55ème congrès
Société française
de Chirurgie de la main
35ème congrès SFRM GEMMSOR
Président du congrès du GEM : Philippe Liverneaux
Président du congrès du GEMMSOR : Michel Boutan

Programme
> Le programme en détail

jeudi 19 décembre 2019

16h00 - 16h30
Amphithéâtre Bleu
Pause et visite de l'exposition
16h00 - 16h30
Salle 252 AB
Pause et visite de l'exposition
16h00 - 16h30
Salle 251
Pause et visite de l'exposition
16h00 - 16h30
Hall d'Exposition
Pause et visite de l'exposition
16h30 - 18h00
Amphithéâtre Bleu
Le chirurgien de la main face à ses défis juridiques
Modérateur(s) : Yves Jacob (Metz)
  • Introduction
    16h30 / 16h35
    Auteur(s) :
    • Yves Jacob (Metz)

    Gem

  • La responsabilité du chirurgien
    16h35 / 16h45
    Auteur(s) :
    • Mme Le Conseiller D. Duval-Arnould (Paris)

    GEM

  • Le chirurgien face à l'intelligence artificielle
    16h45 / 16h55
    Auteur(s) :
    • Claude Vaislic (Paris)
  • Internet et e-reputation
    16h55 / 17h05
    Auteur(s) :
    • Alain Bensoussan (Paris)

    Gem

  • La culpabilisation
    17h05 / 17h15
    Auteur(s) :
    • Georges Lacoeuilhe (Paris)

    gem

  • L'impact du numérique dans la relation de soin
    17h15 / 17h25
    Auteur(s) :
    • Lina Williatte (Lille)
  • Peut-on porter plainte contre son chirurgien?
    17h25 / 17h35
    Auteur(s) :
    • Henry Coudane (Nancy)

    Gem

  • Les effets de mode en chirurgie de la main
    17h35 / 17h45
    Auteur(s) :
    • Christophe Rizzo (Lyon)

    Gem

  • Discussion
    17h45 / 18h00
    Auteur(s) :
    16h30 - 18h00
    Salle 252 AB
    MAIN PÉDIATRIQUE
    Modérateur(s) : Pascal Jehanno (Paris), Alexandra Forli (Grenoble)
    • Traitement des mains botes radiales sévères par une technique en deux temps : distraction suivie d'une centralisation
      16h30 / 16h38
      Auteur(s) :
      • Georges Pfister (Paris)
      • Malo Le Hanneur (Paris)
      • Sandra Wahlen (Paris)
      • Nathaly Quintero (Saint-Maurice)
      • Manon Bachy (Paris)
      • Franck Noël Fitoussi (Paris)

      Abstract : Evaluer les résultats à moyen terme après centralisation par une technique en 2 temps dans les mains botes radiales sévèresUne étude rétrospective observationnelle a été conduite parmi les patients opérés pour agénésie radiale de 1994 to 2016. La réaxation a été effectué par allongement par distraction externe par fixateur externe double rail suivi d'une centralisation par broche centromédullaire. La correction était évaluée par plusieurs mesures radiologiques relevées en préopératoire et au dernier recul : l'angle formé entre l'axe de M3 et l'ulna proximal, l'angle formé entre l'axe de M3 et la perpendiculaire à l'épiphyse ulnaire, la translation mesurée par la distance entre la base de M3 et l'ulna distal et la courbure de l'ulna mesurée par l'angle entre l'axe de l'ulna proximal et l'axe de l'ulna distal.Trente et une mains botes radiales ont bénéficié d'un traitement de réaxation : 5 présentaient une agénésie radiale type 2,2 de type 3 et 24 de type 4. L'inclinaison radiale moyenne était de 64 degrés. L'âge moyen à la première intervention était de 2 ans. Les patients ont bénéficié de 5 interventions en moyenne. La durée moyenne de suivi est de 5 ans (extrêmes : 1 à 11 ans). L'angulation moyenne M3-ulna proximal résiduelle moyenne était de 17 degrés, la correction moyenne était de 49 degrés. La complication la plus fréquente était la migration des broches ou l'insuffisance de leur longueur secondaire à la croissanceLa technique de distraction-réduction en deux temps permet une meilleure conservation dans le temps de la réduction que les techniques sur les parties molles et s'affranchit des complications suite aux libérations extensives des parties molles et aux résections carpiennes. Elle respecte la croissance de l'ulna distale et est plus simple que les techniques de transfert d'os vascularisé.La technique en deux temps de distraction par fixateur externe puis centralisation par broche permet de bons résultats à long moyen terme. La complication principale est la migration des broches de centralisation. Des avancées technologiques concernant le matériel qui suivrait l'allongement de l'ulna pendant la croissance permettrait de limiter ces complications.
    • Pollicisation dans la prise en charge des hypoplasies et aplasies congénitales du pouce, résultat fonctionnel, à propos de 12 cas.
      16h38 / 16h46
      Auteur(s) :
      • Pierre Curings (Lyon)
      • Hadrien Tilliet Le Dentu (Nantes)
      • Audrey Leduc (Nantes)
      • Perrine Ridel (Nantes)
      • Pierre Perrot (Nantes)
      • Antoine Hamel (Nantes)
      • Franck Duteille (Nantes)

      Abstract : Le traitement chirurgical de l'aplasie / hypoplasie congénitale du pouce reste une intervention exigeante sur le plan technique. Elle est généralement bien acceptée dans les aplasies, plus difficilement dans les hypoplasies sévères en raison de la persistance d'un pouce même non fonctionnel. C'est pourtant souvent la seule solution afin de redonner à l'enfant les possibilités d'une prise pollici-digitale, garant d'une excellente fonction de la main. Nous avons décidé d'évaluer à distance les résultats de cette intervention.Nous avons revu tous les enfants opérés d'une pollicisation de l'index dans le cadre d'une aplasie congénitale du pouce entre 2006 et 2018. La consultation et l'évaluation était réalisée en présence d'un rééducateur spécialisé. Les caractéristiques analytiques et fonctionnelles des néo-pouces étaient évaluées, ainsi que le retentissement sur la vie quotidienne de l'enfant.Douze pollicisations ont été réalisées, sur 10 patients. L'âge moyen lors de l'intervention était de 20 mois (10 ; 43). Il s'agissait d'un stade Blauth IIIB dans 3 cas, d'un stade IV dans 3 cas, et d'un stage V dans 6 cas. Sept enfants, et 8 mains pollicisées, ont pu être réévalués. Le recul post opératoire moyen était de 6,5 ans. L'âge moyen à l'examen était de 7,7 ans (3,3 ; 12,1). Ils présentaient un score de Percival moyen de 18 sur 22. Le « video assisted scoring system » adapté retrouvait un score moyen de 11 sur 14. Les enfants décrivaient pour 5 d'entre eux une gêne psychosociale momentanée, et chez 3 d'entre eux une gêne toujours présente.La pollicisation de l'index dans l'aplasie/ hypoplasie congénitale du pouce reste pour nous le seul moyen de redonner une fonction normale à la main. Les résultats rapportés (validés par une évaluation reproductible et chiffrée) sont bons à très bons chez la majorité des patients. Cette intervention permet d'améliorer la qualité de vie des patients ayant bénéficié de cette intervention.La pollicisation reste pour nous la seule intervention capable de recréer un néo-pouce et une prise pollici-digiatle en cas d'aplasie ou d'hypoplasie sévère du pouce (stade IIIB) . L'évaluation des résultats de notre série sont bons et montrent le gain apportée par cette intervention.
    • Libération circonférentielle des sillons de constrictions des membres en un temps dans la maladie amniotique et fermeture cutanée directe circulaire.
      16h46 / 16h54
      Auteur(s) :
      • Benjamin Dufournier (Paris)
      • Stephane Guero (Paris)
      • Marine de Tienda (Paris)
      • Caroline Dana (Paris)
      • Christophe Glorion (Paris)
      • Arielle Salon (Paris)
      • Stéphanie Pannier (Paris)

      Abstract : La maladie des brides amniotiques est une maladie rare caractérisée par des sillons de constrictions en particulier au niveau des membres. La technique classique associe l'excision du sillon et la réalisation d'une plastie en Z ou en W-Y en un ou deux temps. L'objectif de cette étude est de rapporter les résultats esthétiques et fonctionnels d'une suture directe circonférentielle après résection circulaire en un temps des sillons de constrictions. Cette étude rétrospective et multicentrique a porté sur la faisabilité et les résultats d'une chirurgie de résection directe en un temps d'un ou des sillon(s) d'un membre. Tous les enfants atteints de maladie des brides amniotiques et opérés entre 2000 et 2018 ont été inclus. Les critères d'exclusion étaient l'absence de maladie amniotique et l'utilisation d'une plastie en Z ou WY. L'évaluation clinique rétrospective était basée sur la fonction du membre et l'aspect clinique de la cicatrice au cours du suivi, l'existence de complications post-opératoires et la nécessité ou non d'une reprise chirurgicale. Les échelles POSAS et de Vancouver ont permis d'évaluer la qualité de la cicatrice et d'établir un score global de satisfaction. 18 patients présentant une maladie amniotique et opérés d'une résection d'au moins un sillon par résection circulaire ont été inclus. L'âge moyen de la chirurgie était de 11 mois [0-32]. Le recul moyen était de 4 ans [0-19].Un seul patient a été réopéré pour persistance d'un lymphœdème et résection insuffisante. Pour les autres, aucune complication cicatricielle, vasculaire, neurologique ni lymphatique n'a été relevée en post-opératoire ni au dernier recul. Les résultats esthétiques objectivés par les médecins et par les parents étaient satisfaisants. Concernant l'échelle POSAS, le score de l'observateur était de 11,3 [7-16] et celui des parents de 11,5 [8-19], l'opinion générale de l'observateur était de 2,1 [2-3] et celui des parents de 2,1 [1-4]. Concernant l'échelle de Vancouver, le résultat moyen était satisfaisant de 2,5 [1-4].La résection circulaire et la fermeture directe en un temps par suture simple a apporté des résultats fonctionnels et esthétiques satisfaisants. Il s'agit d'une technique simple nécessitant néanmoins l'excision totale de tous les tissus pathologiques constricteurs.
    • La chirurgie de la main de l'enfant lors des missions dans un SOS Main D'Afrique Noire Francophone
      16h54 / 17h02
      Auteur(s) :
      • Hugues Tiemdjo (CAMEROUN)
      • Pierre-Yves Milliez (Rouen)
      • François Moutet (Grenoble)
      • Bruno Salazard (Marseille)
      • Roberto Beccari (Rouen)
      • Patrick Meredith (SWITZERLAND)
      • Yves Pichot (Grenoble)

      Abstract : L'Afrique noire francophone compte très peu de chirurgiens de la main et la spécialité est encore inconnue même du corps médical. La chirurgie de la main de l'enfant est encore plus dramatique, le conseil donné aux parents étant d'aller en Europe ou d'attendre que l'enfant soit grand. Le but de ce travail était d'évaluer la chirurgie de la main de l'enfant dans le cadre de missions chirurgicales effectuées dans un centre SOS Main d'Afrique noire Francophone. Il s'agissait d'une étude rétrospective de février 2014 à janvier 2019 concernant six missions, avec cinq chirurgiens de la main et un médecin anesthésiste, tous séniors, ainsi que le chirurgien de la main hôte. Trois rééducateurs de la main, membre du Gemmsor, ont participé à trois missions permettant de rééduquer et d'appareiller les mains d'enfants opérés ou non.Les six missions ont comporté des consultations, 5 missions des actes chirurgicaux. Sept enfants ont été opérés pour neuf mains. Il s'agissait de mains congénitales dans six cas, de séquelles de brûlures dans deux cas et d'une main traumatique. La chirurgie bilatérale a concerné une main botte radiale et un syndrome d'Apert. Les interventions se sont bien déroulées, l'évolution favorable sans complications majeures. Quelques nécroses de pointes de lambeaux et de greffes de peau ont été gérées par le chirurgien hôte. Chirurgiens, anesthésiste et rééducateurs ont affirmé avoir beaucoup appris lors de ces missions. Les bénéfices de ces missions sont multiples : pour les enfants qui obtiennent un résultat fonctionnel et esthétique réduisant leur handicap avec leur cortège de drames familiaux et sociétaux. Pour le chirurgien hôte, qui reçoit un compagnonnage pour ces interventions, lui permettant de les réaliser seul par la suite. Le chirurgien en mission ressent un enrichissement humain d'avoir été utile, mais les bénéfices sont également professionnels par la richesse des cas rencontrés, par les échanges avec le chirurgien local, car le contact avec l'esprit d'ingéniosité et de débrouillardise des chirurgiens locaux qui obtiennent beaucoup avec peu de moyens est toujours stimulant. Les missions de chirurgie de la main de l'enfant auprès des chirurgiens de la main exerçant en Afrique noire Francophone sont à encourager et à promouvoir. La présence de médecin anesthésiste et de rééducateur de la main est un véritable plus dans les soins apportés aux enfants.
    • Traitement des duplications du pouce Wassel IV : intérêt de l'abord dorso-palmaire et du recentrage tendineux, étude comparative à recul moyen de 5 ans
      17h02 / 17h10
      Auteur(s) :
      • Marine de Tienda (Paris)
      • Stéphanie Pannier (Paris)
      • Stephane Guero (Paris)
      • Arielle Salon (Paris)

