55ème congrès
Société française
de Chirurgie de la main
35ème congrès SFRM GEMMSOR
Président du congrès du GEM : Philippe Liverneaux
Président du congrès du GEMMSOR : Michel Boutan

Programme
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MOTEUR DE RECHERCHE

 RECHERCHER

vendredi 20 décembre 2019

08h00 - 10h00
Salle 251
DOIGTS
Modérateur(s) : Christophe Chantelot (Lille), Jean-Michel Cognet (Reims)
  • Descellements asceptiques de cupule des prothèses trapézo-métacarpiennes: proposition d'une stratégie de reprise.
    08h00 / 08h06
    Auteur(s) :
    • Stéphane Barbary (Nancy)
    • Jacques Teissier (Montpellier)
    • Jean Goubau (BELGIUM)

    Abstract : Le but de cette présentation est de proposer un arbre décisionnel thérapeutique selon le stock osseux et le type de descellement de la cupule trapézienne. 5 différents types de descellement aseptique de cupule trapézo-métacarpienne sont présentés. Ils illustrent la stratégie de reprise en fonction du stock osseux trapézien. - 1/ Descellement avec un très bon stock osseux: Dépose de cupule, fraisage et repose d'une nouvelle cupule de diamètre identique ou légèrement supérieure, impactée sans greffe. - 2/ Descellement avec un défet osseux minime, une greffe d'os spongieux dans le fond et/ou sur l'un des bords de la cupule + immobilisation post-opératoire plus longue ( 6 semaines) - 3/ Défect osseux plus important mais avec un respect des murs du trapèze: il est réalisé chez le patient avec un os de bonne qualité, une greffe cortico-spongieuse iliaque dans laquelle est impactée une nouvelle cupule. -4/ cas superposables au précédent mais avec un os porotique: une cupule full-PE cimentée de reprise est reposée. -5/ Effondrement d'un des bords ou fracture du trapèze : il est réalisé une trapézectomie dont les suites semblent superposables à une trapezectomie de première intention. A plus d'1 an de recul en moyenne, les patients opérés d'une dépose/repose ne présentent pas de signe de nouveau descellement ni de douleurs résiduelles. Dans les cas de greffes elles semblent bien intégrées y compris dans les cas de greffe cortico-spongieuses. Les patients opérés d'une trapézectomie ont retrouvé une fonction de la main compatible avec les activités quotidiennes sans douleur résiduelle mais avec une manque de force ressentie. Tous les patients étaient satisfaits ou très satisfaits. Le vieillissement de la population et l'engouement croissant pour les prothèses TM pose le problème de la stratégie de reprise. Cela va devenir une intervention courante. Il faut s'inspirer de la chirurgie prothétique de reprise de hanche qui est relativement codifiée. Comme pour la hanche, le choix de l'implant de première intention et sa versatilité est important pour faciliter cette reprise chirurgicale. La dépose/repose de prothèse trapézo-métacarpienne entre désormais dans l'arsenal thérapeutique et donne de bons résultats. Le choix de l'implant de première intention est important car si la trapézectomie reste toujours possible, elle n'est plus l'unique solution.
  • Arthroplastie trapézo-metacarpienne par prothèse MOOVIS : résultats cliniques et radiologiques à 5 ans de recul
    08h06 / 08h12
    Auteur(s) :
    • Sébastien Charbonnel (Beaumont)
    • Antoine Martins (Clermont-Ferrand)
    • Frédérique Lecomte (Beaumont)
    • Lionel Athlani (Nancy)

    Abstract : La prothèse MOOVIS a été introduite en 2012 pour le traitement de l'arthrose trapézo-métacarpienne (TMC). Nous rapportons les résultats cliniques et radiologiques de cet implant avec un recul moyen de 5 ans. De janvier 2012 à janvier 2017, 46 implants chez 46 patients (40 femmes, 6 hommes) avec un age moyen de 68 ans (56-82) ont été posés au sein d'un même centre par le même chirurgien. Tous les patients présentaient une arthrose TMC symptomatique (Dell 2 à 4) avec échec d'un traitement médical bien conduit. Les patients inclus dans l'étude avaient au moins deux ans de suivi et ont été revus en consultation par un examinateur indépendant pour évaluation clinique (Echelle Visuelle Analogique, force, amplitude artucilaire), fonctionnelle (score de QuickDash) et radiologique. Cliniquement, on notait une amélioration significative (p<0.05) de la douleur (EVA 0.7 contre 6.6) et du score fonctionnel de QuickDASH (68.18 contre 22.73). Le score moyen de rétropulsion du pouce était de 2,6 / 4 et le score d'opposition de Kapandji de 9,1 / 10. Les forces moyennes du key-pinch (pince pollici-latérale) et du grasp (poigne) en comparaison au côté controlatéral semblent s'améliorer (108% et 119%). Aucun implant n'a nécessité une révision. Aucune luxation n'était à déplorer au dernier recul. 97% des patients étaient très satisfaits et 100% choisiraient à nouveau cette opération. Le retour aux activités de la vie quotidienne était en moyenne de 6 semaines.Dans notre série, la prothèse MOOVIS semble donner de bons résultats pour l'amélioration de la douleur, la mobilité, la force et la restauration de la longueur du pouce avec correction de la déformation en z. La récupération est également spectaculaire. La prothèse MOOVIS s'est révélée être un implant fiable et efficace avec de bons résultats à moyen terme.
  • Reprise de prothèse totale trapézométacarpienne par une nouvelle prothèse : à propos de 9 cas.
    08h12 / 08h18
    Auteur(s) :
    • Gero Meyer Zu Reckendorf (Montpellier)
    • Jean-Claude Rouzaud (Montpellier)

    Abstract : L'arthroplastie totale trapézométacarpienne (TM) est une procédure de plus en plus utilisée dans la prise en charge chirurgicale de la rhizarthrose. Au niveau TM, c'est le trapèze qui représente l'élément « fragile » exposé aux complications de type descellement ou fracture vu sa petite taille. Classiquement, un descellement de prothèse totale TM (PTTM) est converti en trapézectomie simple. Nous voulons faire part de notre expérience de reprise de PTTM par un nouvel implant prothétique.Notre expérience repose sur 9 cas de reprise de prothèse Elektra (SBI) petite cupule (6.5mm) impactée métal-métal. Il s'agit de 9 patients (8 femmes, 1 homme) d'âge moyen 64 ans (58-72) opérés entre 2012 et 2018 d'un descellement de la cupule prothétique dont deux d'origine traumatique. Le délai entre l'intervention initiale et la reprise était de 36.6 mois en moyenne (11-87). La scintigraphie réalisée dans chaque cas montrait un descellement de l'implant trapézien dans tous les cas et de la tige métacarpienne que dans un cas. Il n'y avait aucune fracture du trapèze visible sur le scanner préopératoire. La reprise chirurgicale a consistée dans les 9 cas en un changement de l'implant trapézien avec une cupule cimentée dans 2 cas, 2 cupules double mobilité impactées avec greffe osseuse et 5 cupules double mobilité vissées (9mm) sans greffe. Une seule tige n'a été changée après extraction simple. Nous déplorons une fissuration du trapèze en per-opératoire autorisant malgré ceci l'implantation d'une cupule ainsi qu'une bascule précoce postopératoire d'une cupule impactée non reprise chirurgicalement.Le recul actuel de la série est de 39.4 mois en moyenne (8-73). Aucun patient n'a du être réopéré. L'EVA est à 0.625, le Quick-Dash à 17.79. Le Pinch est à 3.6 kg et la Key-Grip à 4.3 kg. 5 patients présentent une « prothèse oubliée ». Sur le plan radiographique, seule une cupule cimentée est descellée, mais le résultat clinique reste excellent au recul.La technique sans greffe osseuse représente pour nous actuellement la procédure de choix dans les reprises de PTTM avec un trapèze conservable. Le scanner préopératoire est utile afin d'apprécier la taille de la chambre de descellement du trapèze qui ne doit pas dépasser 10 mm de diamètre. Un descellement de PTTM peut être repris par une autre prothèse dans des cas sélectionnés avec un résultat stable à moyen terme.
  • Les luxations précoces de prothèses trapézo-métacarpiennes. Revue d'une série de 21 cas.
    08h18 / 08h24
    Auteur(s) :
    • Pascal Ledoux (Saint-Saulve)

    Abstract : Les luxations précoces de prothèse trapézo métacarpiennes non rétentives sont fréquentes (5 à 9 % dans la littérature). La mise en place d'une prothèse trapézo métacarpienne modifie la cinématique articulaire. L'articulation naturelle avec ses trois axes de mouvement (flexion-extension, abduction- adduction et rotation axiale) est remplacée par une articulation artificielle avec un centre de mouvement qui permet une rotation axiale.Nous avons revu 21 luxations consécutives sur 245 poses et nous avons analysé les dossiers radiographiques pour vérifier si un défaut de technique chirurgicale pouvait être invoqué. Nous avons pris une série de 30 prothèses (un an de poses consécutives dans la même institution) qui n'ont pas luxé, comme série de référence.Nous avons mesuré la longueur de la colonne du pouce (rapport M1/M2) et l'orientation de la cupule sur des clichés de face et de profil, par rapport à l'axe de l'articulation STT dans les deux séries.Dans deux cas la luxation a été attribuée à la non-résection d'un ostéophyte interne du trapèze et dans un cas à l'absence de section du ligament intermétacarpien. Dans un cas elle a été attribuée à la présence d'un bec antérieur trop important du premier métacarpien dans le cadre d'une luxation lors d'un appui sur le talon de la main. Pour les 17 cas restants, le rapport M1/M2 préopératoire était de 0.68 pour les prothèses ayant luxé et de 0.69 pour les autres. Il est passé à 0.74 dans les deux groupes après pose de la prothèse. La divergence moyenne entre l'axe de l'articulation STT de face était de 6.2° (0-17) pour les prothèses luxées et de 7° (0-27) pour les prothèses non luxées, et de 7.2° (0-15) pour les prothèses luxées contre 6.9° (0-25) pour les non luxées sur les clichés de profil. Aucune de ces différences n'est statistiquement significative. La luxation des prothèses n'est généralement pas due à un défaut technique. Le petit rayon (2 mm) de la tête des prothèses conventionnelles associée à la nécessité d'avoir un piston de 2 mm, pour éviter un excès de tension dans la colonne du pouce, s'accompagne d'un risque de luxation précoce de l'implant.Une augmentation du diamètre de la tête devrait permettre de diminuer le taux de luxations précoces.
  • Courbes de survie à plus de 10 ans des prothèses trapézo-métacarpiennes : à propos de 294 cas.
    08h24 / 08h30
    Auteur(s) :
    • Léo Chiche (Montpellier)
    • Cyril Lazerges (Montpellier)
    • Bertrand Coulet (Montpellier, France)
    • Michel Chammas (Montpellier)

