poignet testée avec des antagonistes actifs.Notre technique parait simple et fiable pour un objectif strictement fonctionnel Les objectifs définis avec le patient ont été atteints dans la grande majorité des cas. La tenue du matériel utilisé doit être suivie sur un long terme.
      • Épicondylite latérale : nouvelle procédure sous contrôle échographique permettant de libérer le tendon de l'extenseur radial du carpe.
        11h32 / 11h40
        Auteur(s) :
        • Olivier Mares (Nîmes)
        • Jean-Michel Cognet (Reims)
        • Thomas Apard (Versailles)
        • Gilles Candelier (Caen)

        Abstract : L'épicondylite latérale est l'affection la plus fréquente affectant le coude et se résorbe d'elle-même dans la plupart des cas. Cependant, lorsque le traitement conservateur échoue, une intervention chirurgicale est nécessaire pour les cas résistants.Nous avons effectué une étude pilote avec 6 cadavres pour nous assurer que la technique était efficace et sûre. Aucun dommage neuro-vasculaire n'a été observé sur aucun des spécimens. La libération de l'extenseur radial du carpe guidée par échographie a été réalisée le patient en position couchée et en procédure type office sous anesthésie de WALANT. La procédure débute par un repérage des structures à risque: le ligament collatéral latéral, le nerf cutané latéral postérieur. Les instruments comprenaient d'une aiguille 16 G, un couteau Kemis (New Clip Technincs), une pince kelly, et un échographe (General Electric) de 8/16 Mhz. Après la désinfection de la peau, l'ECRB est identifié dans le plan frontal et frontal à une distance moyenne de 1,3 cm de l'épicondyle latéral. Le patient réalise une extension active du poignet pour visualiser le fascia entre l'ECRB et l'ECRL. Sur une vue coronale, une aiguille est passée sous l'ECRB du côté latéral au côté médial pour assurer le meilleur point d'entrée du dispositif pour libérer le fascia. La peau est ouverte sur 0,3cm, puis une pince lisse passe autour de la ECRB sur la partie profonde et superficielle du tendon. Le muscle supinateur est contondant du fascia profond de l'ECRB. Le dissecteur est positionnée à fin de libérer ce plan. Le dispositif Kemis est ensuite inséré et pendant toute la procédure, il est totalement sous contrôle du guidage par échographie. La section commence de latéral à médial lorsque le tendon est sectionné et son aponévrose. Au cours de cette étape, un mouvement actif (en Walant) ou passif (sous ALR) afin d'assurer la totalité de la section. Nous passons après une pince lisse pour être sûr d'avoir complètement relâché le tendon sur une vue transversale. Aucun point de suture n'est requis. L'analgésie postopératoire est réalisée avec un analgésique classique de niveau un avec un médicament non stéroïdien pendant une semaine. Il s'agit d'une technique mini invasive qui permet une pratique en office, nous rapporterons nos résultats à moyen terme.
      • Traitement arthroscopique de l'épicondylite latérale par désinsertion réinsertion
        11h40 / 11h48
        Auteur(s) :
        • Tiphanie Delcourt (Le Chesnay)
        • Pierre Desmoineaux (Le Chesnay)
        • Charles Grob (Le Chesnay)
        • Nicolas Pujol (Le Chesnay)

        Abstract : Introduction Le traitement arthroscopique de l'épicondylite latérale résistante au traitement médical est une technique validée qui donne de bons résultats cliniques. Cependant les études retrouvent jusqu'à 30% de douleurs persistantes après ténotomie simple de l'ECRB (Extensor Carpi Radialis Brevis). Nous décrivons une technique arthroscopique de désinsertion et réinsertion du tendon ECRB sous arthroscopie. L'intervention se déroule sous anesthésie loco-régionale. Le patient est installé en décubitus latéral bras pendant sur un appui arthrodèse. Un garrot pneumatique est gonflé à la racine du membre. Après distension capsulaire l'arthroscope est mis en place par une voie antéro-médiale permettant une exploration intra-articulaire. Les lésions sont définies selon la classification de Baker. A l'aide d'une sonde de radiofréquence mise en place par une voie antéro-latérale, un debridement de la capsule est réalisé permettant d'exposer le tendon des muscles épicondyliens. Le tendon est désinséré au raz de l'humérus jusqu'au ligament collatéral latéral. Un point en haubanage est réalisé au FiberTape (Arthrex). Le tendon est réinséré sur l'humérus par une ancre PushLock (Arthrex). En post-opératoire le coude est mobilisé immédiatement. L'épicondylite latérale résistante au traitement médical bien conduit pendant 6 mois est une indication à un traitement chirurgical. Il n'y a pas de supériorité entre la ténotomie à ciel ouvert, arthroscopique ou percutanée. Le taux de satisfaction est de 80 à 90% selon les études. Nous décrivons une technique de désinsertion et réinsertion de L'ECRB sous arthroscopie. L'objectif de la réparation tendineuse est d'améliorer la cicatrisation du tendon et de diminuer les douleurs post-opératoires liées à la ténotomie. L'objectif clinique est d'améliorer le résultat post-opératoire à court et long terme et de raccourcir l'arrêt de travail.
      • Prise en charge percutanée du col de cygne sous walant
        11h48 / 11h56
        Auteur(s) :
        • Xavier Gueffier (Bourgoin Jallieu)

        Abstract : le traitement du col de cygne reste un challenge chirurgical tant pas sa diversité étiologique que par les différents traitement proposés. Nous rapportons la prise en charge chirurgicale d'un col de cygne traité par plastie d'allongement percutanée des bandelettes latérales avec section du ligament triangulaire sous anesthésie localeUn patient présentant une déformation digital en col de cygne a bénéficié d'un bilan complet avec échographie et IRM pour préciser l'étiologie. Devant l'absence de réponse au traitement medical, une prise en charge chirurgicale a été envisagé sous anesthésie sélective digitale.L'analyse des facteurs étiologiques à cette déformation nous ont conduit à envisager une prise en charge percutanée sous anesthésie locale sans bloc moteur.Nous détaillons les différents temps opératoires ainsi que les suites post-opératoiresDe nombreuses techniques sont validés pour la prise en charge chirurgicale de cette pathologie . Les résultats sont inconstants. L'intérêt d'une prise en charge sans anesthésie motrice permet une analyse adapté de l'équilibre des forces pour trouver une solution au déséquilibre entre les éléments fléchisseurs et extenseurs présent dans la déformation en col de cygne.La technique d'anesthésie localisé sans bloc moteur semble un facteur significatif pour restituer l'equilibre sagittale dans les déformations en col de cygne. La technique reste à valider sur une plus grande série, multicentrique.
      11h56 - 12h30
      Salle 252 AB
      Mini-conférence Invitée
      • Bien traduire pour diffuser vos innovations
        11h56 / 12h11
        Auteur(s) :
        • Joanne Archambault (USA)

        Gem

      SOCIETE FRANCAISE DE CHIRURGIE DE LA MAIN
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