      Abstract : Les duplications du pouce de forme métacarpo-phalangienne (MP), ou type 4 selon Wassel présentent des enjeux difficiles : mobilité, stabilité MP, et prévention des déviations. Les techniques classiques règlent de façon extemporanée les désaxations MP et interphalangienne (IP) par des ostéotomies étagées par abord dorsal ou latéral et brochage. Si les résultats immédiats sont bons, les interlignes dévient avec la croissance. Nous avons défini de nouveaux tracés permettant un abord dorso-palmaire. Cette étude compare les techniques classiques à l'abord dorso palmaire et montre l'intérêt d'une meilleure compréhension des anomalies tendineuses.Cette étude rétrospective comparative menée entre 2003 et 2016 portait sur un premier groupe d'enfants opérés entre 9 et 36 mois par voie dorsolatérale avec ostéotomie du métacarpien et/ou de la première phalange synthésée par broche axiale. Un deuxième groupe de duplications était abordé par une incision hélicoïdale. Les résultats fonctionnels, radiographiques et esthétiques étaient évalués par un examinateur indépendant.L'abord proximal de la voie hélicoïdale débutait dans les plis cutanés dorsal et radial de la MP permettant la chondrotomie de P1 et la recoupe des condyles. L'incision se poursuivait obliquement en Bruner palmaire à la pulpe permettant un abord du canal digital pour recentrer le fléchisseur, lever les adhérences et reconstruire les poulies. Une clinodactylie jusqu'à 20° était tolérée chez les enfants de moins de 3 ans.39 patients ont été revus avec un recul moyen de 5 ans. Le taux de reprise était significativement supérieur dans le premier groupe, 44% vs 32%, p<0,05. Les mobilités IP étaient significativement meilleures dans le deuxième groupe, [-10/30] vs [-5/45], p<0.05, avec moins d'hyperlaxité. Les reprises étaient des ostéotomies ou recentrages par un contre abord palmaire dans le premier groupe et plasties cutanées ou greffes dans le second.L'amélioration des résultats fonctionnels nécessite un recentrage tendineux et la limitation des ostéotomies. L'abord hélicoïdal permet de ne pas encourir les risques vasculaires et trophiques d'un double abord et les reprises, cutanées, sont plus faciles à gérer.Le traitement des Wassel 4 est difficile et le taux de reprise est important. L'abord hélicoïdal dorsopalmaire permet une meilleure compréhension des anomalies tendineuses et le recentrage du fléchisseur limite les désaxations secondaires. Cette voie comporte un faible risque vasculaire et laisse peu de séquelle esthétique à la face sociale de la main.
    • Utilisation d'ancillaires personnalisés pour la réalisation d'ostéotomies des deux os de l'avant-bras chez l'enfant : résultats préliminaires.
      17h10 / 17h18
      Auteur(s) :
      • Franck Noël Fitoussi (Paris)
      • Manon Bachy (Paris)
      • Malo Le Hanneur (Paris)
      • Romain Laurent (Paris)

      Abstract : Les déformations post-traumatiques ou malformatives des deux os de l'avant-bras sont souvent responsables d'une gêne fonctionnelle, douloureuses et/ou esthétique. Lorsqu'une correction chirurgicale est indiquée, l'analyse des déformations et la planification des ostéotomies est parfois complexe. Elle est néanmoins facilitée par la reconstruction tridimensionnelle du segment antébrachial. Grâce à l'impression tridimensionnelle, cette reconstruction permet aussi la fabrication d'ancillaires chirurgicaux personnalisés. Les objectifs de cette étude sont l'évaluation de la fiabilité de ces ancillaires et leur bénéfice sur la réalisation et la durée de l'acte chirurgical.Six avant-bras de six patients d'âge médian 13,9 ans (10,6-17,3) et tous opérés en 2018 ont été inclus. Il s'agissait de trois cals vicieux post traumatiques, d'une épiphysiodèse du radius distal et deux déformations de Madelung. Les ostéotomies des deux os de l'avant-bras ont été réalisées grâce à des ancillaires sur mesure. Ils étaient conçus par impression tridimensionnelle au cours d'une planification préopératoire avec des ingénieurs sur des scanners des 2 avant-bras. Ils étaient composés d'un guide d'ostéotomie et d'un guide de préforage des vis de la plaque d'ostéosynthèse. La réduction après ostéotomie s'effectue sur des plaques d'ostéosynthèse conformées en préopératoire. La durée opératoire a été quantifiée. Les complications per et postopératoires ont été rapportées. Des mesures radiologiques postopératoires ont été comparées aux données de la planification.La correction de la déformation était conforme à la planification dans tous les cas. La durée médiane de garrot était de 120 min (90-120). Une paralysie radiale régressive a été constatée en post opératoire.Les ancillaires personnalisés ont permis des corrections précises et conformes à la planification. La durée opératoire a été réduite et devrait encore diminuer avec l'expérience. Le bon positionnement des guides doit prendre en compte les parties molles, non représentées sur les reconstructions osseuses lors de la planification, ainsi que leur encombrement, ce qui oblige à anticiper le type d'abord chirurgical. La fabrication de ces ancillaires représente néanmoins un coût non négligeable. Leur conception nécessite à ce jour la réalisation d'une tomodensitométrie source d'une irradiation supplémentaire pour ces jeunes patients. Une alternative pourrait être l'utilisation de coupes d'IRM.L'utilisation d'ancillaires personnalisés pour la correction des déformations de l'avant-bras permet la réalisation précise de la planification pré opératoire. Leur bénéfice semble supérieur aux contraintes liées au temps passé à la planification pré opératoire.
    • Evaluation des plaies de la main par grillage chez l'enfant : étude rétrospective sur 5 ans
      17h18 / 17h26
      Auteur(s) :
      • Pauline Savidan (Paris)
      • Anne Laure Simon (Paris)
      • Chloe Plomion (Paris)
      • Virginie Mas (Paris)
      • Brice Ilharreborde (Paris)
      • Pascal Jehanno (Paris)

      Abstract : Les plaies représentent 31% des traumatismes de la main de l'enfant. Parmi ces plaies, le mécanisme par grillage est responsable de plaies délabrantes avec des lésions cutanées souvent longitudinales. Ces plaies nécessitent une exploration chirurgicale à la recherche de lésions vasculaires et nerveuses. Le but de cette étude était de décrire les lésions retrouvées lors de l'exploration chirurgicale et les potentielles complications à long terme chez l'enfant. Toutes les plaies par grillage traitées entre 2013 et 2017 dans un centre de SOS main pédiatrique ont été revues de manière rétrospective. Les critères d'inclusion étaient l'âge <18 ans et les plaies nécessitant une exploration chirurgicale (palmaires ou dorsales). Les ring finger ont été exclus. Ont été analysés, outre les données démographiques habituelles, la localisation et l'étendue des lésions cutanées et l'association ou non à des lésions nerveuses, vasculaires et tendineuses. Au dernier recul ont été recueillis les complications et les reprises chirurgicales. 60 patients (47 garçons, 13 filles) présentaient une plaie par grillage (âge moyen 13,7 ans). Celle-ci étaient longitudinales avec un délabrement cutané important, majoritairement palmaires (58 cas) et 42 patients avaient plus de 12 ans au moment de l'accident. L'exploration chirurgicale a révélé chez 11 patients au total, 5 lésions vasculaires, 8 sections nerveuses et 3 lésions tendineuses. Au dernier recul, 6 patients ont eu une reprise pour bride cutanée entrainant un flexum de doigt avec limitation des mobilités. Le geste chirurgical consistait en une plastie en Z associée à une ténolyse des fléchisseurs (3 cas) avec ou sans arthrolyse (3 cas). Aucune infection postopératoire n'a été rapporté. La plaie de main par grillage est un mécanisme peu fréquent (6,1%), et se voit surtout présente chez les adolescents. Les lésions vasculo-nerveuse et tendineuses ne sont pas systématiques (18,3%) malgré l'importance des délabrements cutanés associés à ces plaies. Au dernier recul, seulement 10% des patients ont développé un flexum de doigt ou de main sur bride cutanée malgré le caractère longitudinal et étendu avec nécessité de réaliser une deuxième intervention.. Les plaies de main par grillage sont associées à des plaies cutanées délabrantes mais exposent moins aux lésions tendineuses et vasculo-nerveuse. Leur évolution est favorable au plan des brides cutanées dans la majorité des cas et les plasties en Z préventives n'ont donc pas d'indication à titre systématique.
    • Rétablissement de l'extension du pouce par transfert d'extenseur propre de l'index chez les enfants atteints de pouce flexus adductus : à propos de neuf cas
      17h26 / 17h34
      Auteur(s) :
      • Monia El Kinani (Nantes)
      • Franck Duteille (Nantes)

      Abstract : Le pouce flexus adductus est une affection congénitale rare caractérisée par une flexion permanente de l'articulation métacarpo-phalangienne donnant l'aspect de « pouce dans la paume ». Le traitement chirurgical intervient généralement en cas d'échec d'un traitement orthopédique. Nous présentons une série de 6 enfants atteints de pouce flexus adductus ayant bénéficié d'une réanimation par transfert de l'extenseur propre de l'index dans notre centre.Nous avons réalisé un recueil rétrospectif de données à partir de notre logiciel informatique. La période étudiée s'étend de 2001 à 2018. Les dossiers des enfants vus en consultation pour pouce flexus adductus ont été analysés. Les enfants ayant bénéficié d'une chirurgie ont été recontactés voire vus en consultation à distance. L'évaluation portait sur l'amplitude d'extension métacarpophalangiene et les éventuelles séquelles au site donneur.Sur plus de dix enfants vus en consultation, six ont été opérés (neuf mains). Cinq enfants (83%) présentaient d'autres malformations associées. L'âge moyen lors de l'intervention chirurgicale était de 19 mois (12 à 20 mois). Pour chaque cas (100%) le transfert tendineux a été réalisé à partir de l'extenseur propre de l'index. Lors de la consultation post opératoire à 6 semaines, tous les enfants présentaient une extension physiologique du pouce. Une seconde intervention pour allongement du transfert a été nécessaire dans un cas (11%). Un déficit d'extension de l'index a été retrouvé dans un cas (11%). A 6 mois, tous les enfants ont pu être revus et tous présentaient une extension active complète. La chirurgie dans le traitement du pouce flexus adductus doit intervenir lorsque le traitement orthopédique est insuffisant. Nos résultats sont concordants avec ceux retrouvés dans la littérature. Nous n'avons toutefois pas de données concernant le traitement des malformations complexes, comme l'arthrogrypose (pourtant cause fréquente de pouce flexus adductus) et dont la prise en charge doit intégrer l'ensemble des éléments pathologiques.La réalisation d'un transfert tendineux à partir de l'extenseur propre de l'index pour rétablir l'extension du pouce, après échec du traitement orthopédique, nous paraît être la technique de choix chez les enfants présentant un pouce flexus adductus.
    • Les duplications vraies du pouce sont des fentes radiales
      17h34 / 17h42
      Auteur(s) :
      • Stephane Guero (Paris)

      Abstract : Le pouce est le dernier doigt à se former. Pour certains auteurs, cela explique sa plus grande sensibilité aux dysembryoplasiesMatériel: Revue de la littérature récente de l'embryologie humaine et de la Biologie du Développement du membre supérieur, illustrée par de nombreux exemples cliniques tirés de notre expérience dans le traitement des duplications du pouces et des polydactylies pré-axiales complexesAu regard des dernières avancées de la Biologie du Developpement, il est possible de faire la différence entre les polydactylies préaxiales associées à des triphalangies et les duplications vraies. Dans le premier cas, il s'agit de mutation sur la zone de controle (ZRS) du gène de Sonic Hedgehog responsable de l'expression de la zone de polarisation (ZPA). . Dans le second cas, il semble s'agir d'une anomalie de l'interaction entre l'ectoderme de la crête apicale et du mésoderme sous-jacent lors de l'induction de la plaque pré-cartilagineuse du premier rayon. Ce phénomène est connu dans les fentes centrales et peut probablement se produire sur le premier rayon, sensible aux dérèglements embryologiquesLa compréhension de l'origine des duplications vraies a de nombreuses implications en pratique. Elle permet de comprendre les confusions des différentes classifications y compris celle de Wassel. Elle est un modèle très commode pour expliquer aux parents les anomalies anatomiques des pouces "dupliqués" car il s'agit d'un pouce qui s'est séparé en deux. Aucun pouce n'est totalement normal et cela explique les difficultés du traitement chirurgical: il ne s'agit pas seulement d'enlever un pouce surnuméraire mais de reconstruire un pouce esthétique, fonctionnel et ce, pendant toute la durée de la croissance.
    • Libération des syndactylies congénitales simples sans greffe de peau par utilisation du lambeau Oméga dorsal modifié : à propos de 37 cas.
      17h42 / 17h50
      Auteur(s) :
      • Charlotte Leblanc (Toulouse)
      • Franck Accadbled (Toulouse)
      • Abdelaziz Abid (Toulouse)