    Abstract : Thumb carpometacarpal osteoarthritis affects many post-menopausal women. If medical treatment fails, the most common options are trapeziectomy and trapezio-metacarpal arthroplasty. The purpose of this study was to evaluate the survival rate of trapezio-metacarpal prostheses in surgical treatment of thumb carpometacarpal osteoarthritis, and to highlight potential risk factors of unfavorable outcome. We performed a retrospective study involving 294 trapezio-metacarpal prostheses in 245 patients, who underwent surgery between 2001 and 2016. Clinical assessment was performed by self-questionnaire including pain, satisfaction, recovery time, Quick-DASH Score, and opposition according to Kapandji score. Thumb X-rays were used to evaluate implant loosening sign, periprosthetic remodeling, and arthrosis of over and underlying joints.Implants survival rate at the final follow-up of 17.3 years was 90,8% (95%CI [85.8-96.1]). Median pain was 1 on 10 on VAS scale (0-8). Median Quick-DASH Score was 20 (0-82), median opposition according to Kapandji was 9 on 10 (3-10). Median return to work time was 2 months (1-12). We identified 7.8% of major complications, including 3.4% of dislocations, 3.1% of implants loosening, and 1% of fractures. All dislocations involved surgical revision.Only few publications show results with more than 100 trapezio-metacarpal prostheses. Our results are consistent with existing studies. Trapeziectomy represents currently the gold standard in surgical treatment of thumb carpo-metacarpal osteoarthritis. Long-term superiority has not been proven in recent meta-analysis. Two recent studies found superiority of arthroplasty at short term concerning pain, strength, mobility, satisfaction, and recovery time, with similar complication rates. Trapezio-metacarpal arthroplasty is a long-term reliable solution for surgical treatment of thumb carpometacarpal osteoarthritis, with a limited complication rate.
  • Etude rétrospective des reprises d'échec de prothèse trapézo-métacarpienne par implant en pyrocarbone CMI : 30 cas avec un suivi moyen de 7,5 ans
    08h30 / 08h36
    Auteur(s) :
    • Pierre Lavignac (Bordeaux)
    • Jean-Louis Bovet (Bruges)

    Abstract : Peu de publications détaillent les solutions après échec d'arthroplastie trapézométacarpienne. La préservation du trapèze et la mise en place d'une prothèse en pyrocarbone pourrait être une alternative à la trapézectomie généralement proposée. Le but de cette étude était d'évaluer les résultats clinique et radiographique de 30 cas de reprises d'arthroplastie trapézométacarpienne par implant en pyrocarbone CMI. Il s'agit d'une étude rétrospective d'une série continue de 30 patients de 63,5 ans d'âge moyen ayant bénéficié de la même chirurgie de reprise. La population comportait 28 femmes et 2 hommes. Le délai moyen après l'arthroplastie était de 6,1 ans. La chirurgie comprenait l'ablation de la prothèse en préservant le capital osseux, un comblement des espaces de curetage et la mise en place d'un implant CMI. Le suivi consistait en une évaluation fonctionnelle (douleur, score Quick DASH, satisfaction), physique (Kapandji, Grip, Key pinch et Tip pinch) et radiologique (complication, mesure du liseré radiotransparent et hauteur scapho métacarpienne, évaluation du centrage de l'implant et du remodelage du trapèze).A 7,5 ans de recul moyen, 89% des patients étaient satisfait à très satisfait de la chirurgie. Il n'y a eu aucune reprise chirurgicale. Le taux de survie était de 93%. Le score douleur était de 1/10. L'indice de Kapandji était significativement amélioré de 7,5 à 9,4. Le Grip test était significativement amélioré de 16,6 à 21,5 kg. Le Key pinch était par rapport au côté opposé de 93%. Le Tip pinch était par rapport au côté opposé de 88%. Le score QuickDASH était significativement réduit de 15,8 à 13. Radiologiquement, un remodelage du trapèze était observé dans 68%. 5 cas de subluxation de l'implant et 1 cas d'ostéolyse péri prothétique ont été mis en évidence. La conservation du stock osseux, notamment trapézien, et la mise en place de cette hémiarthroplastie semble permettre de préserver la projection, la longueur et la stabilité du pouce. La tolérance clinique et radiologique de ces implants en pyrocarbone est démontré à moyen terme. L'amélioration fonctionnelle apportée au patient par cette solution en fait une perspective thérapeutique intéressante. Dans les cas de reprise de prothèse totale trapézo-métacarpienne, la mise en place d'un implant en pyrocarbone CMI associée à une reconstruction du trapèze semble être une bonne option thérapeutique.
  • La Ligamentoplastie selon F. Brunelli comme traitement pour la rhizoarthrose : résultats cliniques et suivi à neuf ans
    08h36 / 08h44
    Auteur(s) :
    • Camillo Fulchignoni (ITALIE)
    • Lorenzo Rocchi (ITALIE)
    • Gianfranco Merendi (ITALIE)
    • Alessandro Morini (ITALY)
    • Francesco Brunelli (Parigi)

    Abstract : Le traitement de la rhizoarthrose par des techniques d'arthroplasties biologiques est une pratique très courante dans les centres de chirurgie de la main. Les nombreuses techniques décrites se basent sur l'utilisation combinée de plusieurs tendons du poignet, et de façon particulière nous retrouvons fréquemment la ténoplastie autour du tendon fléchisseur radial du carpe (FCR) et la réalisation de tunnels interosseux qui permettent de stabiliser la nouvelle articulation. Les auteurs ont utilisé au cours du temps de nombreuses techniques parmi lesquelles celle mise au point par F. Brunelli basée sur l'ancrage de la bandelette palmaire du tendon abducteur long du pouce au premier ligament intermétacarpien dorsal.Plus de 200 patients ont été traités par cette technique, parmi ceux-là, 67 ont été suivis dans le temps pour obtenir un follow-up à neuf ans. Chaque patient a exprimé un jugement subjectif relatif à : la douleur, la fonctionnalité, la force, l'aspect esthétique et à la satisfaction générale. Les données objectives qui ont été prises en considération sont : l'angle de la première commissure interdigitale, l'abduction et l'opposition du pouce, la force de préhension et la pince pouce-index. Les patients ont aussi effectué des radiographies pour vérifier la distance entre le scaphoïde et le premier métacarpien.Dans 84% des cas nous avons obtenu une amélioration considérable des paramètres pris en compte. Les contrôles radiographiques ont mis en évidence le maintien de l'espace articulaire dans 76% des cas. Le taux de complications (toutes mineures) a été de 27%.La technique mise en place par F. Brunelli présente de nombreux avantages parmi lesquels une exécution simple et reproductible, une courte durée chirurgicale et un court post-opératoire simple pour le patient. D'un point de vu mécanique la technique permet d'ancrer le néo-ligament à un élément anatomique constant sans avoir besoin d'effectuer une ténoplastie autour du FCR, ni un tunnel interosseux. Cette technique respecte l'anatomie et la physiologie du premier rayon, mais dans les cas de grave subluxation du premier métacarpien (généralement identifiable comme stade 3 selon Eaton-Littler) cette technique est contre-indiquée à cause de la dégénération du ligament intermétacarpien. La connaissance de cette technique peut être utile pour amplifier la palette de possibilités pour traiter la rhizoarthrose tout en étant plus simple que les techniques de ligamentoplastie traditionnelles.
  • Intérêt de l'implant Pi2 dans la rhizarthrose : à propos de 208 implants en 10 ans
    08h44 / 08h52
    Auteur(s) :
    • Christophe Rizzo (Lyon)

    Abstract : Depuis mars 2008, le remplacement du trapèze dans la rhizarthrose par un implant Pi2 est devenu notre intervention de référence. Nous rapportons les résultats d'une série de 208 implants posés en 10,5 ans.Entre mars 2014 et septembre 2018, 208 implants ont été posés chez 187 patients. Au total, 78 patients ont été revus (84 implants) à un recul minimum de 5 ans (5,1 - 10,2). 10 ont été perdus de vue. Il s'agissait de 72 femmes pour 6 hommes. L'âge moyen était de 66,3 ans , la main dominante était atteinte 48 fois , 58 étaient retraités. La rhizarthrose était classée Dell 0 2 fois, Dell 1 14 fois, Dell 2 31 fois, Dell 3 26 fois et Dell 4 1A fois. Par une voie d'abord antéroexterne de 3 cm, une trapézectomie "monobloc" est effectuée avec un respect particulier la capsule dorsale, élément clé de la stabilisation de l'implant. Une trapezoïdectomie partielle pour médialiser l'implant est réalisée. Une fois positionné, une capsuloplastie antérieure est confectionnée à l'aide d'une bandelette de l'APL puis la capsule refermée. Une attelle est mise en place pour 4 semaines avec exercices d'auto-rééducation à partir du quinzième jour. Les mobilités de la MP et de l'IP se sont améliorées de 9 à 15°. La force de serrage a progressé de 19,8 à 26,2 Kg, celle de la pince pouce index de 3,4 à 5,4 Kg. La douleur aiguë est passée de 7,4 à 1,9, la douleur chronique de 3,2 à 0,4 et le qDASH de 63,2 à 16,9. 94% des patients se disaient satisfaits ou très satisfaits. Pour ce qui est des complications, 2 patients (sur 208) ont été réopérés pour persistance des douleurs, et nous avons déplorés 5 luxations sur 208 cas (2,5%), dont seulement 2 ont été réopérées. Il n' ya eu aucune infection ni algodystrophie. Nous comparons nos résultats à ceux de la littérature, non seulement pour ce qui est des résultats cliniques mais également radiologiques, et plus particulièrement en terme de complications (luxations : de 4,6 à 33,0% - reinterventions : de 0,0 à 33,0%).Si la stabilisation de l'implant reste la difficulté principale, le faible taux de reprise et la qualité des résultats paraissent des éléments intéressants justifiant le choix de cet implant.
  • Evaluation radiographique sur étude cadaverique d'une nouvelle technique de ligamnetoplastie de pouce
    08h52 / 09h00
    Auteur(s) :
    • Jonathan Granero (Nancy)
    • Lionel Athlani (Nancy)
    • Gilles Dautel (Nancy)

    Abstract : Diverses techniques récentes ont été décrites pour restaurer la stabilité métacarpienne du pouce. Les ligamentoplasties qui positionnent les tunnels dans une configuration triangulaire, avec le sommet proximal, sont optimales pour stabiliser l'articulation métacarpophalangienne, tout en préservant l'amplitude de mouvement et l'utilisation d'une vis d'interférence peut être aussi puissante qu'un ligament natif. Notre objectif était d'évaluer une nouvelle technique conçue pour traiter les cas d'instabilité chronique du pouce sans arthrose.Nous avons créé une instabilité métacarpienne dans 10 avant-bras de cadavres adultes frais en sectionnant le ligament collatéral ulnaire. Nous avons pratiqué la nouvelle ligamentoplastie ulnaire au niveau de la métacarpophalangienne du pouce (UTMP) dans cinq cas et la ligamentoplastie de Littler dans cinq autres. Une évaluation radiographique a été conduite avant et après section du ligament et puis après ligamentoplastie afin de comparer l'angle métacarpophalangien de face et de profil, la congruence articulaire métacarpophalangienne et le parallélisme du sésamoïde. L'évaluation s'est faite avec l'application d'une charge de 450g. Après section du ligament collatéral ulnaire, une instabilité MCP avec incongruence articulaire et perte du parallélisme sésamoïde étaient observées dans tous les spécimens, ainsi qu'une augmentation significative de la valeur l'angle MCP de Face (AMCPF) dans les 2 groupes: Littler (p = 0,005) et UTMP (p = 0,001). Après chaque ligamentoplastie toutes les articulations ont retrouvé leur congruence et le parallélisme des os sésamoïdes. Auncune différence significative de AMCPF était observé par rapport à avant la section quelque soit la ligamentoplastie : Littler (p = 0,664) ou UTMP (p = 0,308). Il n'y avait pas de différence significative entre les deux techniques de ligamentoplastie.Les ligamentoplasties ont pour objectif de corriger les anomalies radiographiques et l'instabilité fonctionnelle, évitant ainsi une perte importante de la fonction de la pince pollicidigitale ainsi qu'un risque d'arthrose à long terme.Une configuration de forme triangulaire avec apex proximal est recommandée pour stabiliser l'articulation et maintenir la mobilité. Une fixation par interférence est plus solide que les autres types de fixation. En outre, un tunnel unicortical présente un risque moins élevé de fracture iatrogène. Notre étude a montré la faisabilité technique de la ligamentoplastie UTMP. Elle semble aussi efficace que la ligamentoplastie de Littler.
  • Analyse radiologique et comparaison de la forme de la base du premier métacarpien chez le sujet jeune et le sujet atteint de rhizarthrose du pouce
    09h00 / 09h06
    Auteur(s) :
    • Pascal Ledoux (Saint-Saulve)

    Abstract : On observe, dans les cas avancés d'arthrose trapézo-métacarpienne, des modifications morphologiques de la base du 1er métacarpe (M1) et du trapèze conduisant à une subluxation dorso-radiale. Le but de cette étude est d'analyser les différences radiologiques au niveau de la base de M1 dans une population de sujets jeunes et une population de sujets présentant une rhizarthrose clinique.Nous avons étudié rétrospectivement un groupe de 50 patients consécutifs présentant une rhizarthrose clinique (GR) et un groupe contrôle de 70 patients jeunes (GC) ayant bénéficié de radiographies pour une pathologie ne concernant pas la colonne du pouce. Le critère d'inclusion est une superposition de minimum 50% des deux sésamoïdes du pouce sur les clichés de profil. Nous avons étudié quatre éléments radiologiques : angulation alpha entre la base de M1 et la corticale postérieure, le rapport de hauteur M1/M2, rapport largeur base/ largeur diaphyse de M1 et une mesure de la circularité de la base de M1. Nous avons classés l'arthrose selon la classification de Eaton et Littler.Nous avons pu observer plusieurs différences significatives entre les deux groupes. L'angle alpha entre la base de M1 et la corticale est plus faible dans le groupe Rhizarthrose (p<0,001). Le rapport entre la largeur de la corticale de M1 et la base de M1 est plus faible dans le groupe Rhizarthrose (p<0,001). Il y a une corrélation entre la diminution de l'angle alpha et la diminution du rapport M1/M2. La circularité de la base de M1 est plus importante dans le groupe contrôle (p<0,0005). Le rapport M1/M2 est plus faible dans le groupe Rhizarthrose (p<0,001).Les remaniements arthrosiques observés suggèrent une résorption progressive du bec antérieur de M1 pouvant amener à la subluxation dorsale par excès de longueur relatif du ligament oblique antérieur. La résorption du bec antérieur explique aussi la perte de hauteur de la colonne du pouce, la diminution de la circularité et l'augmentation de diamètre de la base due au remodelage osseux chez les patients présentant une atteinte clinique et un grade Eaton élevé.Cette étude permet d'observer des différences radiologiques significatives sur des clichés radiologiques standards dans les cas d'arthrose trapézo-métacarpienne avancée face à un groupe contrôle.
  • Trapézectomie partielle avec préservation du carrefour ostéo-ligamentaire médial versus trapézectomie totale : étude biomécanique du collapsus trapézien.
    09h06 / 09h12
    Auteur(s) :
    • Pierre-Emmanuel Chammas (Montpellier)
    • Geert Alexander Buijze (Montpellier)
    • Louis Dagneaux (Montpellier)
    • Cyril Lazerges (Montpellier)
    • Bertrand Coulet (Montpellier, France)
    • Michel Chammas (Montpellier)

    Abstract : La trapézectomie associée ou non à une ligamentoplastie et à une interposition reste une des interventions de référence dans le traitement de la rhizarthrose. Les conséquences du collapsus de la loge trapézienne sont controversées mais expliquent certains résultats fonctionnels insuffisants. Cette étude vise à déterminer si le collapsus de la loge trapézienne est moindre après Trapézectomie Partielle avec Conservation du carrefour Ostéoligamentaire Médial (TPCOM) par rapport à la Trapézectomie Totale (TT).10 membres supérieurs cadavériques sans signe radiographique d'arthrose trapézométacarpienne ont été disséqués avec individualisation des muscles d'intérêts (adductor pollicis, flexor pollicis brevis et longus, abductor pollicis brevis et longus, opponens pollicis) et placés sur un banc de biomécanique pour traction tendineuse calibrée permettant la standardisation de 2 positions : en charge par traction tendineuse plaçant le pouce en opposition contre résistance et en position de repos en adduction du pouce dans le plan de la main.Des radiographies de face ont été réalisées pour chaque main pendant chacune des 5 étapes : 1) préopératoire, 2) après TPCOM en charge puis 3) en position de repos, 4) après TT en charge puis 5) en position de repos. La distance calibrée scapho-métacarpienne était mesurée sur chaque radiographie par 2 observateurs indépendants.La distance moyenne scapho-métacarpienne post-opératoire était significativement plus importante après TPCOM versus TT en charge (19,4 [DS= 3,5] vs. 18,2 [DS= 3,7] mm, p = 0,041) ainsi qu'en position de repos (25,1 [DS= 5,0] vs 22,2 [DS= 4,2] mm, p = 0,017). Le raccourcissement scapho-métacarpien par rapport à la distance préopératoire était significativement moindre après TPCOM versus TT en charge (8,5mm [DS= 3,5mm] versus 9,7mm [DS= 2,9mm], 30,1% versus 34,6%, p = 0,038) ainsi qu'en position de repos (2,8mm [DS= 3,0mm] versus 5,7mm [DS= 2,9 mm], 10,3% versus 20,2%, p = 0,018).La hauteur de la loge de trapézectomie semble mieux préservée en cas de conservation du tubercule médial du trapèze et de ses insertions ligamentaires (ligaments intermétacarpien, collatéral ulnaire, dorsal trapézo-1ermétacarpien, trapézo-trapézoïdiens, trapézo-2ndmétacarpien et 3èmemétacarpien).Cette étude biomécanique montre une meilleure stabilité de la colonne du pouce après TPCOM versus TT. La pertinence clinique de cette technique est en cours d'étude.
  • Apport de l'arthroscopie dans les fractures de Bennett
    09h12 / 09h20
    Auteur(s) :
    • Emmanuel Maugendre (Lille)
    • Didier Fontes (Paris)