      Abstract : La syndactylie embryonnaire est l'anomalie congénitale la plus fréquente de la main. Plusieurs techniques de libérations ont été décrites. Elles sont souvent associées à des greffes de peau. Ces dernières sont souvent responsables de séquelles esthétiques et fonctionnelles. Afin d'éviter les inconvénients des greffes de peau, nous utilisons une technique de libération des syndactylies simples par lambeau Oméga dorsal modifiée. L'objectif de cette étude est de décrire cette technique et d'évaluer ses résultats à moyen terme. Etaient exclus de cette étude les syndactylies complexes, acquises, les maladies des brides amniotiques et les syndromes polymalformatifs. Une évaluation monocentrique rétrospective était réalisée chez 28 patients présentant 37 syndactylies. Le lambeau Omega dorsal est modifié au niveau de sa taille (plus court et plus étroit) mais également au niveau de son positionnement (plus distal). La base du lambeau est décalée d'un centimètre en distal par rapport aux têtes métacarpiennes. La pointe est arrêtée à hauteur des 2/3 proximaux de la première phalange. Les incisions de libération en zigzag se situent dans la fusion interdigitale. Aucune greffe de peau n'y était associée.L'âge moyen lors de la chirurgie était de 16,2 mois (5,5-110,5). Le recul moyen était de 29 mois (12-110,5). Au dernier recul, un seul enfant présentait deux rétractions commissurales de grade 2 de Withey nécessitant chacune une reprise chirurgicale. Un épaississement de la cicatrice sans rétraction commissurale a été constaté dans un cas (grade 1 de Withey). Aucune autre complication cicatricielle ou fonctionnelle n'est survenue au dernier recul. Aucun cas de nécrose ni infection n'a été noté. Le taux de complication est jugé très faible (5,9%). Il est significativement à la présence d'une syndactylie complexe adjacente (p<0,01). Notre population est représentative de celle retrouvée dans la littérature. La modification du lambeau Omega dorsal a permis d'éviter l'utilisation des greffes de peau avec un faible taux de complication. Les lambeaux Omega dorsal modifiés permettent de respecter la pente et la profondeur de la commissure tout en évitant des cicatrices dorsales sur la face sociale de la main. Cette nouvelle technique de libération des syndactylies congénitales simples est tout à fait séduisante. Les résultats fonctionnels et esthétiques à moyen terme sont très encourageants.
    • Lambeau circonférentiel en rotation pour la stabilisation longitudinale du radius
      17h50 / 17h58
      Auteur(s) :
      • Maged El Shennawy (EGYPT)

      Abstract : Surgical management of radial longitudinal deficiency (RLD) aimed to correct the wrist radial deviation by centralizing the carpus upon the ulnar distal end, conjointly with soft tissue structures balancing around the wrist, whilst preserving the distal ulnar physis growth potential. Although, several skin incisions were used for centralization procedure, but few of them dealt with the issue of substantial skin tension radially with available redundant skin ulnarly, and the difficulty for full access of the radio-volar aspect for fully release the tethering structures.Nineteen wrists in 13 patients with RLD of Bayne and Klug type IV, were operated on by centralization using circumferential rotational flap between 2008 and 2017. The average age at the time of centralization was 18.5 months. Follow-up evaluation was done at 3 months intervals, average follow-up was 42 months. Patients were evaluated at postoperative follow-up according to the clinical appearance of scar, wrist stability, and radiological parameters on preoperative and postoperative radiographs.Encouraging primary wound healing, and on the latest follow-up; a smooth satisfactory wrist contour was restored, significant improvement of the hand forearm angle (HFA) and hand forearm position (HFP) compared with the preoperative measures, and a significant ulna growth continued postoperatively signifying no distal ulnar physis injury occurred. Parents were satisfied with the resulted esthetics and function of the hand, which would be attributed to the improved stability of the carpo-ulnar pseudo-articulation.This flap allowed excellent access to the radio-volar aspect of the wrist, and facilitates rotation of the ulnar redundant skin in a radio-volar direction, whilst rotating the distal hand and carpus into ulnar-sided direction, provided additional skin to the radial aspect. It was safely used for centralization procedure in this study preserving the growth potential of the distal ulna without memorable complications attributed to the flap, leaving a smooth satisfactory contoured wrist.A circumferential rotational flap was safely used for centralization procedure in this study, provided additional skin on the radial aspect and take up the slack on the ulnar aspect and gave excellent access to the wrist and surrounding soft tissue structures without recorded complications attributed to the flap.
    16h30 - 17h45
    Salle 251
    L'EPAULE
    Modérateur(s) : Eric Delmares (Marseille), Alexandre Cerlier (Marseille)
    • Diagnostique kinésithérapique dans les compressions du scalène et de la pince costo claviculaire du plexus brachial
      16h30 / 16h46
      Auteur(s) :
      • Pascal Pommerol (Lyon)
      • Vincent Jacquemin (Villefranche Sur Saône)
    • Diagnostic kinésithérapique du syndrome du petit pectoral et du billot humérale
      16h46 / 17h02
      Auteur(s) :
      • Pascal Pommerol (Lyon)
      • Vincent Jacquemin (Villefranche Sur Saône)
    • Tests cliniques de l'épicondylalgie latérale d'origine neurale
      17h02 / 17h18
      Auteur(s) :
      • Pascal Pommerol (Lyon)
      • Vincent Jacquemin (Villefranche Sur Saône)
    • Evaluation des TMS en rééducation associée à celle de la ceinture scapulaire. A propos d'une série de 26 patients
      17h18 / 17h28
      Auteur(s) :
      • Simon Chauchard (Trelaze)
      • Frédéric Degez (Trélazé)
    • Présentation d'une technique de rééducation pour l'épicondylalgie : Mulligan's mobilization with movement
      17h28 / 17h38
      Auteur(s) :
      • Charlotte Warambourg (Caluire Et Cuire)
    • Discussion
      17h38 / 17h45
      Auteur(s) :
      17h45 - 18h30
      Salle 251
      LA MALADIE DE DUPUYTREN
      Modérateur(s) : Joel Rezzouk (Dax), Vanina Quilici (Auxerre)
      • Quelle attelle et quelle rééducation après quelle chirurgie de la maladie de Dupuytren?
        17h45 / 17h52
        Auteur(s) :
        • Regis Legré (Marseille)
      • Les spécificités de la maladie de Dupuytren chez la femme
        17h52 / 18h02
        Auteur(s) :
        • Tessadit Aissaoui (Lyon)
      • Les attelles après une chirurgie de Dupuytren sont-elles sur-utilisées?
        18h02 / 18h12
        Auteur(s) :
        • Denis Gerlac (Echirolles)
      • Réhabilitation après une chirurgie de la maladie de Dupuytren
        18h12 / 18h22
        Auteur(s) :
        • Catherine Fonteille (Annecy)
        • Sylvie Pernodet (Annecy)
      • Conclusion
        18h22 / 18h27
        Auteur(s) :
        • Regis Legré (Marseille)
      • Discussion
        18h27 / 18h30
        Auteur(s) :
        18h00 - 19h45
        Hall d'Exposition
        Wine and Cheese et vente aux enchères au profit de l'association GEM HUMANITAIRE
        18h45 - 20h00
        Amphithéâtre Bleu
        18h45 - 20h00
        Salle 251

        vendredi 20 décembre 2019

        08h00 - 09h30
        Amphithéâtre Bleu
        Table Ronde Commune SFCM/SFRM-GEMMSOR: Prise en charge des traumatismes fermés de la main du sportif
        Modérateur(s) : Serge Rouzaud (Pessac), Sybille Facca (Strasbourg)


        • Les troubles vasculaires
          08h00 / 08h06
          Auteur(s) :
          • Dominique Stéphan (Strasbourg)
        • Les troubles vasculaires, expérience kiné chez le pelotari
          08h06 / 08h10
          Auteur(s) :
          • Grégory Mesplie (Biarritz)
        • Discussion
          08h10 / 08h13
          Auteur(s) :
          • Le Jersey Finger
            08h13 / 08h19
            Auteur(s) :
            • Sybille Facca (Strasbourg)
          • Le Jersey Finger
            08h19 / 08h25
            Auteur(s) :
            • Alexandre Bodin (Strasbourg)
          • Discussion
            08h25 / 08h28
            Auteur(s) :
            • Les lésions de poulie : physiologie, examen clinique, indications de chirurgie
              08h28 / 08h36
              Auteur(s) :
              • François Moutet (Grenoble)
            • Les lésions de poulie : rééducation-orthèse lors d'un traitement non-chirurgical
              08h36 / 08h44
              Auteur(s) :
              • Eric Delmares (Marseille)
            • Les lésions de poulie : suture directe
              08h44 / 08h47
              Auteur(s) :
              • André Gay (Marseille)
            • Les lésions de poulie : spécificité orthèse-rééducation après une suture directe
              08h47 / 08h50
              Auteur(s) :
              • Maxime Fourmy (Marseille)
              • Lionel Philip (Marseille)
            • Discussion
              08h50 / 08h57
              Auteur(s) :
              • Les entorses luxations MP du pouce : physiologie, examen clinique, indication de chirurgie
                08h57 / 09h03
                Auteur(s) :
                • Isabelle David (Meylan)
              • Les entorses luxations MP du pouce : prise en charge, rééducation
                09h03 / 09h09
                Auteur(s) :
                • Dominique Thomas (Grenoble)
              • Discussion
                09h09 / 09h12
                Auteur(s) :
                • Les entorses luxations IPP : physiologie, examen clinique, indication de chirurgie
                  09h12 / 09h16
                  Auteur(s) :
                  • Erle Weltzer (Bordeaux)
                • Les entorses luxations IPP : dualité sur la plaque palmaire extension immédiate ou remise en charge progressive
                  09h16 / 09h22
                  Auteur(s) :
                  • Jean-Claude Rouzaud (Montpellier)
                  • Serge Rouzaud (Pessac)
                • Les entorses luxations IPP : traiement du flessum séquellaire - statiques progressifs par tubes en séries
                  09h22 / 09h27
                  Auteur(s) :
                  • Serge Rouzaud (Pessac)
                • Discussion
                  09h27 / 09h30
                  Auteur(s) :
                  08h00 - 09h00
                  Salle 252 AB
                  DIVERS
                  Modérateur(s) : Kamel Guelmi (Le Havre), Stéphanie Gouzou (Strasbourg)
                  • Prise en charge des ténosynovites infectieuses des fléchisseurs de la main: revue de 127 cas et proposition d'un protocole de service
                    08h00 / 08h08
                    Auteur(s) :
                    • Clément Dujeux (Caen)
                    • Mélanie Malherbe (Caen)
                    • Jocelyn Michon (Caen)
                    • Anna Fournier (Caen)
                    • Francois Guerin (Caen)
                    • Christophe Hulet (Caen)
                    • Daniel Canoville (Caen)

                    Abstract : Les ténosynovites infectieuses (TSI) des fléchisseurs de la main sont des affections fréquentes aux lourdes conséquences en l'absence de traitement adéquat, pour lesquelles il n'y a pas de consensus sur l'utilisation des antibiotiques. Plusieurs modalités chirurgicales mini-invasive ou à ciel ouvert sont possibles pour traiter respectivement les TSI de stades 1 et 2 (selon les pratiques usuelles) mais l'antibiothérapie n'est pas codifiée. A partir d'une cohorte rétrospective, nous tenterons d'identifier les facteurs de risque d'échec afin de proposer un protocole de prise en charge (chirurgie et antibiothérapie) des TSI.Nous avons rétrospectivement revu les TSI des fléchisseurs de la main prises en charge au CHU de Caen entre le 01/01/2013 et le 01/01/2018. Les critères d'inclusion étaient la confirmation du diagnostic clinique en per-opératoire et un recul post-antibiothérapie minimal de 6 mois. Etaient évalués le terrain, la prise en charge chirurgicale, l'antibiothérapie (molécule, mode d'administration et durée) et le résultat thérapeutique à 6 mois ou plus. Durant la période d'inclusion, 127 patients ont été inclus. Parmi eux, 46,46% présentaient des comorbidités associées, le germe le plus souvent identifié était un staphylocoque (54,23%), 32,3% étaient opérés à ciel ouvert et 58,3% en mini-invasif, tous bénéficiaient d'une antibiothérapie post-opératoire. L'antibiothérapie par AUGMENTIN couvrait 94,52% des germes identifiés. L'administration de l'antibiothérapie par voie IV ou IV et PO n'apportait aucun bénéfice par rapport à un traitement exclusivement oral (p= 0,65). La durée de l'antibiothérapie post-opératoire inférieure à 7 jours, entre 7 et 14 jours ou supérieure à 14 jours n'entrainait pas de différence significative sur la guérison (p= 0,14). Cependant traiter pour une durée inférieure à 7 jours contre traiter pour une durée de 7 à 14 jours, semblait être associé à un risque 4,5 fois plus important d'échec, bien que non significatif (p=0,07). On n'observait pas de différence entre le traitement chirurgical à ciel ouvert et le mini-invasif (p=0,96) pour les TSI de stades 1 et 2 avec des taux de guérison respectifs de 90,2% et 90,5%.Une antibiothérapie post-opératoire par AUGMENTIN PO exclusif d'une durée comprise entre 7 et 14 jours semble efficace, permettant ainsi une prise en charge en ambulatoire. La chirurgie sera réalisée à ciel ouvert ou en mini-invasif selon les préférences de l'opérateur pour les phlegmons de stade 1 et 2.
                  • Les panaris compliqués d'emblée: plus fréquents qu'attendus et souvent iatrogènes
                    08h08 / 08h16
                    Auteur(s) :
                    • Alexandre Dorfmann (GUADELOUPE)
                    • Sylvie Carmes (GUADELOUPE)
                    • Olivier Kadji (GUADELOUPE)
                    • Max Uzel (GUADELOUPE)
                    • Christian Dumontier (GUADELOUPE)