    Abstract : Les fractures de Bennett représentent près de 2% des fractures à la main. Leur prise en charge quoique classique demeure mal protocolisée. Les techniques actuelles associant brochage ou vissage, à foyer fermé ou ouvert ne sont pas sans complications notamment déplacement ou douleurs séquellaires. L'arthroscopie per-opératoire permettrait d'associer les avantages d'une chirurgie percutanée et d'un bon contrôle articulaire. 16 Patients étaient pris en charge à la clinique du sport pour une fracture de Bennett récente nécessitant une prise en charge chirurgicale.Nous opérions sans système de traction. Un arthroscope diamètre 1,9 était utilisé. La fracture était synthésée par broches ou vis, toujours en percutané, sous contrôle arthroscopique et fluoroscopique. Une immobilisation post-opératoire n'était mise en place qu'en cas de brochage. On évaluait à court terme la douleur, le retentissement fonctionnel global par un score de Quick Dash, l'opposition et la reposition selon les scores de Kapandji, l'ouverture commissurale et la force par un Key Pinch comparativement au côté sain. 16 patients d'âge moyen 28,4 ans étaient opérés soit 15 hommes et 1 femmes, et revus à un délai moyen de 5,75 mois. Le côté dominant était touché dans 1 cas sur 2. L'EVA moyenne était de 0,69, le Quick Dash de 1,28 , les indices d'opposition et de reposition de Kapandji respectivement de 9,37 et 3,69, l'ouverture commissurale de 89,9% et le Key Pinch de 85,9%. Aucune complication n'était à déplorer. L'utilisation d'un arthroscope dans les fractures de Bennett est réalisable et fiable. Un système de traction n'est pas nécessaire. Les résultats apparaissent très satisfaisants et en accord avec ceux de la littérature, cependant très limitée sur le sujet. Les résultats fonctionnels sont bons avec un taux de complication négligeable par rapport aux techniques classiques et un retour rapide à une fonction normale.L'apport de l'arthroscopie dans les fractures de Bennet semble important et son utilisation devrait se répandre. Des études plus vastes et comparatives permettraient de confirmer cette hypothèse.
  • Trapézectomie partielle arthroscopique et stabilisation par ligamentoplastie : résultats chez les patients de moins de 60 ans
    09h20 / 09h28
    Auteur(s) :
    • Sharon Abihssira (Le Chesnay)
    • Pierre Desmoineaux (Le Chesnay)
    • Tiphanie Delcourt (Le Chesnay)
    • Nicolas Pujol (Le Chesnay)

    Abstract : Chez le sujet jeune en particulier, les risques de collapsus du carpe et de diminution de force après trapézectomie totale ou d'usure et de descellement après prothèse totale sont importants. Notre objectif était d'évaluer les résultats de la trapézectomie partielle arthroscopique (TPA) avec ligamentoplastie au long abducteur du pouce chez les sujets de moins de 60 ans. Tous les patients opérés entre 2007 et 2017 et âgés de moins de 60 ans ont été inclus. ils présentaient une rhizarthrose isolée, Eaton & Glickel stade I à III, résistante au traitement médical. Douleur, mobilités, force, hyper-extension métacarpo-phalangienne (MCP), Scores de Nelson et PRWE ont été collectés rétrospectivement. Un bilan radiographique comportant une face et un profil normalisés a été réalisé au dernier recul. Un total de 33 pouces chez 27 patients a été inclus dont 6 présentant une intervention bilatérale. Le recul moyen était de 5.4 ans (0.9 – 11.4). L'âge moyen à la chirurgie était de 55ans (41 – 59) et 89% étaient des femmes. Douleur et force en prise globale et pince étaient significativement améliorées sans différence en fonction du sexe . Il n'y avait pas de différence pour l'indice de Kapandji ou l'hyperextension MCP . Au dernier recul, les scores de Nelson et PRWE moyens étaient respectivement 83.2 ±19.4 et 15.4 ±17.9 . L'arrêt de travail moyen était de 5.4 semaines (1 – 24). Seuls deux patients, travailleurs manuels, n'ont pas pu reprendre leur métier. Radiologiquement, 14 patients avaient un pincement modéré de l'interligne et 10 présentaient des signes radiologiques d'arthrose scapho-trapézo-trapézoïdienne. Aucun patient ne présentait de syndrome douloureux régional complexe ou de lésion de la branche sensitive du nerf radial. Un patient a été repris pour douleur persistante sans perte de force Les patients de moins de 60 ans traités par TPA sont susceptibles de maintenir une amélioration durable de la force et de la douleur, sans aggravation de l'hyperextension MCP. Trapézectomie totale et implant en pyrocarbone ont aussi été évalués chez le sujet jeune avec une amélioration de la douleur mais récupération incomplète de la force Durée d'arrêt de travail courte et faible morbidité de cette technique mini-invasive en font une procédure de choix dans cette population.
  • Arthroplastie interphanlangienne proximale avec l'implant Tactys® : résultats cliniques et radiologiques avec un recul moyen de 5 ans.
    09h28 / 09h36
    Auteur(s) :
    • Emmanuelle Richard (Montpellier)
    • Thierry Loubersac (Saint-Herblain)
    • Etienne Gaisne (Saint Herblain)
    • Aude Griffart (Nantes)
    • Philippe Bellemère (Saint Herblain)

    Abstract : L'arthroplastie interphalangienne proximale (AIPP) avec la prothèse anatomique non-contrainte modulable TACTYS®, a montré des résultats encourageants à 12 mois et 24 mois. L'objectif était d'analyser les résultats cliniques et radiologiques de cette prothèse à 5 ans par une étude rétrospective, continue, monocentrique et secondairement de les comparer aux résultats à 2 ans. Trois opérateurs ont posé l'implant TACTYS® par abord dorsal longitudinal de l'appareil extenseur sur des IPP symptomatiques douloureuses et raides. Avec un suivi moyen de 68 mois (42 à 102 mois), ont été analysées à 0, 2 et 5 ans, 49 prothèses chez 40 patients (âge moyen 68,9 ans) sur des critères cliniques (grip, pinch, ROMFE, scores et du QuickDASH et du PRWE, clinodactylie, EVA, satisfaction) et radiologiques. Entre 0 et 5 ans on notait une amélioration significative (p<0,001) concernant les scores du Quick-Dash (58,4 contre 35,17), du PRWE (58,6 contre 31,9) et de l'EVA (6,68 contre 1,33), sans variation significative entre 2 et 5 ans. Le ROMFE est passé de 43° en pré-opératoire à 46° à 5 ans (p>0,05) avec une diminution entre 2 et 5 ans de 10° (p=0,009). Le pinch et le grip ont respectivement diminué de 0,78KgF (3,8 à 3,04KgF, p=0,404) et de 4,67KgF (18 à 13kgF, p=0,001) entre 2 et 5 ans. La correction de la clinodactylie et la satisfaction du patient sont restées stables entre 2 et 5 ans (p<0,001). Le taux de survie à 2 ans était de 87,8% et de 67,2% à 5 ans, avec 6 prothèses retirées (13,9%) dont 5 descellements et 1 retrait pour douleurs. Radiologiquement, il n'y avait pas de fracture, d'enfonçement, d'usure prématurée des pieces centrales, ni de liserés significatifs. l'AIPP est moins radicale que l'arthrodèse, mais une diminution prévisible de l'arc de mobilité est soulignée dans des études de suivi à long terme sur différents types de prothèses, ceci est confirmé dans notre étude. L''implant TACTYS® permet d'améliorer significativement et durablement à moyen terme la douleur, la correction de la clinodactylie et les scores fonctionnels du PRWE et QuickDash. En revanche la mobilité ainsi que la force peuvent se dégrader entre le court et moyen terme sans altèrer la satisfaction des patients.
  • Arthroplastie de la métacarpo-phalangienne des doigts longs par l'implant HAPY® : résultats avec un recul minimum de 44 mois.
    09h36 / 09h44
    Auteur(s) :
    • Francois Ducournau (Brest)
    • Philippe Bellemère (Saint Herblain)
    • Hélène Lagneray (Saint-Herblain, France)
    • Ludovic Ardouin (Saint-Herblain)
    • Etienne Gaisne (Saint Herblain)

    Abstract : Évaluation des résultats fonctionnels de l'implant en pyrocarbone HAPY dans les indications d'arthroplastie de la métacarpo-phalangienne des doigts longs.La prothèse HAPY® (Wright Medical) est un implant d'interposition sphérique en pyrocarbone mis en place après résection de la tête du métacarpien. Nous avons réalisé une étude rétrospective monocentrique multiopérateur sur une série continue de 51 implants chez 27 patients. 1 patient est décédé et 2 patients ont été perdus de vue (partis à l'étranger).24 patients ont pu être revus ou contactés téléphoniquement, avec un recul moyen de 6,16±1,6 ans (3,7-9,1). L'indication était pour 36 implants une pathologie rhumatismale (PR), pour 8 une arthrose idiopathique et pour 4 une arthrose post traumatique. Les critères d'évaluation ont été la douleur par Echelle Visuelle Analogique (EVA), les scores du QuickDASH et le Patient-Rated Hand Evaluation (PRHE), les mobilités articulaires de la chaine digitale, le Grip et Pinch test, la satisfaction ainsi que le résultat radiographique. Un seul implant a été repris à J1 pour luxation post-opératoire et remis en place. Au dernier recul, tous les implants étaient toujours en place. L'EVA moyen était de 0.38 en arthrose et 2.53 en PR. Le Quick Dash était à 12 en arthrose et 40 en PR, et le PRHE était de 8.3 en arthrose et 58 en PR. En Arthrose, 9 patients étaient très satisfaits et 1 satisfait. En PR, 5 patients étaient très satisfaits du résultat, 6 satisfaits, 2 peu satisfaits et 1 insatisfait. D'un point de vue radiologique, les implants sur arthrose n'avaient pas migré, et pour certains en PR, un discret enfoncement non péjoratif sur le résultat pouvait être constaté. L'arthroplastie par l'implant d'interposition en pyrocarbone HAPY apparait comme une solution peu invasive dans la prise en charge des destructions articulaires de la métacarpo-phalangienne des doigts longs. Les résultats à moyen terme sont encourageants et montrent que ce type d'arthroplastie peut être une alternative valable aux arthroplasties conventionnelles plus invasives. Une étude à plus long terme séparant les étiologies rhumatismales des étiologies arthrosiques sur de plus gros effectifs serait néanmoins nécessaire.
  • Arthrodèse inter phalangienne distale des doigts long par brochage cerclage : étude rétrospective de 32 doigts opérés avec un recul de 2 ans
    09h44 / 09h52
    Auteur(s) :
    • Paul Vial D'Allais (Montpellier)
    • Benjamin Degeorge (Montpellier)
    • Cyril Lazerges (Montpellier)
    • Bertrand Coulet (Montpellier, France)
    • Michel Chammas (Montpellier)