                    Abstract : Les infections de la main peuvent évoluer défavorablement. Il est estimé que 5% des patients sont vus d'emblée au stade compliqué d'un phlegmon des gaines, d'une nécrose extensive, d'une ostéite ou d'une ostéo-arthrite. Notre expérience est différente. Notre hypothèse était qu'une mauvaise prise en charge initiale de ces patients était une cause fréquente de l'apparition de ces complications.Nous avons repris, de façon rétrospective, les dossiers des patients opérés d'une infection de la main. Nous avons recherché l'existence d'une complication et quelle a été la prise en charge initiale de ces patients, le délai avant chirurgie ainsi que le germe retrouvé lors des prélèvements opératoires.Sur 16 mois, nous avons opérés 125 patients pour une infection de la main. Il s'agissait de 77 hommes, et de 48 femmes. le côté droit était atteint dans 81 cas (dont 50 chez des droitiers). Les plaies (23 cas), les piqures végétales (21 cas) et l'absence de cause connue (25 cas) étaient les trois causes les plus fréquentes. Sur 125, 41 (33%) étaient au stade de complications. Il y avait 16 ostéites, 6 ostéo-arthrites, 15 phlegmons des gaines, 6 extension de l'infection et 5 évolution nécrosante (certains patients présentaient plusieurs complications). Le délai de prise en charge était de 18 jours, il était de 12 jours (1-64) pour les cas non compliqués contre 30 (2-181) pour les cas compliqués. 56 patients ont eu des antibiotiques prescrits par un médecin en préopératoire et 10 ont été incisés préalablement. Il y a eu 18 complications dans le groupe sans antibiotique préalable (26%) versus 32 dans le groupe avec antibiotiques (48%) (p<0,001). Le germe un staphylocoque doré (43 cas), un Gram - (38 cas), une culture poly-microbienne (14 cas). Il n'y avait pas de différence selon le type de germe que le patient fut au stade compliqué ou non. Après traitement chirurgical l'évolution a été simple chez 103 patients (83%) qui n'ont pas reçu d'antibiotiques en postopératoire. 94% des cas simples n'ont pas eu d'antibiotique en postopératoire contre 59% des cas compliqués. 5 patients ont été ré-opérés devant une évolution défavorable. Cette étude, encore en cours, avec un suivi prospectif, montre qu'une prise en charge inadaptée en pré-opératoire est source de complications graves pour les patients. Les antibiotiques masquent les signes et augmentent le délai de prise en charge. Une information des médecins généralistes et des urgentistes semble nécessaire.
                  • Technique des "trois lambeaux" après aponévrectomie dans la maladie de Dupuytren : une étude rétrospective à propos de 36 doigts
                    08h16 / 08h24
                    Auteur(s) :
                    • Yoan Kim de Almeida (Nancy)
                    • Hélène Le Gall (Nancy)
                    • Lionel Athlani (Nancy)
                    • Francois Dap (Nancy)
                    • Gilles Dautel (Nancy)

                    Abstract : La maladie de Dupuytren est une maladie fréquente affectant principalement les hommes après 50 ans. La rétraction progressive des doigts peut altérer la fonction de la main et la qualité de vie des patients. La restauration d'une extension complète après aponévrectomie est responsable d'un défect cutané que le chirurgien doit résoudre. Nous présentons les résultats d'une nouvelle technique associant trois lambeaux cutanés : un lambeau de rotation-avancement de Hueston, un lambeau latéro digital de Colson et un lambeau commissural. Il s'agissait d'une étude mono centrique, mono opérateur. Nous avons revu rétrospectivement 30 patients (27 hommes et 3 femmes) à un recul minimal de 6 mois et avec un recul moyen de 14,4 mois (6-36). Trente-six doigts étaient concernés. L'âge moyen était de 68,5 ans. La qualité de la cicatrice était évaluée par un observateur indépendant et le patient grâce au score subjectif POSAS (Patient and Observer Scar Assessment Scale /120, 12 étant le meilleur score et 120 étant le pire score) et au score d'évaluation global (/10, 1 étant la meilleure note et 10 étant la pire note). Le déficit d'extension total du doigt était recueilli au dernier recul ainsi que les éventuelles complications (infection, nécrose de lambeau, hypoesthésie).La technique opératoire consistait en la réalisation de 3 lambeaux: un lambeau de rotation-avancement de Hueston, un lambeau latéro digital de Colson et un lambeau commissural. Le déficit moyen total d'extension avant l'intervention, après l'intervention et au dernier recul était respectivement de 102 degrés, de 13 degrés et de 22 degrés. Une greffe cutanée complémentaire a été nécessaire dans 4 cas. Le score d'évaluation POSAS était de 31,45/120 au dernier recul. L'évaluation globale de la cicatrice était de 2,6/10. Aucune nécrose de lambeau n'a été rapportée. Six patients présentaient une hypoesthésie pulpaire mais dont l'imputabilité liée à la technique des 3 lambeaux était peu probable. Une infection a nécessité une antibiothérapie probabiliste sans reprise chirurgicale d'évolution favorable. Un patient a développé un syndrome douloureux régional complexe.La technique des trois lambeaux est une technique fiable permettant de couvrir un défect cutané important occasionné par la mise en extension du doigt après aponévrectomie. La technique des trois lambeaux utilise l'excès relatif de peau dans l'axe sagittal induit par la corde de la maladie de Dupuytren.
                  • Sécurité de l'injection à travers la peau dorsale dans le traitement du doigt et du pouce à ressaut : étude anatomique
                    08h24 / 08h30
                    Auteur(s) :
                    • Isidro Jiménez (ESPAGNE)
                    • Jonathan Caballero-Martel (ESPAGNE)
                    • Alberto Marcos-García (ESPAGNE)
                    • Gerardo Garcés-Martín (ESPAGNE)
                    • José Medina (ESPAGNE)

                    Abstract : Corticosteroid injection is an effective treatment for trigger digits but the pain during the injection is an always-present side effect. Our purpose was to assess if a dorsal technique through the web space is safe for extra-sheath injection of trigger fingers and thumb.Twelve fresh-frozen cadaveric upper extremities were used in this study consisting in six white males and six white females. The mean age was 83 years (range, 70–96). Specimens had no history of trauma, surgery or regional pathology that could affect the results obtained in the study.An injection through the dorsal web was performed on each digit. After a careful resection of the palmar skin, the distance between the needle and the main anatomical structures was measured. The risk of major injury was considered high when the mean distance from the needle to the neurovascular bundle was below one millimeter.The mean distance from the needle to the neurovascular bundle was 1.63 millimeters and it was over one millimeter in all digits. Two major injuries in 84 injections were observed, one nerve and one artery. The safest digit was the thumb while the most dangerous was the index finger. At the middle and fourth fingers, the technique was safer when it was carried out from the dorso-ulnar side.The palmar midline injection into the synovial sheath is the most widely used technique but, according to several authors, the palmar skin has a high density of sensitive receptors than the dorsal skin so it tends to create more patient discomfort. An intra-sheath technique through the dorsal skin has been previously published in one paper (Buch-Jaeger and Foucher, 1992) reporting similar results to those described for other techniques. Some studies have demonstrated that injecting into the flexor tendon sheath is not necessary, since similar outcomes have been achieved with a palmar subcutaneous injection. Therefore, a technique through the dorsal skin could be an effective and less painful alternative in the treatment of trigger digits. To the best of our knowledge, no studies have been published reporting a dorsal extra-sheath technique.A subcutaneous injection near the flexor tendon sheath can be carried out through the dorsal web with an acceptable risk of neurovascular injury and it could be useful for injection in the treatment of trigger fingers and trigger thumb but it should be assessed in a clinical study
                  • Effectivité et sécurité de l'injection à travers la peau dorsale dans le traitement du doigt et du pouce à ressaut : étude clinique prospective
                    08h30 / 08h36
                    Auteur(s) :
                    • Isidro Jiménez (ESPAGNE)
                    • Alberto Marcos-García (ESPAGNE)
                    • Beatriz Romero-Pérez (ESPAGNE)
                    • Gerardo Garcés-Martín (ESPAGNE)
                    • José Medina (ESPAGNE)

                    Abstract : Stenosing tenosynovitis of the fingers and thumb is one of the most common causes of hand pain and disability. Corticosteroid injection is the mainstay in initial management but the pain during the injection is an always-present side effect. The purpose of this study was to assess the effectiveness, safety and perceived pain during a subcutaneous corticosteroid injection for trigger finger and thumb performed through the dorsal skin.A total of 63 consecutive patients diagnosed of trigger finger or thumb were included in this study. They were 43 women and 20 men with a mean age of 61 years.A subcutaneous corticosteroid injection was performed through the dorsal web. In cases where triggering was not completely solved, a second injection was offered. Demographic data, DASH questionnaire, VAS for pain during the injection, success rate and complications were collected and analyzed.The mean DASH questionnaire was 48 points at diagnosis and 8.6 points at final follow-up. The mean VAS for pain during the injection was 3.84 and it was considered mild by most patients. Six patients were lost to follow-up. The success rate after a single injection was 31/57 (54.4%). The overall success rate was 39/57 (68.4%). The best result was achieved on the middle finger (19/22; 86%), followed by the ring finger (10/12; 83%). No complications were noted. No differences in the success rate between the diabetic and non-diabetic sample were found. The overall success rate of trigger fingers injections through the palmar skin has been reported between 47% and 92%. In our series, injecting subcutaneously through the dorsal skin, the overall success rate at final follow-up was 39/57 (68.4%) what is consistent with the published data. The mean reported VAS for pain during a palmar injection has been reported to be 5.32 points. In our series, the perceived pain during the injection was 3.84 points. A prospective randomized study would be necessary to assess these differences.The subcutaneous corticosteroid injection through the dorsal web for trigger finger and thumb is safe and effective. It seems to be less painful than the reported scores for the palmar midline technique although it should be assessed in a prospective randomized study.
                  • Echographie à paramètres multiples du court fléchisseur radial du carpe
                    08h36 / 08h44
                    Auteur(s) :
                    • Théa Voser (SWITZERLAND)
                    • Thierry Christen (SWITZERLAND)
                    • Fabio Becce (SWITZERLAND)
                    • Sébastien Durand (SWITZERLAND)

                    Abstract : Flexor carpi radialis brevis (FCRB) is a supernumerary musculo-tendinous structure of the wrist, often discovered incidentally during imaging, surgical procedure, or cadaveric dissection. Five cases (three patients) with FCRB were reported and underwent a multimodal ultrasound consisting of B-mode US, Doppler US and Shear Wave Elastography. Examinations were conducted on a dedicated ultrasound system (AixplorerTM, Supersonic Imagine, Aix-en-Provence, France) A high-resolution linear 18 MHz transducer (SuperLinearTM SL18-5, Supersonic Imagine, Aix-en-Provence, France) with 256 elements and a bandwidth from 5 to 18 Mhz was used.A penniform shaped FCRB was found in all of our cases and the mean value of its cross sectional area was 0.77 ± 0.21 cm2. Arterial supply to the FCRB was via branches of the radial artery in all cases. Young modulus (kPa) of the FCRB was significantly (p<0.02) different from resting position to active flexion or passive extension. Our study demonstrates that the FCRB shares similar biomechanics with a normal skeletal muscle and acts as an accessory wrist flexor. The authors will retrace the evolution of FCRB in the vertebrate phylum and discuss the rarity of this muscle in humans and its clinical application.
                  • Prise en charge des déformations en col-de-cygne souples par ténodèse palmaire en 8 extra-articulaire extra-tendineuse : résultats cliniques
                    08h44 / 08h52
                    Auteur(s) :
                    • Florent Metairie (Nantes)
                    • Marc Leroy (Saint-Herblain)
                    • Etienne Gaisne (Saint-Herblain)
                    • Philippe BellemÈre (Saint-Herblain)
                    • My-Van Nguyen (Nantes)

                    Abstract : La déformation avancée en col de cygne des doigts longs est handicapante, notamment lorsqu'elle entraine un ressaut douloureux lors de l'initiation de la flexion du doigt. Nous avons proposé ici une technique originale de correction des cols de de cygne souples, par ténodèse en 8 au fil de Goretex CV/0.Cette étude rétrospective monocentrique inclut 10 doigts chez 8 patients présentant un col de cygne réductible avec un ressaut en flexion. Les étiologies sont multiples : trois cas de mallet fingers chroniques, trois hyperlaxités constitutionnelles, deux rhumatismes inflammatoires, deux déformations après arthroplastie de l'IPP. Les interventions ont eu lieu entre 2016 et 2018.Le fil de Goretex CV/0 effectuait un trajet en huit de chiffre, s'amarrant en extra-tendineux au niveau des poulies A2 et A4 et croisait au niveau de A3. Au plan dorsal, le fil passait en avant de l'appareil extenseur, au niveau de P2, ou à la base dorsale de P3 pour la correction des cols de cygnes secondaires aux mallet finger chroniques. La correction de la déformation par mesure des amplitudes articulaires de l'IPP et de l'IPD a été évaluée à 11,5 mois en moyenne.En pré-opératoire l'hyperextension moyenne de l'IPP était de 30,5° et le flessum moyen d'IPD de 35,4°. En post-opératoire une amélioration significative de 26,5° degrés a été notée au niveau de l'IPP et de 30,4° au niveau de l'IPD. On constate deux échecs avec persistance des ressauts en flexion. Cette technique peu invasive est réalisable quelle que soit l'étiologie et l'importance initiale de la déformation. Son caractère extra-articulaire permet de traiter les cols de cygnes secondaires aux arthroplasties de l'IPP. Respectant l'appareil fléchisseur et extenseur, elle limite leur fragilisation et le risque d'adhérences post-opératoires. Les deux échecs pourraient être liés à des erreurs techniques ou un lâchage de suture, comme nous l'avons constaté lors d'une étude cadavérique sur la résistance mécanique de cette ténodèse effectuée sur 35 doigts.Cette technique de correction des cols de cygne est simple et fiable à condition d'effectuer soigneusement le nouage et l'ancrage du fil de Goretex. Une étude à long terme sur une plus grand série sera nécessaire pour le confirmer.
                  • Résultats du traitement endoscopique des syndromes des loges chroniques : comparaison entre membre superieur et inferieur
                    08h52 / 09h00
                    Auteur(s) :
                    • Alexandre Laborde (Nimes)
                    • Olivier Mares (Nîmes)
                    • Elyes Hsayri (Nîmes)
                    • Remy Coulomb (Nîmes)
                    • Pascal Kouyoumdjian (Nîmes)

                    Abstract : L'objectif de ce travail était d'évaluer l'efficacité de la prise en charge de cette pathologie et de définir s'il existait des suites différentes et des facteurs influençant le résultat de manière spécifique aux membres supérieurs et inférieurs.Il s'agissait d'une série monocentrique, rétrospective de 25 patients opérés sous endoscopie par 3 chirurgiens séniors, pour un syndrome chronique des loges, partagés en 2 groupes : 13 membre supérieur et 12 membre inférieur. Les patients ont été opérés entre Avril 2014 et Janvier 2018 L'âge moyen dans la série globale était de 28,4 ans avec des extrêmes de 16 à 55 ans Dans le groupe membres supérieurs, le motocross était le sport en cause dans 7 cas sur 13 (53.8%). Dans le groupe membres inférieurs, la course à pied était le sport enle plus fréquemment (80%). Dans la série globale la douleur était présente dans 92% des cas L'EVA moyenne à l'effort était de 4.6 [0-8] dans la série globale (4.9 aux membres supérieurs et 4.3 aux membres inférieurs). Tous les membres inférieurs ont eu une aponevrotomie endoscopique de la loge antéro-latérale de la jambe et ceux des membres supérieurs une aponevrotomie de la loge antérieure et de la loge postérieure de l'avant-bras, en chirurgie ambulatoire.Nous avons noté dans la série 1 cas d'hématome postopératoire, 1 cas de paresthésie sur le territoire du fibulaire superficiel. Le recul moyen dans notre série était de 25.5 mois. Au dernier recul nous avons observé une nette baisse de l'EVA à l'effort avec une moyenne globale de 1.43 (1 aux membres supérieurs et 1.87 aux membres inférieurs). Seuls 3 patients n'ont pas repris le sport dont 2 au membre inférieur. Le délai moyen de la reprise définitive du sport était de 7.4 mois pour les membres inférieurs et de 3.4 mois pour les membres supérieurs. Une nette baisse de l'EVA à l'effort est notée avec une moyenne globale de 1.43 (1 aux membres supérieurs et 1.87 aux membres inférieurs).• Les SCC aux membres inférieurs sotn rarement isolés et nécessite un bilan plus complet qu'un seul test de pression afin d'obtenir les meilleurs résultats.• Dans les SCC aux membres supérieurs les résultats sont meilleurs, la reprise des activités est plus précoce.
                  08h00 - 10h00
                  Salle 251
                  DOIGTS
                  Modérateur(s) : Christophe Chantelot (Lille), Jean-Michel Cognet (Reims)
                  • Descellements asceptiques de cupule des prothèses trapézo-métacarpiennes: proposition d'une stratégie de reprise.
                    08h00 / 08h06
                    Auteur(s) :
                    • Stéphane Barbary (Nancy)
                    • Jacques Teissier (Montpellier)
                    • Jean Goubau (BELGIQUE)

                    Abstract : Le but de cette présentation est de proposer un arbre décisionnel thérapeutique selon le stock osseux et le type de descellement de la cupule trapézienne. 5 différents types de descellement aseptique de cupule trapézo-métacarpienne sont présentés. Ils illustrent la stratégie de reprise en fonction du stock osseux trapézien. - 1/ Descellement avec un très bon stock osseux: Dépose de cupule, fraisage et repose d'une nouvelle cupule de diamètre identique ou légèrement supérieure, impactée sans greffe. - 2/ Descellement avec un défet osseux minime, une greffe d'os spongieux dans le fond et/ou sur l'un des bords de la cupule + immobilisation post-opératoire plus longue ( 6 semaines) - 3/ Défect osseux plus important mais avec un respect des murs du trapèze: il est réalisé chez le patient avec un os de bonne qualité, une greffe cortico-spongieuse iliaque dans laquelle est impactée une nouvelle cupule. -4/ cas superposables au précédent mais avec un os porotique: une cupule full-PE cimentée de reprise est reposée. -5/ Effondrement d'un des bords ou fracture du trapèze : il est réalisé une trapézectomie dont les suites semblent superposables à une trapezectomie de première intention. A plus d'1 an de recul en moyenne, les patients opérés d'une dépose/repose ne présentent pas de signe de nouveau descellement ni de douleurs résiduelles. Dans les cas de greffes elles semblent bien intégrées y compris dans les cas de greffe cortico-spongieuses. Les patients opérés d'une trapézectomie ont retrouvé une fonction de la main compatible avec les activités quotidiennes sans douleur résiduelle mais avec une manque de force ressentie. Tous les patients étaient satisfaits ou très satisfaits. Le vieillissement de la population et l'engouement croissant pour les prothèses TM pose le problème de la stratégie de reprise. Cela va devenir une intervention courante. Il faut s'inspirer de la chirurgie prothétique de reprise de hanche qui est relativement codifiée. Comme pour la hanche, le choix de l'implant de première intention et sa versatilité est important pour faciliter cette reprise chirurgicale. La dépose/repose de prothèse trapézo-métacarpienne entre désormais dans l'arsenal thérapeutique et donne de bons résultats. Le choix de l'implant de première intention est important car si la trapézectomie reste toujours possible, elle n'est plus l'unique solution.
                  • Arthroplastie trapézo-metacarpienne par prothèse MOOVIS : résultats cliniques et radiologiques à 5 ans de recul
                    08h06 / 08h12
                    Auteur(s) :
                    • Sébastien Charbonnel (Beaumont)
                    • Antoine Martins (Clermont-Ferrand)
                    • Frédérique Lecomte (Beaumont)
                    • Lionel Athlani (Nancy)

                    Abstract : La prothèse MOOVIS a été introduite en 2012 pour le traitement de l'arthrose trapézo-métacarpienne (TMC). Nous rapportons les résultats cliniques et radiologiques de cet implant avec un recul moyen de 5 ans. De janvier 2012 à janvier 2017, 46 implants chez 46 patients (40 femmes, 6 hommes) avec un age moyen de 68 ans (56-82) ont été posés au sein d'un même centre par le même chirurgien. Tous les patients présentaient une arthrose TMC symptomatique (Dell 2 à 4) avec échec d'un traitement médical bien conduit. Les patients inclus dans l'étude avaient au moins deux ans de suivi et ont été revus en consultation par un examinateur indépendant pour évaluation clinique (Echelle Visuelle Analogique, force, amplitude artucilaire), fonctionnelle (score de QuickDash) et radiologique. Cliniquement, on notait une amélioration significative (p<0.05) de la douleur (EVA 0.7 contre 6.6) et du score fonctionnel de QuickDASH (68.18 contre 22.73). Le score moyen de rétropulsion du pouce était de 2,6 / 4 et le score d'opposition de Kapandji de 9,1 / 10. Les forces moyennes du key-pinch (pince pollici-latérale) et du grasp (poigne) en comparaison au côté controlatéral semblent s'améliorer (108% et 119%). Aucun implant n'a nécessité une révision. Aucune luxation n'était à déplorer au dernier recul. 97% des patients étaient très satisfaits et 100% choisiraient à nouveau cette opération. Le retour aux activités de la vie quotidienne était en moyenne de 6 semaines.Dans notre série, la prothèse MOOVIS semble donner de bons résultats pour l'amélioration de la douleur, la mobilité, la force et la restauration de la longueur du pouce avec correction de la déformation en z. La récupération est également spectaculaire. La prothèse MOOVIS s'est révélée être un implant fiable et efficace avec de bons résultats à moyen terme.
                  • Reprise de prothèse totale trapézométacarpienne par une nouvelle prothèse : à propos de 9 cas.
                    08h12 / 08h18
                    Auteur(s) :
                    • Gero Meyer Zu Reckendorf (Montpellier)
                    • Jean-Claude Rouzaud (Montpellier)

                    Abstract : L'arthroplastie totale trapézométacarpienne (TM) est une procédure de plus en plus utilisée dans la prise en charge chirurgicale de la rhizarthrose. Au niveau TM, c'est le trapèze qui représente l'élément « fragile » exposé aux complications de type descellement ou fracture vu sa petite taille. Classiquement, un descellement de prothèse totale TM (PTTM) est converti en trapézectomie simple. Nous voulons faire part de notre expérience de reprise de PTTM par un nouvel implant prothétique.Notre expérience repose sur 9 cas de reprise de prothèse Elektra (SBI) petite cupule (6.5mm) impactée métal-métal. Il s'agit de 9 patients (8 femmes, 1 homme) d'âge moyen 64 ans (58-72) opérés entre 2012 et 2018 d'un descellement de la cupule prothétique dont deux d'origine traumatique. Le délai entre l'intervention initiale et la reprise était de 36.6 mois en moyenne (11-87). La scintigraphie réalisée dans chaque cas montrait un descellement de l'implant trapézien dans tous les cas et de la tige métacarpienne que dans un cas. Il n'y avait aucune fracture du trapèze visible sur le scanner préopératoire. La reprise chirurgicale a consistée dans les 9 cas en un changement de l'implant trapézien avec une cupule cimentée dans 2 cas, 2 cupules double mobilité impactées avec greffe osseuse et 5 cupules double mobilité vissées (9mm) sans greffe. Une seule tige n'a été changée après extraction simple. Nous déplorons une fissuration du trapèze en per-opératoire autorisant malgré ceci l'implantation d'une cupule ainsi qu'une bascule précoce postopératoire d'une cupule impactée non reprise chirurgicalement.Le recul actuel de la série est de 39.4 mois en moyenne (8-73). Aucun patient n'a du être réopéré. L'EVA est à 0.625, le Quick-Dash à 17.79. Le Pinch est à 3.6 kg et la Key-Grip à 4.3 kg. 5 patients présentent une « prothèse oubliée ». Sur le plan radiographique, seule une cupule cimentée est descellée, mais le résultat clinique reste excellent au recul.La technique sans greffe osseuse représente pour nous actuellement la procédure de choix dans les reprises de PTTM avec un trapèze conservable. Le scanner préopératoire est utile afin d'apprécier la taille de la chambre de descellement du trapèze qui ne doit pas dépasser 10 mm de diamètre. Un descellement de PTTM peut être repris par une autre prothèse dans des cas sélectionnés avec un résultat stable à moyen terme.
                  • Les luxations précoces de prothèses trapézo-métacarpiennes. Revue d'une série de 21 cas.
                    08h18 / 08h24
                    Auteur(s) :
                    • Pascal Ledoux (Saint-Saulve)

                    Abstract : Les luxations précoces de prothèse trapézo métacarpiennes non rétentives sont fréquentes (5 à 9 % dans la littérature). La mise en place d'une prothèse trapézo métacarpienne modifie la cinématique articulaire. L'articulation naturelle avec ses trois axes de mouvement (flexion-extension, abduction- adduction et rotation axiale) est remplacée par une articulation artificielle avec un centre de mouvement qui permet une rotation axiale.Nous avons revu 21 luxations consécutives sur 245 poses et nous avons analysé les dossiers radiographiques pour vérifier si un défaut de technique chirurgicale pouvait être invoqué. Nous avons pris une série de 30 prothèses (un an de poses consécutives dans la même institution) qui n'ont pas luxé, comme série de référence.Nous avons mesuré la longueur de la colonne du pouce (rapport M1/M2) et l'orientation de la cupule sur des clichés de face et de profil, par rapport à l'axe de l'articulation STT dans les deux séries.Dans deux cas la luxation a été attribuée à la non-résection d'un ostéophyte interne du trapèze et dans un cas à l'absence de section du ligament intermétacarpien. Dans un cas elle a été attribuée à la présence d'un bec antérieur trop important du premier métacarpien dans le cadre d'une luxation lors d'un appui sur le talon de la main. Pour les 17 cas restants, le rapport M1/M2 préopératoire était de 0.68 pour les prothèses ayant luxé et de 0.69 pour les autres. Il est passé à 0.74 dans les deux groupes après pose de la prothèse. La divergence moyenne entre l'axe de l'articulation STT de face était de 6.2° (0-17) pour les prothèses luxées et de 7° (0-27) pour les prothèses non luxées, et de 7.2° (0-15) pour les prothèses luxées contre 6.9° (0-25) pour les non luxées sur les clichés de profil. Aucune de ces différences n'est statistiquement significative. La luxation des prothèses n'est généralement pas due à un défaut technique. Le petit rayon (2 mm) de la tête des prothèses conventionnelles associée à la nécessité d'avoir un piston de 2 mm, pour éviter un excès de tension dans la colonne du pouce, s'accompagne d'un risque de luxation précoce de l'implant.Une augmentation du diamètre de la tête devrait permettre de diminuer le taux de luxations précoces.
                  • Courbes de survie à plus de 10 ans des prothèses trapézo-métacarpiennes : à propos de 294 cas.
                    08h24 / 08h30
                    Auteur(s) :
                    • Léo Chiche (Montpellier)
                    • Cyril Lazerges (Montpellier)
                    • Bertrand Coulet (Montpellier, France)
                    • Michel Chammas (Montpellier)