    Abstract : Nous rapportons les résultats cliniques et radiographiques des arthrodèses inter- phalangiennes distales (IPD) selon une technique combinée de brochage-cerclage au recul minimum d'un an.Nous avons inclus 32 arthrodèses IPD chez 18 patients (17 femmes et 1 homme), d'âge moyen 63ans (22-83) . Tous les patients présentaient une arthropathie dégénérative ou post-traumatique IPD invalidante et résistante au traitement médical. Les arthrodèses IPD réalisées dans le cadre de l'urgence ont été exclues. L'intervention proposée était toujours une arthrodèse IPD à ciel ouvert par voie dorsale de Beasley avec brochage axial et cerclage métallique. La broche était retirée à 6 semaines post-opératoire après contrôle radiographique. Nous avons réalisé une évaluation clinique (douleur, clinodactylie), fonctionnelle (score de QuickDASH et PRHE) et radiographique (consolidation osseuse).Le recul moyen était de 24 mois (12-103). La douleur était significativement améliorée en post-opératoire 2,5 versus 6,8 en préopératoire (p =0,001). Les scores fonctionnels QuickDASH et PRHE ont été significativement améliorés (-33,2 et -36,9 respectivement, p= 0,0001). Au dernier recul, tous les patients présentaient une consolidation de l'arthrodèse IPD (taux de consolidation de 100%) et aucune pseudarthrodèse n'était rapportée. Cinq doigts (16%) ont été ré opérés pour ablation du cerclage sur gène invalidante ou exposition directe. Aucun sepsis n'a été observé. Une gêne pulpaire a été observé dans 3 cas (9%) et deux cas de dystrophies unguéales modérées (6%) ont été relevées. Aucune différence significative n'a été observée quant à la mesure du Pinch entre doigt opéré et doigt controlatéral.Le faible encombrement spatial du matériel et la compression osseuse permise par le cerclage permet l'obtention d'un taux de consolidation osseuse excellent. La technique à ciel ouvert permet notamment d'améliorer le résultat esthétique final par l'exérèse des ostéophytes et un alignement optimal de l'articulation IPD. Le faible coût du matériel et ses résultats satisfaisants en font une solution de choix pour la prise en charge des arthropathies IPD. La technique chirurgicale doit scrupuleusement être respectée pour limiter la gêne surle cerclage et les dystrophies unguéales.La technique d'arthrodèse IPD par brochage-axial est une technique chirurgicale fiable, reproductible et peu onéreuse procurant des résultats cliniques et radiographiques satisfaisants.
  • Evaluation des traitements non conservateurs dans les destructions traumatiques d'articulations interphalengiennes proximales des doigts par arthrodèse, arthroplastie totale ou greffe arthroplastique d'hemi hamatum.
    09h52 / 10h00
    Auteur(s) :
    • Valentin Oca (Lille)
    • Philippe Bellemère (Saint Herblain)
    • Ludovic Ardouin (Saint-Herblain)
    • Etienne Gaisne (Saint Herblain)
    • Yves Bouju (Saint-Herblain)
    • Alexandre Fournier (Saint-Herblain)
    • Yves Kerjean (Saint-Herblain)
    • Thierry Loubersac (Saint-Herblain)
    • Marc Leroy (Saint-Herblain)

    Abstract : Cette étude porte sur les destructions d'interphalengiennes proximales(IPP) sans arthrose. Il s'agit de lésions sévères, fréquemment source de séquelles (arthrose, raideur, douleur). L'objectif principal de ce travail était d'évaluer les résultats des traitements non conservateurs dans les traumatismes d'IPP détruites Cette étude rétrospective multicentrique a été réalisée sur 25 patients répartis en trois groupes. Six dans le groupe arthroplastie(Ap), d'âge moyen de 40 ans avec un recul de 5,8 ans. Neuf dans le groupe arthrodèse(Ao), de 49ans dâge moyen avec un recul de 4,17ans. Dix dans le groupe hémi arthroplastie d'hamatum (HAH), de 44ans d'âge moyen et un recul de 2,5 ans. Les amplitudes articulaires évaluées cliniquement, des articulations Metacarpo-phalangiennes (AMP), IPP et distales (IPD) étaient mesurée avec un goniomètre. La force était mesuré grâce à un dynamomètre de Jamar. Les scores fonctionnels étaient mesurés par des questionnaires Quick DASH et PRWE en autoévaluation.Les mobilités des patients Ao sont de 98,7° (65°-140°) pour l'AMP et de 23,3° (0°-80°) pour l'IPD. Pour les patients Ap les mobilités sont de 110,8° (100°-120°) pour l'AMP de 21,1° (0°-50°) pour l'IPP et de 37,5° (10°-75°) pour l'IPD. Pour les patients HAH, les mobilités sont de 101,3°(90°-110°) pour l'AMP, de 40,2° (0°-65°) pour l'IPP et 30° (5°-60°) pour l'IPD. La force est respectivement de 91%, 91% et 80%. Les résultats du Quick DASH sont respectivement de 2,84/100, 15,53/100 et 20,93/100 et du PREW de 6/150, 15,33/150, 27,44/150. Respectivement 88%, 83% et 60% des patients sont satisfaits ou très satisfaits.L'arthrodèse de l'IPP donne les meilleurs résultats sur la douleur, la force et la satisfaction des patients, à réserver chez les travailleurs manuels. Les prothèses seront à privilégier chez les personnes âgées pour assurer un secteur de mobilité utile. Notre série d'HAH montre de moins bons résultats sur les mobilités par rapport à la littérature, probablement preuve d'une longue courbe d'apprentissage. Il semble nécessaire de faire un bilan préopératoire par radiographie et tomodensitométrie chez ces patients, de privilégier un traitement conservateur quand cela est possible et de discuter des différentes options thérapeutiques en accord avec le patient.
09h00 - 10h00
Salle 252 AB
CONTROVERSES
Modérateur(s) : Pierre Mouton (Pessac), André Boabighi (Saint Germain En Laye)
  • La chirurgie de la main en ambulatoire chez les patients de plus de 80 ans est-elle possible ?
    09h00 / 09h06
    Auteur(s) :
    • Fabrice Rabarin (Trélazé)
    • Guy Raimbeau (Trélazé)
    • Bruno Cesari (Trélazé)
    • Yann Saint Cast (Trélazé)
    • Jérôme Jeudy (Trélazé)
    • Nicolas Bigorre (Trélazé)
    • Alexandre Petit (Trélazé)

    Abstract : Le traitement en ambulatoire des pathologies de la main devient le gold standard. La population des plus de 80 ans est qualifiée de plus fragile, à risque de complications élevées. L'hospitalisation classique (HC) est source de désorientation, d'infection nosocomiale, de fragilisation. L'hospitalisation en ambulatoire (HA) fait craindre une gestion plus difficile de la douleur post-opératoire et un transfert vers un service de HC ou un taux de réadmission plus élevé. Le but de cette étude est d'analyser l'HA durant une année chez des patients de plus de 80 ans.Nous avons inclus tous les patients opérés de la main en ambulatoire durant l'année 2016. Ont été notés l'âge, le sexe, le type d'intervention, de pathologie, programmée ou urgence, le statut clinique selon la classification de l'Association Américaine d'Anesthésie (ASA), le mode de vie, le type de traitement antalgique prescrit. Les patients ont tous été recontactés le lendemain par téléphone, étaient notés: la douleur, l'état du pansement, la qualité de la nuit passée, une ré-hospitalisation précoce ou un transfert en HC.200 patients inclus (213 interventions), d'âge moyen de 84,85 ans (81-101), 108 femmes et 92 hommes. 154 interventions programmées (73,3%), 59 urgences (27,7%). 168 étaient classés ASA 3, 24 ASA 2, 6 ASA 4 et 2 ASA 1. 93 vivaient en couple (46,5%), 81 étaient avec leurs proches (40,5%) et 26 étaient en institutions (13%). A l'appel du lendemain la douleur était absente ou légère dans 94,36 % (47,88% et 46,47%) et moyenne dans 5, 64 %. Aucune douleur sévère, ni de transfert en HC ou ré-hospitalisation précoce n'ont été notées. Il n'y a pas de différence significative entre le type de pathologie ou le type d'antalgique prescrit dans la survenue d'une douleur moyenne La prise en charge des patients âgés est possible en ambulatoire. Les données démographiques de 2016 évaluaient à plus de 9% le nombre de français de plus de 80 ans et les prévisions sont à la hausse. L'HA doit être organisée et les patients bien calibrés selon leur éligibilité (comorbidités, isolement social, compréhension par le patient ou son entourage du parcours thérapeutique) afin d'apporter une prise en charge optimale.
  • Introduction de la technique de Walant auprès d'une équipe de 13 médecins anesthésistes : Comment et Pourquoi elle est devenu leur technique préférée ?
    09h06 / 09h12
    Auteur(s) :
    • Xavier Gueffier (Bourgoin Jallieu)

    Abstract : La prise en charge des pathologies de la main a bénéficié des dernières innovations techniques avec notamment l'introduction de l'anesthésie local tumescente sous épinephrine bien connu sous le nom de Walant. Elle soulève de nombreux problèmes notamment dans son acceptation, dans son organisation mais aussi dans sa réalisation au sein de nos différents établissements. Nous rapportons l'expérience de l'introduction de cette technique au sein de notre structureDepuis septembre 2018, la technique a été introduite par le seul chirurgien de la main travaillant dans cette établissement pluri chirurgical constitué par ailleurs de 7 autres chirurgiens orthopédiques entouré d'une équipe de 13 médecins anesthésistes. Un questionnaire a été remis au médecin anesthésiste évaluant l'utilisation de gants stériles, de champs stériles, le type d'asepsie utilisé, le type d'aiguilles, l'utilisation d'échographie, l'estimation de la douleur ressenti par le patient lors de l'anesthesie, la préférence du type d'anesthésie utilisé pour les pathologies de la main et le choix de l'anesthésie s'il avait besoin lui même d'une intervention sur sa main Les modalités de travail en collaboration entre médecin et chirurgien sont détaillés. Les résultats de cette étude nous encourage à poursuivre cette technique de façon consensuelle et en étroite collaboration avec nos confrères médecins anesthésistes, qui ont adapté cette nouvelle prise en charge. Le changement de technique d'anesthésie coordonnée par le chirurgien de la main aurait pu représenter une source de conflit et faire abandonner cette technique. L'incitation a de nouvelles techniques permettant une réhabilitation précoce reste d'actualité. La qualité d'écoute et l'entente préalable a certainement été un facteur primordial dans l'acceptation de cette nouvelle prise en charge.Malgré les différences de réalisation de la technique par les médecins anesthésistes au sein du même établissement, la simplicité de cette technique a permis de renforcer la collaboration entre médecin anesthésiste et chirurgien de la main et imposer la technique de walant comme la technique de choix au sein de notre établissement.
  • La technique de Walant - un réel gold-standard en matière d'anesthésie locale en chirurgie de la main
    09h12 / 09h18
    Auteur(s) :
    • Mihaela Pertea (ROUMANIE)
    • Petru Ciobanu (ROUMANIE)
    • Sorinel Lunca (ROUMANIE)
    • Oxana-Madalina Grosu (ROUMANIE)

    Abstract : Le but de l'étude est de confirmer l'efficacité et la sécurité dans l'utilisation de la technique Walant (wide awake local anesthesia no tourniquet) dans la chirurgie de la main et de montrer que cette technique est connue et utilisée aussi dans notre pays, rapportant ainsi les résultats de l'expérience personnelle. L'étude est réalisée sur un groupe de 120 patients à qui on a utilize l'anesthésie locale avec lidocaine 1% et de l'adrénaline dans une solution de 1:100 000. Les pathologies pour lesquelles on est intervene chirurgicale étaient la maladie du Dupuytren, stade II et III, avec un ou deux rayons digitaux affectés, le syndrome du canal carpien, trigger finger et rupture du long fléchisseur du pouce. On a évalue la quantité d'anesthési que utilisée, le temps d'installation de l'anesthésie, le saignement intraopératoire, le confort du chirurgien et du patient pendant l'intervention, la durée de l'intervention chirurgicale, les complications chirurgicales immédiates et la durée de l'hospitalisation, enfaisant des correlations entre ces paramètres, utilisant le logiciel SPSS 20.0, de regressions (ANOVA), en tenant compte des coefficients de corrélation de Pearson avec une signification statistique pour alpha d'au plus 0.05 et IC de 95%. Dans le groupe de 120 patients (58 hommes et 62 femmes) (rapport M/F=0,93), il n'y avait aucun cas de nécrose digitale ou d'autres complications vasculaires et aucun saignement intraopératoire. La quantité d'anesthésique utilize variait d'environ 40% de moins que celle recommandée dans la littérature. Le confort et la satisfaction des patients a été maximaux et la durée d'hospitalisation de quelques heures. En aucun cas, il n'a été necessaire d'utiliser la phentolamine comme antidote aux effects de l'adrénaline. Le coefficient de corrélation entre la quantité d'anesthésique et le temps d'attente=0,3372 (p=0,0001) – corrélation positive, directe et modérée, statistiquement significative. Le coefficient de corrélation entre la quantité d'anesthésique et la durée de l'hospitalisation=0,2700 (p=0,002) – corrélation positive, directe, faible, statistiquement significative. Le coefficient de corrélation entre l'âge et la durée de l'hospitalisation=0.1361 (p=0.1380) – corrélation positive, statistiquement insignifiante. Les avantages de la technique de Walant sont: éviter l'utilisation de garrot et de sedation intraveineuse, le confort maximum pour le chirurgien et pour le patient sans risque de nérosedigitale, la collaboration intraopératoire avec le patient augmente le taux de réussite chirurgicale et, pas le moindre, la durée d'hospitalisation est courte et les dépenses minimales.
  • Étude prospective comparative du traitement des ostéo-arthrites de la main en chirurgie ambulatoire ou en hospitalisation complète
    09h18 / 09h24
    Auteur(s) :
    • Pierre Vulliet (Paris)
    • Rebecca Delarue (Lille)
    • Marie Paule Gerlinger (Paris, France)
    • Jérome Pierrart (Coquelles)
    • Emmanuel Masmejean (Paris)

    Abstract : Les infections de la main représentent un enjeu médico-économique important. Le but de notre étude était de montrer la non-infériorité du traitement ambulatoire avec antibiothérapie orale comparé au traitement historique en hospitalisation complète avec antibiothérapie intraveineuse.Tous les patients présentant une ostéo-arthrite entre octobre 2015 et janvier 2017 ont été inclus prospectivement. Une fois opérés, ils ont tous été traités par une antibiothérapie intraveineuse initiale selon le même protocole. Puis les patients traités en ambulatoire poursuivaient une antibiothérapie orale probabiliste alors que les patients traités en hospitalisation complète restaient sous antibiothérapie intraveineuse jusqu'à l'obtention des résultats bactériologiques à 48 heures. Un relai adapté à l'antibiogramme était ensuite poursuivi pour 21 jours. La reprise chirurgicale, les mobilités, le score QuickDash ont été évalués au dernier suivi.Au total, 48 patients ont été inclus, 10 patients ont nécessité une reprise chirurgicale, 9 en hospitalisation complète (dont 3 présentaient un phlegmon concomitant) et 1 en ambulatoire (p=0.01). Les caractéristiques reliés à la reprise chirurgicale étaient : l'âge élevé (p=0,006), les signes radiologiques pré-opératoires (p<0,05) et le changement d'antibiothérapie secondaire (p<0,001). La distance pulpe-paume à 45 jours était évaluée à 2,0cm +/-2,3 dans le groupe hospitalisation complète versus 0,9cm +/-2,1 pour le groupe ambulatoire (p=0,04), le score Quickdash à 11,1% +/-17,6 versus 5,7% +/-10,3 pour chaque groupe (p>0,05).À ce jour il n'existe pas, à notre connaissance, d'étude prospective comparative des ostéoarthrites de la main en ambulatoire ou en hospitalisation complète. L'objectif principal de notre étude a été validé. En effet les résultats montrent que les patients en ambulatoire vont bien. Les arthrites de la main touchent des patients jeunes, actifs et la contamination est souvent par inoculation directe, à la différence des arthrites des articulations majeures qui touchent plutôt des patients âgés avec des comorbidités. Ceci explique donc en partie nos bons résultats.Une prise en charge chirurgicale ambulatoire précoce suivie d'une antibiothérapie orale pendant 21 jours est efficace. Une condition essentielle est de sélectionner les patients selon certains critères de sévérité.
  • Optimisation du coût de la prise en charge chirurgicale du canal carpien : office surgery vs parcours ambulatoire au bloc opératoire
    09h24 / 09h30
    Auteur(s) :
    • Olivier Mares (Nîmes)
    • Lara Moscato (Nîmes)
    • Pascal Kouyoumdjian (Nîmes)
    • Remy Coulomb (Nîmes)
    • Sihame Chkair (Nîmes)

    Abstract : L'incidence moyenne du syndrome du canal carpien (SCC) est actuellement estimée autour de 3/1000 dans la population. Nous proposons une nouvelle prise en charge qui modifie le parcours patient en office surgery en allégeant le chemin clinique. Nous proposons une estimation du cout de production de l'acte au bloc opératoire versus « office». La méthodologie employée est un microcosting bottom up. Le facteur de coût s'exprime en temps pour les ressources humaines et en volume pour les ressources matérielles. Ces données de quantités sont obtenues à dires d'expert. Le coût des ressources humaines correspond au salaire brut chargé 2018. Le coût des ressources matérielles a été obtenu à partir de la consultation du logiciel informatique CPAGE. A ces coûts de ressources humaines et matérielles, sont ajoutés des frais généraux de fonctionnement. Un coût total est estimé pour chaque groupe : chirurgie du canal carpien en « office walant» ,bloc opératoire selon deux techniques : sous échographie (walant) et sous endoscopie (anesthésie en loco-régionale). Le coût moyen de la prise en charge chirurgicale du canal carpien en « office » est estimé à 96€44 ( minimum:87€66 ; maximum :105€93). Ce coût moyen se décompose: 15€03 de ressources humaines, 68€52 de ressources matérielles, et 12€88 pour les frais généraux. Le coût moyen de la prise en charge chirurgicale du canal carpien au bloc opératoire sous échographie est estimé à 171€72 (minimum :151€89 ; maximum : 192€86). Ce coût moyen se décompose: 52€89 de ressources humaines, 95€88 de ressources matérielles, et 22€94 pour les frais généraux. Pour la technique sous endoscopie, le coût est estimé à 270€85 (coût minimum : 250€02 ; maximum :293€19). Ce coût moyen se décompose: 62€06 de ressources humaines, 172€60 de ressources matérielles et 36€18 pour les frais généraux. La prise en charge au bloc opératoire est estimée entre 1.8 fois et 2.8 fois plus onéreux (selon la technique) que la prise en charge en « office ». Plus de 100 millions d'euros sont actuellement dépensés annuellement pour le seul acte de traitement chirurgical du SCC . Cette etude montre que l'optimisation du chemin clinique et des flux patients peut être modifié avec une nouvelle approche de type office.La prise en charge des patients en « office » permettrait d'optimiser les filières de soins avec une réduction des coûts.
  • Influence de l'anesthésie Walant et de l'office surgery sur la satisfaction et la récupération après la libération du canal carpien : une étude observationnelle basée sur la satisfaction des patients..
    09h30 / 09h36
    Auteur(s) :
    • Lara Moscato (Nîmes)
    • Remy Coulomb (Nîmes)
    • Gilles Candelier (Caen)
    • Pascal Kouyoumdjian (Nîmes)
    • Olivier Mares (Nîmes)