                    Abstract : Thumb carpometacarpal osteoarthritis affects many post-menopausal women. If medical treatment fails, the most common options are trapeziectomy and trapezio-metacarpal arthroplasty. The purpose of this study was to evaluate the survival rate of trapezio-metacarpal prostheses in surgical treatment of thumb carpometacarpal osteoarthritis, and to highlight potential risk factors of unfavorable outcome. We performed a retrospective study involving 294 trapezio-metacarpal prostheses in 245 patients, who underwent surgery between 2001 and 2016. Clinical assessment was performed by self-questionnaire including pain, satisfaction, recovery time, Quick-DASH Score, and opposition according to Kapandji score. Thumb X-rays were used to evaluate implant loosening sign, periprosthetic remodeling, and arthrosis of over and underlying joints.Implants survival rate at the final follow-up of 17.3 years was 90,8% (95%CI [85.8-96.1]). Median pain was 1 on 10 on VAS scale (0-8). Median Quick-DASH Score was 20 (0-82), median opposition according to Kapandji was 9 on 10 (3-10). Median return to work time was 2 months (1-12). We identified 7.8% of major complications, including 3.4% of dislocations, 3.1% of implants loosening, and 1% of fractures. All dislocations involved surgical revision.Only few publications show results with more than 100 trapezio-metacarpal prostheses. Our results are consistent with existing studies. Trapeziectomy represents currently the gold standard in surgical treatment of thumb carpo-metacarpal osteoarthritis. Long-term superiority has not been proven in recent meta-analysis. Two recent studies found superiority of arthroplasty at short term concerning pain, strength, mobility, satisfaction, and recovery time, with similar complication rates. Trapezio-metacarpal arthroplasty is a long-term reliable solution for surgical treatment of thumb carpometacarpal osteoarthritis, with a limited complication rate.
                  • Etude rétrospective des reprises d'échec de prothèse trapézo-métacarpienne par implant en pyrocarbone CMI : 30 cas avec un suivi moyen de 7,5 ans
                    08h30 / 08h36
                    Auteur(s) :
                    • Pierre Lavignac (Bordeaux)
                    • Jean-Louis Bovet (Bruges)

                    Abstract : Peu de publications détaillent les solutions après échec d'arthroplastie trapézométacarpienne. La préservation du trapèze et la mise en place d'une prothèse en pyrocarbone pourrait être une alternative à la trapézectomie généralement proposée. Le but de cette étude était d'évaluer les résultats clinique et radiographique de 30 cas de reprises d'arthroplastie trapézométacarpienne par implant en pyrocarbone CMI. Il s'agit d'une étude rétrospective d'une série continue de 30 patients de 63,5 ans d'âge moyen ayant bénéficié de la même chirurgie de reprise. La population comportait 28 femmes et 2 hommes. Le délai moyen après l'arthroplastie était de 6,1 ans. La chirurgie comprenait l'ablation de la prothèse en préservant le capital osseux, un comblement des espaces de curetage et la mise en place d'un implant CMI. Le suivi consistait en une évaluation fonctionnelle (douleur, score Quick DASH, satisfaction), physique (Kapandji, Grip, Key pinch et Tip pinch) et radiologique (complication, mesure du liseré radiotransparent et hauteur scapho métacarpienne, évaluation du centrage de l'implant et du remodelage du trapèze).A 7,5 ans de recul moyen, 89% des patients étaient satisfait à très satisfait de la chirurgie. Il n'y a eu aucune reprise chirurgicale. Le taux de survie était de 93%. Le score douleur était de 1/10. L'indice de Kapandji était significativement amélioré de 7,5 à 9,4. Le Grip test était significativement amélioré de 16,6 à 21,5 kg. Le Key pinch était par rapport au côté opposé de 93%. Le Tip pinch était par rapport au côté opposé de 88%. Le score QuickDASH était significativement réduit de 15,8 à 13. Radiologiquement, un remodelage du trapèze était observé dans 68%. 5 cas de subluxation de l'implant et 1 cas d'ostéolyse péri prothétique ont été mis en évidence. La conservation du stock osseux, notamment trapézien, et la mise en place de cette hémiarthroplastie semble permettre de préserver la projection, la longueur et la stabilité du pouce. La tolérance clinique et radiologique de ces implants en pyrocarbone est démontré à moyen terme. L'amélioration fonctionnelle apportée au patient par cette solution en fait une perspective thérapeutique intéressante. Dans les cas de reprise de prothèse totale trapézo-métacarpienne, la mise en place d'un implant en pyrocarbone CMI associée à une reconstruction du trapèze semble être une bonne option thérapeutique.
                  • La Ligamentoplastie selon F. Brunelli comme traitement pour la rhizoarthrose : résultats cliniques et suivi à neuf ans
                    08h36 / 08h44
                    Auteur(s) :
                    • Camillo Fulchignoni (ITALIE)
                    • Lorenzo Rocchi (ITALIE)
                    • Gianfranco Merendi (ITALIE)
                    • Alessandro Morini (ITALY)
                    • Francesco Brunelli (Parigi)

                    Abstract : Le traitement de la rhizoarthrose par des techniques d'arthroplasties biologiques est une pratique très courante dans les centres de chirurgie de la main. Les nombreuses techniques décrites se basent sur l'utilisation combinée de plusieurs tendons du poignet, et de façon particulière nous retrouvons fréquemment la ténoplastie autour du tendon fléchisseur radial du carpe (FCR) et la réalisation de tunnels interosseux qui permettent de stabiliser la nouvelle articulation. Les auteurs ont utilisé au cours du temps de nombreuses techniques parmi lesquelles celle mise au point par F. Brunelli basée sur l'ancrage de la bandelette palmaire du tendon abducteur long du pouce au premier ligament intermétacarpien dorsal.Plus de 200 patients ont été traités par cette technique, parmi ceux-là, 67 ont été suivis dans le temps pour obtenir un follow-up à neuf ans. Chaque patient a exprimé un jugement subjectif relatif à : la douleur, la fonctionnalité, la force, l'aspect esthétique et à la satisfaction générale. Les données objectives qui ont été prises en considération sont : l'angle de la première commissure interdigitale, l'abduction et l'opposition du pouce, la force de préhension et la pince pouce-index. Les patients ont aussi effectué des radiographies pour vérifier la distance entre le scaphoïde et le premier métacarpien.Dans 84% des cas nous avons obtenu une amélioration considérable des paramètres pris en compte. Les contrôles radiographiques ont mis en évidence le maintien de l'espace articulaire dans 76% des cas. Le taux de complications (toutes mineures) a été de 27%.La technique mise en place par F. Brunelli présente de nombreux avantages parmi lesquels une exécution simple et reproductible, une courte durée chirurgicale et un court post-opératoire simple pour le patient. D'un point de vu mécanique la technique permet d'ancrer le néo-ligament à un élément anatomique constant sans avoir besoin d'effectuer une ténoplastie autour du FCR, ni un tunnel interosseux. Cette technique respecte l'anatomie et la physiologie du premier rayon, mais dans les cas de grave subluxation du premier métacarpien (généralement identifiable comme stade 3 selon Eaton-Littler) cette technique est contre-indiquée à cause de la dégénération du ligament intermétacarpien. La connaissance de cette technique peut être utile pour amplifier la palette de possibilités pour traiter la rhizoarthrose tout en étant plus simple que les techniques de ligamentoplastie traditionnelles.
                  • Intérêt de l'implant Pi2 dans la rhizarthrose : à propos de 208 implants en 10 ans
                    08h44 / 08h52
                    Auteur(s) :
                    • Christophe Rizzo (Lyon)

                    Abstract : Depuis mars 2008, le remplacement du trapèze dans la rhizarthrose par un implant Pi2 est devenu notre intervention de référence. Nous rapportons les résultats d'une série de 208 implants posés en 10,5 ans.Entre mars 2014 et septembre 2018, 208 implants ont été posés chez 187 patients. Au total, 78 patients ont été revus (84 implants) à un recul minimum de 5 ans (5,1 - 10,2). 10 ont été perdus de vue. Il s'agissait de 72 femmes pour 6 hommes. L'âge moyen était de 66,3 ans , la main dominante était atteinte 48 fois , 58 étaient retraités. La rhizarthrose était classée Dell 0 2 fois, Dell 1 14 fois, Dell 2 31 fois, Dell 3 26 fois et Dell 4 1A fois. Par une voie d'abord antéroexterne de 3 cm, une trapézectomie "monobloc" est effectuée avec un respect particulier la capsule dorsale, élément clé de la stabilisation de l'implant. Une trapezoïdectomie partielle pour médialiser l'implant est réalisée. Une fois positionné, une capsuloplastie antérieure est confectionnée à l'aide d'une bandelette de l'APL puis la capsule refermée. Une attelle est mise en place pour 4 semaines avec exercices d'auto-rééducation à partir du quinzième jour. Les mobilités de la MP et de l'IP se sont améliorées de 9 à 15°. La force de serrage a progressé de 19,8 à 26,2 Kg, celle de la pince pouce index de 3,4 à 5,4 Kg. La douleur aiguë est passée de 7,4 à 1,9, la douleur chronique de 3,2 à 0,4 et le qDASH de 63,2 à 16,9. 94% des patients se disaient satisfaits ou très satisfaits. Pour ce qui est des complications, 2 patients (sur 208) ont été réopérés pour persistance des douleurs, et nous avons déplorés 5 luxations sur 208 cas (2,5%), dont seulement 2 ont été réopérées. Il n' ya eu aucune infection ni algodystrophie. Nous comparons nos résultats à ceux de la littérature, non seulement pour ce qui est des résultats cliniques mais également radiologiques, et plus particulièrement en terme de complications (luxations : de 4,6 à 33,0% - reinterventions : de 0,0 à 33,0%).Si la stabilisation de l'implant reste la difficulté principale, le faible taux de reprise et la qualité des résultats paraissent des éléments intéressants justifiant le choix de cet implant.
                  • Evaluation radiographique sur étude cadaverique d'une nouvelle technique de ligamnetoplastie de pouce
                    08h52 / 09h00
                    Auteur(s) :
                    • Jonathan Granero (Nancy)
                    • Lionel Athlani (Nancy)
                    • Gilles Dautel (Nancy)

                    Abstract : Diverses techniques récentes ont été décrites pour restaurer la stabilité métacarpienne du pouce. Les ligamentoplasties qui positionnent les tunnels dans une configuration triangulaire, avec le sommet proximal, sont optimales pour stabiliser l'articulation métacarpophalangienne, tout en préservant l'amplitude de mouvement et l'utilisation d'une vis d'interférence peut être aussi puissante qu'un ligament natif. Notre objectif était d'évaluer une nouvelle technique conçue pour traiter les cas d'instabilité chronique du pouce sans arthrose.Nous avons créé une instabilité métacarpienne dans 10 avant-bras de cadavres adultes frais en sectionnant le ligament collatéral ulnaire. Nous avons pratiqué la nouvelle ligamentoplastie ulnaire au niveau de la métacarpophalangienne du pouce (UTMP) dans cinq cas et la ligamentoplastie de Littler dans cinq autres. Une évaluation radiographique a été conduite avant et après section du ligament et puis après ligamentoplastie afin de comparer l'angle métacarpophalangien de face et de profil, la congruence articulaire métacarpophalangienne et le parallélisme du sésamoïde. L'évaluation s'est faite avec l'application d'une charge de 450g. Après section du ligament collatéral ulnaire, une instabilité MCP avec incongruence articulaire et perte du parallélisme sésamoïde étaient observées dans tous les spécimens, ainsi qu'une augmentation significative de la valeur l'angle MCP de Face (AMCPF) dans les 2 groupes: Littler (p = 0,005) et UTMP (p = 0,001). Après chaque ligamentoplastie toutes les articulations ont retrouvé leur congruence et le parallélisme des os sésamoïdes. Auncune différence significative de AMCPF était observé par rapport à avant la section quelque soit la ligamentoplastie : Littler (p = 0,664) ou UTMP (p = 0,308). Il n'y avait pas de différence significative entre les deux techniques de ligamentoplastie.Les ligamentoplasties ont pour objectif de corriger les anomalies radiographiques et l'instabilité fonctionnelle, évitant ainsi une perte importante de la fonction de la pince pollicidigitale ainsi qu'un risque d'arthrose à long terme.Une configuration de forme triangulaire avec apex proximal est recommandée pour stabiliser l'articulation et maintenir la mobilité. Une fixation par interférence est plus solide que les autres types de fixation. En outre, un tunnel unicortical présente un risque moins élevé de fracture iatrogène. Notre étude a montré la faisabilité technique de la ligamentoplastie UTMP. Elle semble aussi efficace que la ligamentoplastie de Littler.
                  • Analyse radiologique et comparaison de la forme de la base du premier métacarpien chez le sujet jeune et le sujet atteint de rhizarthrose du pouce
                    09h00 / 09h06
                    Auteur(s) :
                    • Kevin Bruynseels (BELGIQUE)
                    • Pascal Ledoux (Saint-Saulve)

                    Abstract : On observe, dans les cas avancés d'arthrose trapézo-métacarpienne, des modifications morphologiques de la base du 1er métacarpe (M1) et du trapèze conduisant à une subluxation dorso-radiale. Le but de cette étude est d'analyser les différences radiologiques au niveau de la base de M1 dans une population de sujets jeunes et une population de sujets présentant une rhizarthrose clinique.Nous avons étudié rétrospectivement un groupe de 50 patients consécutifs présentant une rhizarthrose clinique (GR) et un groupe contrôle de 70 patients jeunes (GC) ayant bénéficié de radiographies pour une pathologie ne concernant pas la colonne du pouce. Le critère d'inclusion est une superposition de minimum 50% des deux sésamoïdes du pouce sur les clichés de profil. Nous avons étudié quatre éléments radiologiques : angulation alpha entre la base de M1 et la corticale postérieure, le rapport de hauteur M1/M2, rapport largeur base/ largeur diaphyse de M1 et une mesure de la circularité de la base de M1. Nous avons classés l'arthrose selon la classification de Eaton et Littler.Nous avons pu observer plusieurs différences significatives entre les deux groupes. L'angle alpha entre la base de M1 et la corticale est plus faible dans le groupe Rhizarthrose (p<0,001). Le rapport entre la largeur de la corticale de M1 et la base de M1 est plus faible dans le groupe Rhizarthrose (p<0,001). Il y a une corrélation entre la diminution de l'angle alpha et la diminution du rapport M1/M2. La circularité de la base de M1 est plus importante dans le groupe contrôle (p<0,0005). Le rapport M1/M2 est plus faible dans le groupe Rhizarthrose (p<0,001).Les remaniements arthrosiques observés suggèrent une résorption progressive du bec antérieur de M1 pouvant amener à la subluxation dorsale par excès de longueur relatif du ligament oblique antérieur. La résorption du bec antérieur explique aussi la perte de hauteur de la colonne du pouce, la diminution de la circularité et l'augmentation de diamètre de la base due au remodelage osseux chez les patients présentant une atteinte clinique et un grade Eaton élevé.Cette étude permet d'observer des différences radiologiques significatives sur des clichés radiologiques standards dans les cas d'arthrose trapézo-métacarpienne avancée face à un groupe contrôle.
                  • Trapézectomie partielle avec préservation du carrefour ostéo-ligamentaire médial versus trapézectomie totale : étude biomécanique du collapsus trapézien.
                    09h06 / 09h12
                    Auteur(s) :
                    • Pierre-Emmanuel Chammas (Montpellier)
                    • Geert Alexander Buijze (Montpellier)
                    • Louis Dagneaux (Montpellier)
                    • Cyril Lazerges (Montpellier)
                    • Bertrand Coulet (Montpellier, France)
                    • Michel Chammas (Montpellier)

                    Abstract : La trapézectomie associée ou non à une ligamentoplastie et à une interposition reste une des interventions de référence dans le traitement de la rhizarthrose. Les conséquences du collapsus de la loge trapézienne sont controversées mais expliquent certains résultats fonctionnels insuffisants. Cette étude vise à déterminer si le collapsus de la loge trapézienne est moindre après Trapézectomie Partielle avec Conservation du carrefour Ostéoligamentaire Médial (TPCOM) par rapport à la Trapézectomie Totale (TT).10 membres supérieurs cadavériques sans signe radiographique d'arthrose trapézométacarpienne ont été disséqués avec individualisation des muscles d'intérêts (adductor pollicis, flexor pollicis brevis et longus, abductor pollicis brevis et longus, opponens pollicis) et placés sur un banc de biomécanique pour traction tendineuse calibrée permettant la standardisation de 2 positions : en charge par traction tendineuse plaçant le pouce en opposition contre résistance et en position de repos en adduction du pouce dans le plan de la main.Des radiographies de face ont été réalisées pour chaque main pendant chacune des 5 étapes : 1) préopératoire, 2) après TPCOM en charge puis 3) en position de repos, 4) après TT en charge puis 5) en position de repos. La distance calibrée scapho-métacarpienne était mesurée sur chaque radiographie par 2 observateurs indépendants.La distance moyenne scapho-métacarpienne post-opératoire était significativement plus importante après TPCOM versus TT en charge (19,4 [DS= 3,5] vs. 18,2 [DS= 3,7] mm, p = 0,041) ainsi qu'en position de repos (25,1 [DS= 5,0] vs 22,2 [DS= 4,2] mm, p = 0,017). Le raccourcissement scapho-métacarpien par rapport à la distance préopératoire était significativement moindre après TPCOM versus TT en charge (8,5mm [DS= 3,5mm] versus 9,7mm [DS= 2,9mm], 30,1% versus 34,6%, p = 0,038) ainsi qu'en position de repos (2,8mm [DS= 3,0mm] versus 5,7mm [DS= 2,9 mm], 10,3% versus 20,2%, p = 0,018).La hauteur de la loge de trapézectomie semble mieux préservée en cas de conservation du tubercule médial du trapèze et de ses insertions ligamentaires (ligaments intermétacarpien, collatéral ulnaire, dorsal trapézo-1ermétacarpien, trapézo-trapézoïdiens, trapézo-2ndmétacarpien et 3èmemétacarpien).Cette étude biomécanique montre une meilleure stabilité de la colonne du pouce après TPCOM versus TT. La pertinence clinique de cette technique est en cours d'étude.
                  • Apport de l'arthroscopie dans les fractures de Bennett
                    09h12 / 09h20
                    Auteur(s) :
                    • Emmanuel Maugendre (Lille)
                    • Didier Fontes (Paris)

                    Abstract : Les fractures de Bennett représentent près de 2% des fractures à la main. Leur prise en charge quoique classique demeure mal protocolisée. Les techniques actuelles associant brochage ou vissage, à foyer fermé ou ouvert ne sont pas sans complications notamment déplacement ou douleurs séquellaires. L'arthroscopie per-opératoire permettrait d'associer les avantages d'une chirurgie percutanée et d'un bon contrôle articulaire. 16 Patients étaient pris en charge à la clinique du sport pour une fracture de Bennett récente nécessitant une prise en charge chirurgicale.Nous opérions sans système de traction. Un arthroscope diamètre 1,9 était utilisé. La fracture était synthésée par broches ou vis, toujours en percutané, sous contrôle arthroscopique et fluoroscopique. Une immobilisation post-opératoire n'était mise en place qu'en cas de brochage. On évaluait à court terme la douleur, le retentissement fonctionnel global par un score de Quick Dash, l'opposition et la reposition selon les scores de Kapandji, l'ouverture commissurale et la force par un Key Pinch comparativement au côté sain. 16 patients d'âge moyen 28,4 ans étaient opérés soit 15 hommes et 1 femmes, et revus à un délai moyen de 5,75 mois. Le côté dominant était touché dans 1 cas sur 2. L'EVA moyenne était de 0,69, le Quick Dash de 1,28 , les indices d'opposition et de reposition de Kapandji respectivement de 9,37 et 3,69, l'ouverture commissurale de 89,9% et le Key Pinch de 85,9%. Aucune complication n'était à déplorer. L'utilisation d'un arthroscope dans les fractures de Bennett est réalisable et fiable. Un système de traction n'est pas nécessaire. Les résultats apparaissent très satisfaisants et en accord avec ceux de la littérature, cependant très limitée sur le sujet. Les résultats fonctionnels sont bons avec un taux de complication négligeable par rapport aux techniques classiques et un retour rapide à une fonction normale.L'apport de l'arthroscopie dans les fractures de Bennet semble important et son utilisation devrait se répandre. Des études plus vastes et comparatives permettraient de confirmer cette hypothèse.
                  • Trapézectomie partielle arthroscopique et stabilisation par ligamentoplastie : résultats chez les patients de moins de 60 ans
                    09h20 / 09h28
                    Auteur(s) :
                    • Sharon Abihssira (Le Chesnay)
                    • Pierre Desmoineaux (Le Chesnay)
                    • Tiphanie Delcourt (Le Chesnay)
                    • Nicolas Pujol (Le Chesnay)

                    Abstract : Chez le sujet jeune en particulier, les risques de collapsus du carpe et de diminution de force après trapézectomie totale ou d'usure et de descellement après prothèse totale sont importants. Notre objectif était d'évaluer les résultats de la trapézectomie partielle arthroscopique (TPA) avec ligamentoplastie au long abducteur du pouce chez les sujets de moins de 60 ans. Tous les patients opérés entre 2007 et 2017 et âgés de moins de 60 ans ont été inclus. ils présentaient une rhizarthrose isolée, Eaton & Glickel stade I à III, résistante au traitement médical. Douleur, mobilités, force, hyper-extension métacarpo-phalangienne (MCP), Scores de Nelson et PRWE ont été collectés rétrospectivement. Un bilan radiographique comportant une face et un profil normalisés a été réalisé au dernier recul. Un total de 33 pouces chez 27 patients a été inclus dont 6 présentant une intervention bilatérale. Le recul moyen était de 5.4 ans (0.9 – 11.4). L'âge moyen à la chirurgie était de 55ans (41 – 59) et 89% étaient des femmes. Douleur et force en prise globale et pince étaient significativement améliorées sans différence en fonction du sexe . Il n'y avait pas de différence pour l'indice de Kapandji ou l'hyperextension MCP . Au dernier recul, les scores de Nelson et PRWE moyens étaient respectivement 83.2 ±19.4 et 15.4 ±17.9 . L'arrêt de travail moyen était de 5.4 semaines (1 – 24). Seuls deux patients, travailleurs manuels, n'ont pas pu reprendre leur métier. Radiologiquement, 14 patients avaient un pincement modéré de l'interligne et 10 présentaient des signes radiologiques d'arthrose scapho-trapézo-trapézoïdienne. Aucun patient ne présentait de syndrome douloureux régional complexe ou de lésion de la branche sensitive du nerf radial. Un patient a été repris pour douleur persistante sans perte de force Les patients de moins de 60 ans traités par TPA sont susceptibles de maintenir une amélioration durable de la force et de la douleur, sans aggravation de l'hyperextension MCP. Trapézectomie totale et implant en pyrocarbone ont aussi été évalués chez le sujet jeune avec une amélioration de la douleur mais récupération incomplète de la force Durée d'arrêt de travail courte et faible morbidité de cette technique mini-invasive en font une procédure de choix dans cette population.
                  • Arthroplastie interphanlangienne proximale avec l'implant Tactys® : résultats cliniques et radiologiques avec un recul moyen de 5 ans.
                    09h28 / 09h36
                    Auteur(s) :
                    • Emmanuelle Richard (Montpellier)
                    • Thierry Loubersac (Saint-Herblain)
                    • Etienne Gaisne (Saint-Herblain)
                    • Aude Griffart (Nantes)
                    • Philippe BellemÈre (Saint-Herblain)

                    Abstract : L'arthroplastie interphalangienne proximale (AIPP) avec la prothèse anatomique non-contrainte modulable TACTYS®, a montré des résultats encourageants à 12 mois et 24 mois. L'objectif était d'analyser les résultats cliniques et radiologiques de cette prothèse à 5 ans par une étude rétrospective, continue, monocentrique et secondairement de les comparer aux résultats à 2 ans. Trois opérateurs ont posé l'implant TACTYS® par abord dorsal longitudinal de l'appareil extenseur sur des IPP symptomatiques douloureuses et raides. Avec un suivi moyen de 68 mois (42 à 102 mois), ont été analysées à 0, 2 et 5 ans, 49 prothèses chez 40 patients (âge moyen 68,9 ans) sur des critères cliniques (grip, pinch, ROMFE, scores et du QuickDASH et du PRWE, clinodactylie, EVA, satisfaction) et radiologiques. Entre 0 et 5 ans on notait une amélioration significative (p<0,001) concernant les scores du Quick-Dash (58,4 contre 35,17), du PRWE (58,6 contre 31,9) et de l'EVA (6,68 contre 1,33), sans variation significative entre 2 et 5 ans. Le ROMFE est passé de 43° en pré-opératoire à 46° à 5 ans (p>0,05) avec une diminution entre 2 et 5 ans de 10° (p=0,009). Le pinch et le grip ont respectivement diminué de 0,78KgF (3,8 à 3,04KgF, p=0,404) et de 4,67KgF (18 à 13kgF, p=0,001) entre 2 et 5 ans. La correction de la clinodactylie et la satisfaction du patient sont restées stables entre 2 et 5 ans (p<0,001). Le taux de survie à 2 ans était de 87,8% et de 67,2% à 5 ans, avec 6 prothèses retirées (13,9%) dont 5 descellements et 1 retrait pour douleurs. Radiologiquement, il n'y avait pas de fracture, d'enfonçement, d'usure prématurée des pieces centrales, ni de liserés significatifs. l'AIPP est moins radicale que l'arthrodèse, mais une diminution prévisible de l'arc de mobilité est soulignée dans des études de suivi à long terme sur différents types de prothèses, ceci est confirmé dans notre étude. L''implant TACTYS® permet d'améliorer significativement et durablement à moyen terme la douleur, la correction de la clinodactylie et les scores fonctionnels du PRWE et QuickDash. En revanche la mobilité ainsi que la force peuvent se dégrader entre le court et moyen terme sans altèrer la satisfaction des patients.
                  • Arthroplastie de la métacarpo-phalangienne des doigts longs par l'implant HAPY® : résultats avec un recul minimum de 44 mois.
                    09h36 / 09h44
                    Auteur(s) :
                    • Francois Ducournau (Brest)
                    • Philippe BellemÈre (Saint-Herblain)
                    • Hélène Lagneray (Saint-Herblain, France)
                    • Ludovic Ardouin (Saint-Herblain)
                    • Etienne Gaisne (Saint-Herblain)

                    Abstract : Évaluation des résultats fonctionnels de l'implant en pyrocarbone HAPY dans les indications d'arthroplastie de la métacarpo-phalangienne des doigts longs.La prothèse HAPY® (Wright Medical) est un implant d'interposition sphérique en pyrocarbone mis en place après résection de la tête du métacarpien. Nous avons réalisé une étude rétrospective monocentrique multiopérateur sur une série continue de 51 implants chez 27 patients. 1 patient est décédé et 2 patients ont été perdus de vue (partis à l'étranger).24 patients ont pu être revus ou contactés téléphoniquement, avec un recul moyen de 6,16±1,6 ans (3,7-9,1). L'indication était pour 36 implants une pathologie rhumatismale (PR), pour 8 une arthrose idiopathique et pour 4 une arthrose post traumatique. Les critères d'évaluation ont été la douleur par Echelle Visuelle Analogique (EVA), les scores du QuickDASH et le Patient-Rated Hand Evaluation (PRHE), les mobilités articulaires de la chaine digitale, le Grip et Pinch test, la satisfaction ainsi que le résultat radiographique. Un seul implant a été repris à J1 pour luxation post-opératoire et remis en place. Au dernier recul, tous les implants étaient toujours en place. L'EVA moyen était de 0.38 en arthrose et 2.53 en PR. Le Quick Dash était à 12 en arthrose et 40 en PR, et le PRHE était de 8.3 en arthrose et 58 en PR. En Arthrose, 9 patients étaient très satisfaits et 1 satisfait. En PR, 5 patients étaient très satisfaits du résultat, 6 satisfaits, 2 peu satisfaits et 1 insatisfait. D'un point de vue radiologique, les implants sur arthrose n'avaient pas migré, et pour certains en PR, un discret enfoncement non péjoratif sur le résultat pouvait être constaté. L'arthroplastie par l'implant d'interposition en pyrocarbone HAPY apparait comme une solution peu invasive dans la prise en charge des destructions articulaires de la métacarpo-phalangienne des doigts longs. Les résultats à moyen terme sont encourageants et montrent que ce type d'arthroplastie peut être une alternative valable aux arthroplasties conventionnelles plus invasives. Une étude à plus long terme séparant les étiologies rhumatismales des étiologies arthrosiques sur de plus gros effectifs serait néanmoins nécessaire.
                  • Arthrodèse inter phalangienne distale des doigts long par brochage cerclage : étude rétrospective de 32 doigts opérés avec un recul de 2 ans
                    09h44 / 09h52
                    Auteur(s) :
                    • Paul Vial D'Allais (Montpellier)
                    • Benjamin Degeorge (Montpellier)
                    • Cyril Lazerges (Montpellier)
                    • Bertrand Coulet (Montpellier, France)
                    • Michel Chammas (Montpellier)