    Abstract : Le WALANT et l'office surgery sont devenus des pratiques courantes outre atlantique pour la libération du canal carpien. Il n'existe pas de données objectives comparant les circuits classiques et l'office surgery .Nous avons réalisé une étude rétrospective monocentrique comparant trois types de prise en charge : office – Walant - échochirurgie, ambulatoire – Walant – échochirurgie, ambulatoire -anesthésie locorégionale(ALR) -endoscopie. Nous avons inclus 30 patients par groupe, appareillés pour l'âge, le sexe et les antécédents médicaux. Les patients ont été évalués par un observateur indépendant via un questionnaire téléphonique et au moyen d'une échelle analogique: -La satisfaction globale -La satisfaction de la performance organisationnelle -La qualité de la réalisation de l'anesthésie -La qualité de l'analgésie (satisfaction vis à vis du niveau de sédation) Nous avons comparé pour chaque groupe la survenue de complications mineures et majeures et le temps de reprise d'activités lourdes et quotidiennes. Une analyse ANOVA (logiciel SAS) a été réalisée pour comparer les trois groupes. La technique échographique était réalise par une technique antérograde opus anesthésie walant. La technique endoscopique était réalisé selon la technique d'Agee sous anesthésie locorégionale.Les trois groupes étaient comparables. Deux patients ont été perdus de vue. Les résultats (moyenne) sont respectivement pour chaque groupe: office, ambulatoire avec walant et ambulatoire avec ALR: -Satisfaction globale: 9,85; 9.10; 8.73. (p = 0,002); -Satisfaction de la performance organisationnelle: 9,86; 9,55; 9,67 (p = 0,3); - La qualité de la réalisation de l'anesthésie: 9,36; 9,59; 8,93 (p = 0,12); - La qualité de l'analgésie : 9,93; 9,83; 9,43 (p = 0,03); (lequel de ces deux items ce réfère à la réalisation de l'anesthésie) -Temps de retour aux activités quotidiennes (jours): 1,25; 0,41; 1,87 (p = 0,02) -Temps de reprise des activités lourdes (jours): 36,64; 32,41; 53,9 (p = 0,015) Nous n'avons eu aucune récidive, aucune complication majeure et seulement deux infections superficielles. Il existe des données nord américaines sur ce type de procédure, ce travail comparatif français montrant un gain dans la prise en charge du patient avec l'office surgery.Cette revue rétrospective comparative montre un score de satisfaction des patients supérieur dans une procédure de type office surgery. Le WALANT couplé à l'échochirurgie semblent apporter un meilleur taux de satisfaction et une récupération plus rapide comparé à l'ALR.
  • Organisation de l'accueil des urgences de la main
    09h36 / 09h42
    Auteur(s) :
    • Stephane Larroque (Montpellier)
    • Guillaume Berteloot (Montpellier)
    • Jean-Luc Roux (Montpellier)

    Abstract : Le nombre de blessés de la main est en augmentation constante depuis 1998. Il est estimé à plus de 2,1 millions par an en France en 2018, soit + 32 % en 20 ans. Si le nombre de centres agréés par la FESUM a augmenté, certains centres ont dû s'organiser pour gérer cet afflux de patients.La prise en charge des urgences de la main par les chirurgiens de la main ou par les urgentistes généraux se révélaient dans notre structure souvent insuffisante. Soit par manque de disponibilité des chirurgiens de la main, soit par un défaut d'expérience et de formation des urgentistes. Depuis 2010, nous avons réorganisé notre centre dans le but d'améliorer la prise en charge de ces urgences. L'accueil des urgences de la main a été confié à des médecins dédiés Cette nouvelle organisation, basée sur une unité de lieu et une pluridisciplinarité (chirurgiens, médecins, kinésithérapeutes, infirmières) procure une plus grande fluidité du parcours, un délai d'attente raccourci (estimé à 30 mn). De nombreux traumatismes ne nécessitent pas de chirurgie mais des explications claires et un suivi rapproché. La disponibilité de ces médecins dédiés autorise une meilleure éducation du patient, le suivi du traitement est renforcé. Nous avons constaté une diminution de la durée moyenne d'arrêt de travail pour de nombreux traumatismes considérés comme bénins, une diminution des séquelles fonctionnelles. Progressivement, au contact des chirurgiens, les médecins ont acquis une expérience et développé une prise en charge médicale de meilleure qualité. Le travail en équipe avec des chirurgiens disponibles autorise une répartition des tâches, un partage des connaissances par compagnonnage. Cette nouvelle organisation nous amène maintenant à envisager l'avenir de cette activité. Pour structurer au mieux un SOS main et assurer une meilleure prise en charge des urgences, nous souhaitons réfléchir ensemble aux actions à mener. Nous sommes à l'aube d'une nouvelle discipline : « la médecine de la main ». Il faudra avec les chirurgiens de la main, définir la place exacte de ces médecins, définir leur compétence et mettre en place la formation nécessaire. Une nouvelle spécialité est probablement en train de naître.
  • Nouvelles modes en manucure, gel et prothèses unguéales : incidences en chirurgie de la main
    09h42 / 09h48
    Auteur(s) :
    • Tatiana Danalachi-Tuni (Strasbourg)
    • Marie Bensa (Strasbourg)
    • Juan José Hidalgo Diaz (Strasbourg)
    • Etienne Rapp (Strasbourg)
    • Stéphanie Gouzou (Strasbourg)
    • Philippe Liverneaux (Strasbourg)
    • Sybille Facca (Strasbourg)

    Abstract : L'utilisation d'ongles artificiels de type gels, acryliques ou prothèses unguéales sont de plus en plus à la mode ces dernières années. De plus en plus de patientes se présentent en consultation ou aux urgences main avec ces"faux-ongles", mais quel incidence cela peut-il avoir sur la pratique de la chirurgie de la main ? Notamment dans le cadre de la préparation d'un champ opératoire et en terme d'infections ? Les différentes techniques de manucure ont été étudiées ainsi que l'ablation des gels ou prothèses unguéales. La flore microbienne sur ongle natif ou sur "faux-ongle" a été comparée. Sur 2 centres sos main, l'incidence d'infections dues à ces soins de manucures a été étudiées.Dans le cadre de Revue de Mordi-Mortalité, des cas de patientes recusées ont été retrouvées et analysées. Dans le cadre des infections, des cas d'infections des parties molles ou osseuses incriminant les soins de nouvelles techniques de manucure ont été collectés sur 2 sites sos main.Concernant la préparation du champ opératoire, 2 patientes ont été recusées pour port de "faux-ongles" malgré les consignes données en préopératoire et ont été reprogrammées à distance après ablation du gel unguéal. Une patiente a dû par contre être opérée en urgence avec le gel laissé en place. Concernant les infections dues au gel unguéal, nous avons retrouvé 1 cas d'ostéo-arthrite de l'IPD et un cas de panaris péri-unguéal de stade 1, tous 2 traités classiquement.Concernant la préparation du champ opératoire, à la vue de la flore poly microbienne présente sur les prothèses unguéales, il semble nécessaire de bien informer les patientes de la nécessité de retrait des gel ou prothèses avant toute chirurgie de la main surtout si un implant doit être mis en place. Concernant les infections dues au gel unguéal, nous n'avons pas retrouvé une augmentation significative des infections dues à cette nouvelle mode unguéale. Bien sûr une étude multi-centrique semble nécessaire pour confirmer ces 2 principes. Gel, résine et prothèses unguéales doivent pour l'instant être retirées avant toute chirurgie de la main réglée. Par contre, il ne semble pas que cette mode en manucure augmente l'incidence des infections de la main.
  • Homogénéisation de la prise en charge des panaris dans le cadre d'une évaluation des pratiques professionnelles
    09h48 / 09h54
    Auteur(s) :
    • Valérie Matter-Parrat (Strasbourg)
    • Fiona Goldammer (Strasbourg)
    • Juan José Hidalgo Diaz (Strasbourg)
    • Cecile Ronde-Ousteau (Strasbourg)
    • Stéphanie Gouzou (Strasbourg)
    • Philippe Liverneaux (Strasbourg)

    Abstract : Devant la constatation de prises en charge non homogènes pour les panaris de stade 1 ou 2 dans un même centre sos main, une évaluation des pratiques professionnelle (EPP) a été menée, afin d'homogénéiser la prescription de l'antibiothérapie si nécessaire et de décider d'un chemin clinique.Dans le cadre d'une étude rétrospective, 30 dossiers de patients atteints de panaris de stade 1 ou 2 ont été analysés, puis à nouveau 30 dossiers 6 mois plus tard.Une grille d'analyse selon l'HAS a été rédigée contenant 15 items. Un premier groupe de 30 dossiers de patients atteints de panaris collecté ou pas a été analysé, en regardant essentiellement la prescription d'antibiothérapie, la durée et les prélèvements ou radiographie faits. Un deuxième tour de 30 dossiers une fois le chemin clinique diffusé a été refait.Après la première analyse, un chemin clinique a été rédigé. Dans le cas d'un panaris au stade inflammatoire, les consignes suivantes ont été décidées : arrêter les topiques locaux et si mise en place d'une antibiothérapie : de moins de 48h, elle peut être arrêtée ; de plus de 48h avec signes d'amélioration, elle peut être poursuivie ; de plus de 48h sans amélioration, prévoir une prise en charge chirurgicale. Dans le cas du panaris au stade collecté, les modifications de prise en charge suivantes ont été retenues : - La radiographie systématique n'est pas nécessaire sauf cas définis - Lors de la prise en charge au bloc opératoire, le prélèvement bactériologique est maintenu. En revanche, l'antibiogramme systématique n'est pas nécessaire. - Le terme « facteurs de risque » est à modifier par facteurs de risques et dissémination septique (fièvre, lymphangite, adénopathies, signes d'ostéite). - Consultation de contrôle a été modifiée. Tous les items de la grille d'évaluation ont été significativement améliorés lors de la 2ème analyse de dossiers. Les EPP permettent de réunir plusieurs acteurs de soins dans le cadre de prises en charge multidisciplinaires. Ainsi un chemin clinique a pu être défini, diffusé et permit une amélioration des pratiques de prescriptions et de suivi pour les panaris stade 1 ou 2.Les EPP en chirurgie de la main permettent de redéfinir et d'actualiser des prescriptions et des prises en charge pour des pathologies courantes infectieuses.
  • Indications de l'auriculothérapie en périopératoire pour les pathologies dégénératives de la main
    09h54 / 10h00
    Auteur(s) :
    • Christian Couturier (Paris)

    Abstract : Technique de stimulation de points réflexes au niveau de l'oreille externe, elle a été validée scientifiquement et évaluée par des études contrôlées randomisées en I.R.M. cérébrale fonctionnelle (Alimi et coll 2002).L'auriculothérapie est utilisée couramment pour la gestion du stress et le traitement de la douleur, mais aussi dans la maîtrise des phénomènes inflammatoires par action sur le système sympathique et parasympathique. En pathologie dégénérative de la main et du poignet, elle peut servir à soulager la douleur des maladies ostéo-articulaires ou tendineuses. Elle participe également au traitement des douleurs neuropathiques qu'il s'agisse d'algodystrophie ou des séquelles de blessures nerveuses. Elle peut être proposée en péri opératoire, pour contrôler l'anxiété avant chirurgie et gérer la douleur postopératoire précoce. En 2018, une étude randomisée en double aveugle a montré son efficacité de manière significative dans la gestion de la douleur postopératoire après chirurgie du syndrome du canal carpien. D'autres applications sont à l'évaluation en péri-opératoire (arthroplastie trapézo-métacarpienne et digitale, arthroplasties du poignet, reprise du sport après chirurgie). Son usage en pratique chirurgicale courantea pour objectif de permettre une diminution de la consommation d'opioïdes, véritable fléau de santé publique aux États-Unis et en Europe.
09h30 - 10h00
Amphithéâtre Bleu
Enseignement de la microchirurgie : animal versus simulation ?
  • Sybille Facca / Michel Chammas
    09h30 / 10h00
    Auteur(s) :
    09h30 - 10h00
    Salle 253
    Séance Solennelle du Gemmsor
    10h00 - 10h30
    Amphithéâtre Bleu
    Pause et visite de l'exposition
    10h00 - 10h30
    Salle 252 AB
    Pause et visite de l'exposition
    10h00 - 10h30
    Salle 251
    Pause et visite de l'exposition
    10h00 - 10h30
    Hall d'Exposition
    Pause et visite de l'exposition
    10h30 - 13h00
    Amphithéâtre Bleu
    • Introduction
      10h30 / 10h45
      Auteur(s) :
      • Michel Levadoux (Toulon)
    • Hommage à A. Kapandji
      10h45 / 11h00
      Auteur(s) :
      • Michel Levadoux (Toulon)
    • Remise des Prix 2018
      11h00 / 11h15
      Auteur(s) :
      • Michel Levadoux (Toulon)
    • Nouveaux membres
      11h15 / 11h30
      Auteur(s) :
      • Michel Levadoux (Toulon)
    • Nouveau Président
      11h30 / 11h45
      Auteur(s) :
      • Christian Fontaine (Lille)
    • Discours du Président
      11h45 / 12h00
      Auteur(s) :
      • Philippe Liverneaux (Strasbourg)
    • Conférence Invitée : l'innovation sous le 3ème reich
      12h00 / 12h30
      Auteur(s) :
      • Georges Federmann (Strasbourg)
    10h30 - 11h00
    Salle 252 AB
    COMMUNICATIONS LIBRES
    • Effet de l'attelle sur la douleur, la fonction et la qualité de vie chez les patients atteints d'arthrose trapézo-métacarpienne
      10h30 / 10h40
      Auteur(s) :
      • Charlotte Gabriel (BELGIQUE)
      • Xavier Libouton (BELGIUM)
      • Christine Detrembleur (BELGIUM)
      • David Mathieu (BELGIUM)
      • Julie Manon (BELGIUM)
      • Olivier Barbier (BELGIUM)

      Abstract : Trapeziometacarpal (TM) Osteoarthritis is one of the most common osteoarthritis. It causes pain, loss of mobility and strength and affects function in patients' daily lives. Splint is one of the conservative treatments proposed to patient.The purpose of this study is to assess the effects of this conservative treatment on pain, function and quality of life in the long term. observational study193 questionnaires were sent to patients who received a CMC splint for their TM osteoarthritis. The CMC splint immobilizes only the TM joint and leaves free the interphalangeal joint of the thumb and the wrist. First, we computed how many patients had finally undergone surgical treatment. On the non-operated patients, we analyzed the pain (VAS), the function (QuickDASH score) and the quality of life (SF-12). We compared the results to literature and norms. Finally, 186 people could be included in the study ,115 answered and 28 were operated on (24%). After 4 years (3.8±1.7 yrs) of conservative treatment, The VAS and QuickDASH scores were significantly worse comparatively to a cohort of healthy patients, and trapeziectomy and arthrodesis patients. The SF-12 scores were reduced from 20% compared to the norm.Few patients had surgery after splinting as a conservative treatment. However, these non-operated patients do not provide good results.
    • Immobilisation post-opératoire de la trapézectomie pour rhizarthrose du pouce : 4 semaines versus 2 semaines
      10h40 / 10h50
      Auteur(s) :
      • Lilya Efremova (Strasbourg)
      • Yuka Igeta (JAPAN)
      • Juan José Hidalgo Diaz (Strasbourg)
      • Stéphanie Gouzou (Strasbourg)
      • Philippe Liverneaux (Strasbourg)
      • Sybille Facca (Strasbourg)

      Abstract : La rhizarthrose est l'une des arthropathies chroniques les plus fréquentes. Parmi les différents modes de traitement chirurgical, variés en geste et en efficacité, la trapézectomie a démontré un rapport bénéfice/risque supérieur par rapport aux autres techniques. Cependant, la période post-opératoire reste longue avec une immobilisation pendant plusieurs semaines. Ce travail est dédié aux suites de la trapézectomie, notamment à la durée de l'immobilisation. L'hypothèse principale est que la fonction post-opératoire est inférieure si l'immobilisation dure quatre semaines en comparaison avec une durée de deux semaines. La deuxième hypothèse est que la douleur et la mobilisation active sont meilleures après une immobilisation plus courte. Les méthodes et matériels de cette étude monocentrique et rétrospective consistent en des analyses statistiques des évaluations cliniques de deux groupes de vingt patients chacun. Au niveau de la fonction, le score Quick D.A.S.H. a été choisi comme mode d'évaluation principal. Pour la douleur – une échelle numérique de 0 à 10; pour la mobilisation active du pouce – la grande course d'opposition de Kapandji et pour la force – le pitch test pollicidigital terminolatéral. Les résultats ont été notés en pré- et en post-opératoire (entre 10 et 20 semaines). A la fin de cette recherche, l'hypothèse principale et les hypothèses secondaires ont été vérifiées : une amélioration a été notée non pas seulement au niveau de la fonction post-opératoire chez les patients immobilisés pendant deux semaines versus ceux immobilisés pendant quatre semaines, mais aussi au niveau de la douleur, de la mobilisation active et de la force. Même si la migration de la base du premier métacarpien vers le pole distal du scaphoïde pourrait en théorie diminuer l'efficacité biomécanique de la colonne du pouce et la force de la pince pollicidigitale, nos résultats cliniques démontrent qu'il est inutile d'immobiliser une trapézectomie plus de 2 semaines. L'immobilisation post-opératoire après trapézectomie n'a pas besoin de dépasser 15 jours
    • Les lésions ligamentaires de l'inter phalangienne proximale - Etude rétrospective de 108 cas.
      10h50 / 11h00
      Auteur(s) :
      • Célia Boukari (Montpellier)
      • Jean-Claude Rouzaud (Montpellier)

      Abstract : Les entorses et les luxations des IPP mal traitées ou négligées, peuvent exposer à de sévères raideurs de l'IPP. L'abstention thérapeutique ou l'absence d'une prise en charge adaptée peuvent conduire à des complications majeures notamment l'apparition d'un flessum de l'IPP plus ou moins irréductible. Pour répondre à cette problématique il avait été établi au sein de l'Institut Montpelliérain de la Main, un protocole de prise en charge adapté à la gravité de la lésion. L'ensemble des patients éligibles à l'étude avaient été traités selon le protocole de l'Institut. L'échantillon était constitué de 108 lésions ligamentaires de l'IPP, 37 entorses sans arrachement osseux (AO), 29 entorses avec AO, 23 luxations sans AO et 19 luxations avec AO. 94 des lésions ligamentaires de l'échantillon avaient été traitées de façon précoce et 14 de façon tardive. Six critères avaient été retenus pour l'évaluation des résultats. L'objectif de cette étude était de mesurer l'efficacité fonctionnelle du protocole. L'ensemble des patients avait été contrôlé en moyenne à six mois de la date de mise en place du traitement. L'étude démontrait, dans le cas des entorses comme dans le cas des luxations, que le traitement établi n'entraînait aucune lésion iatrogène et conservait les caractéristiques anatomiques de l'IPP. La précocité de la prise en charge était un élément déterminant quel que soit la gravité de la lésion. Les caractéristiques anatomiques et biomécaniques de l'IPP autorisaient une immobilisation en extension. Les luxations, considérées comme le stade ultime des lésions ostéo-ligamentaires, devaient faire l'objet d'une mobilisation immédiate, précoce et protégée, confiée à un Kinésithérapeute entraîné à la rééducation de la main. L'étude démontrait que la mise en place d'un traitement adapté à la gravité de la lésion, diminuait de façon significative le risque de flessum et n'était pas pourvoyeur d'hyperextension résiduelle ni d'instabilité latérale. La précocité de la prise en charge était un élément déterminant, qu'il s'agissait d'une entorse avec ou sans arrachement osseux (AO) ou d'une luxation pure, avec ou sans AO. Les fractures luxations étaient exclues de l'étude.
    11h00 - 12h30
    Salle 252 AB
    MAIN AMPUTÉE - MAIN GREFFÉE - MAIN APPAREILLÉE
    12h30 - 14h00
    Salle 252 AB
    12h30 - 14h00
    Salle 253
    SYMPOSIUM DE L'INDUSTRIE
    12h30 - 14h00
    Salle 251
    12h30 - 14h00
    Salle 231-232 M
    SYMPOSIUM DE L'INDUSTRIE
    SOCIETE FRANCAISE DE CHIRURGIE DE LA MAIN
    GEMMSOR
    GEM CONGRES
    L+/LMS - PHP: 0.102s - Smarty: 0.12s - Total: 0.222s - Docs
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