                    Abstract : Nous rapportons les résultats cliniques et radiographiques des arthrodèses inter- phalangiennes distales (IPD) selon une technique combinée de brochage-cerclage au recul minimum d'un an.Nous avons inclus 32 arthrodèses IPD chez 18 patients (17 femmes et 1 homme), d'âge moyen 63ans (22-83) . Tous les patients présentaient une arthropathie dégénérative ou post-traumatique IPD invalidante et résistante au traitement médical. Les arthrodèses IPD réalisées dans le cadre de l'urgence ont été exclues. L'intervention proposée était toujours une arthrodèse IPD à ciel ouvert par voie dorsale de Beasley avec brochage axial et cerclage métallique. La broche était retirée à 6 semaines post-opératoire après contrôle radiographique. Nous avons réalisé une évaluation clinique (douleur, clinodactylie), fonctionnelle (score de QuickDASH et PRHE) et radiographique (consolidation osseuse).Le recul moyen était de 24 mois (12-103). La douleur était significativement améliorée en post-opératoire 2,5 versus 6,8 en préopératoire (p =0,001). Les scores fonctionnels QuickDASH et PRHE ont été significativement améliorés (-33,2 et -36,9 respectivement, p= 0,0001). Au dernier recul, tous les patients présentaient une consolidation de l'arthrodèse IPD (taux de consolidation de 100%) et aucune pseudarthrodèse n'était rapportée. Cinq doigts (16%) ont été ré opérés pour ablation du cerclage sur gène invalidante ou exposition directe. Aucun sepsis n'a été observé. Une gêne pulpaire a été observé dans 3 cas (9%) et deux cas de dystrophies unguéales modérées (6%) ont été relevées. Aucune différence significative n'a été observée quant à la mesure du Pinch entre doigt opéré et doigt controlatéral.Le faible encombrement spatial du matériel et la compression osseuse permise par le cerclage permet l'obtention d'un taux de consolidation osseuse excellent. La technique à ciel ouvert permet notamment d'améliorer le résultat esthétique final par l'exérèse des ostéophytes et un alignement optimal de l'articulation IPD. Le faible coût du matériel et ses résultats satisfaisants en font une solution de choix pour la prise en charge des arthropathies IPD. La technique chirurgicale doit scrupuleusement être respectée pour limiter la gêne surle cerclage et les dystrophies unguéales.La technique d'arthrodèse IPD par brochage-axial est une technique chirurgicale fiable, reproductible et peu onéreuse procurant des résultats cliniques et radiographiques satisfaisants.
                  • Evaluation des traitements non conservateurs dans les destructions traumatiques d'articulations interphalengiennes proximales des doigts par arthrodèse, arthroplastie totale ou greffe arthroplastique d'hemi hamatum.
                    09h52 / 10h00
                    Auteur(s) :
                    • Valentin Oca (Lille)
                    • Philippe BellemÈre (Saint-Herblain)
                    • Ludovic Ardouin (Saint-Herblain)
                    • Etienne Gaisne (Saint-Herblain)
                    • Yves Bouju (Saint-Herblain)
                    • Alexandre Fournier (Saint-Herblain)
                    • Yves Kerjean (Saint-Herblain)
                    • Thierry Loubersac (Saint-Herblain)
                    • Marc Leroy (Saint-Herblain)

                    Abstract : Cette étude porte sur les destructions d'interphalengiennes proximales(IPP) sans arthrose. Il s'agit de lésions sévères, fréquemment source de séquelles (arthrose, raideur, douleur). L'objectif principal de ce travail était d'évaluer les résultats des traitements non conservateurs dans les traumatismes d'IPP détruites Cette étude rétrospective multicentrique a été réalisée sur 25 patients répartis en trois groupes. Six dans le groupe arthroplastie(Ap), d'âge moyen de 40 ans avec un recul de 5,8 ans. Neuf dans le groupe arthrodèse(Ao), de 49ans dâge moyen avec un recul de 4,17ans. Dix dans le groupe hémi arthroplastie d'hamatum (HAH), de 44ans d'âge moyen et un recul de 2,5 ans. Les amplitudes articulaires évaluées cliniquement, des articulations Metacarpo-phalangiennes (AMP), IPP et distales (IPD) étaient mesurée avec un goniomètre. La force était mesuré grâce à un dynamomètre de Jamar. Les scores fonctionnels étaient mesurés par des questionnaires Quick DASH et PRWE en autoévaluation.Les mobilités des patients Ao sont de 98,7° (65°-140°) pour l'AMP et de 23,3° (0°-80°) pour l'IPD. Pour les patients Ap les mobilités sont de 110,8° (100°-120°) pour l'AMP de 21,1° (0°-50°) pour l'IPP et de 37,5° (10°-75°) pour l'IPD. Pour les patients HAH, les mobilités sont de 101,3°(90°-110°) pour l'AMP, de 40,2° (0°-65°) pour l'IPP et 30° (5°-60°) pour l'IPD. La force est respectivement de 91%, 91% et 80%. Les résultats du Quick DASH sont respectivement de 2,84/100, 15,53/100 et 20,93/100 et du PREW de 6/150, 15,33/150, 27,44/150. Respectivement 88%, 83% et 60% des patients sont satisfaits ou très satisfaits.L'arthrodèse de l'IPP donne les meilleurs résultats sur la douleur, la force et la satisfaction des patients, à réserver chez les travailleurs manuels. Les prothèses seront à privilégier chez les personnes âgées pour assurer un secteur de mobilité utile. Notre série d'HAH montre de moins bons résultats sur les mobilités par rapport à la littérature, probablement preuve d'une longue courbe d'apprentissage. Il semble nécessaire de faire un bilan préopératoire par radiographie et tomodensitométrie chez ces patients, de privilégier un traitement conservateur quand cela est possible et de discuter des différentes options thérapeutiques en accord avec le patient.
                  09h00 - 10h00
                  Salle 252 AB
                  CONTROVERSES
                  Modérateur(s) : Pierre Mouton (Pessac), André Boabighi (Saint Germain En Laye)
                  • La chirurgie de la main en ambulatoire chez les patients de plus de 80 ans est-elle possible ?
                    09h00 / 09h06
                    Auteur(s) :
                    • Fabrice Rabarin (Trélazé)
                    • Guy Raimbeau (Trélazé)
                    • Bruno Cesari (Trélazé)
                    • Yann Saint Cast (Trélazé)
                    • Jérôme Jeudy (Trélazé)
                    • Nicolas Bigorre (Trélazé)
                    • Alexandre Petit (Trélazé)

                    Abstract : Le traitement en ambulatoire des pathologies de la main devient le gold standard. La population des plus de 80 ans est qualifiée de plus fragile, à risque de complications élevées. L'hospitalisation classique (HC) est source de désorientation, d'infection nosocomiale, de fragilisation. L'hospitalisation en ambulatoire (HA) fait craindre une gestion plus difficile de la douleur post-opératoire et un transfert vers un service de HC ou un taux de réadmission plus élevé. Le but de cette étude est d'analyser l'HA durant une année chez des patients de plus de 80 ans.Nous avons inclus tous les patients opérés de la main en ambulatoire durant l'année 2016. Ont été notés l'âge, le sexe, le type d'intervention, de pathologie, programmée ou urgence, le statut clinique selon la classification de l'Association Américaine d'Anesthésie (ASA), le mode de vie, le type de traitement antalgique prescrit. Les patients ont tous été recontactés le lendemain par téléphone, étaient notés: la douleur, l'état du pansement, la qualité de la nuit passée, une ré-hospitalisation précoce ou un transfert en HC.200 patients inclus (213 interventions), d'âge moyen de 84,85 ans (81-101), 108 femmes et 92 hommes. 154 interventions programmées (73,3%), 59 urgences (27,7%). 168 étaient classés ASA 3, 24 ASA 2, 6 ASA 4 et 2 ASA 1. 93 vivaient en couple (46,5%), 81 étaient avec leurs proches (40,5%) et 26 étaient en institutions (13%). A l'appel du lendemain la douleur était absente ou légère dans 94,36 % (47,88% et 46,47%) et moyenne dans 5, 64 %. Aucune douleur sévère, ni de transfert en HC ou ré-hospitalisation précoce n'ont été notées. Il n'y a pas de différence significative entre le type de pathologie ou le type d'antalgique prescrit dans la survenue d'une douleur moyenne La prise en charge des patients âgés est possible en ambulatoire. Les données démographiques de 2016 évaluaient à plus de 9% le nombre de français de plus de 80 ans et les prévisions sont à la hausse. L'HA doit être organisée et les patients bien calibrés selon leur éligibilité (comorbidités, isolement social, compréhension par le patient ou son entourage du parcours thérapeutique) afin d'apporter une prise en charge optimale.
                  • Introduction de la technique de Walant auprès d'une équipe de 13 médecins anesthésistes : Comment et Pourquoi elle est devenu leur technique préférée ?
                    09h06 / 09h12
                    Auteur(s) :
                    • Xavier Gueffier (Bourgoin Jallieu)

                    Abstract : La prise en charge des pathologies de la main a bénéficié des dernières innovations techniques avec notamment l'introduction de l'anesthésie local tumescente sous épinephrine bien connu sous le nom de Walant. Elle soulève de nombreux problèmes notamment dans son acceptation, dans son organisation mais aussi dans sa réalisation au sein de nos différents établissements. Nous rapportons l'expérience de l'introduction de cette technique au sein de notre structureDepuis septembre 2018, la technique a été introduite par le seul chirurgien de la main travaillant dans cette établissement pluri chirurgical constitué par ailleurs de 7 autres chirurgiens orthopédiques entouré d'une équipe de 13 médecins anesthésistes. Un questionnaire a été remis au médecin anesthésiste évaluant l'utilisation de gants stériles, de champs stériles, le type d'asepsie utilisé, le type d'aiguilles, l'utilisation d'échographie, l'estimation de la douleur ressenti par le patient lors de l'anesthesie, la préférence du type d'anesthésie utilisé pour les pathologies de la main et le choix de l'anesthésie s'il avait besoin lui même d'une intervention sur sa main Les modalités de travail en collaboration entre médecin et chirurgien sont détaillés. Les résultats de cette étude nous encourage à poursuivre cette technique de façon consensuelle et en étroite collaboration avec nos confrères médecins anesthésistes, qui ont adapté cette nouvelle prise en charge. Le changement de technique d'anesthésie coordonnée par le chirurgien de la main aurait pu représenter une source de conflit et faire abandonner cette technique. L'incitation a de nouvelles techniques permettant une réhabilitation précoce reste d'actualité. La qualité d'écoute et l'entente préalable a certainement été un facteur primordial dans l'acceptation de cette nouvelle prise en charge.Malgré les différences de réalisation de la technique par les médecins anesthésistes au sein du même établissement, la simplicité de cette technique a permis de renforcer la collaboration entre médecin anesthésiste et chirurgien de la main et imposer la technique de walant comme la technique de choix au sein de notre établissement.
                  • La technique de Walant - un réel gold-standard en matière d'anesthésie locale en chirurgie de la main
                    09h12 / 09h18
                    Auteur(s) :
                    • Mihaela Pertea (ROUMANIE)
                    • Petru Ciobanu (ROUMANIE)
                    • Sorinel Lunca (ROUMANIE)
                    • Oxana-Madalina Grosu (ROUMANIE)

                    Abstract : Le but de l'étude est de confirmer l'efficacité et la sécurité dans l'utilisation de la technique Walant (wide awake local anesthesia no tourniquet) dans la chirurgie de la main et de montrer que cette technique est connue et utilisée aussi dans notre pays, rapportant ainsi les résultats de l'expérience personnelle. L'étude est réalisée sur un groupe de 120 patients à qui on a utilize l'anesthésie locale avec lidocaine 1% et de l'adrénaline dans une solution de 1:100 000. Les pathologies pour lesquelles on est intervene chirurgicale étaient la maladie du Dupuytren, stade II et III, avec un ou deux rayons digitaux affectés, le syndrome du canal carpien, trigger finger et rupture du long fléchisseur du pouce. On a évalue la quantité d'anesthési que utilisée, le temps d'installation de l'anesthésie, le saignement intraopératoire, le confort du chirurgien et du patient pendant l'intervention, la durée de l'intervention chirurgicale, les complications chirurgicales immédiates et la durée de l'hospitalisation, enfaisant des correlations entre ces paramètres, utilisant le logiciel SPSS 20.0, de regressions (ANOVA), en tenant compte des coefficients de corrélation de Pearson avec une signification statistique pour alpha d'au plus 0.05 et IC de 95%. Dans le groupe de 120 patients (58 hommes et 62 femmes) (rapport M/F=0,93), il n'y avait aucun cas de nécrose digitale ou d'autres complications vasculaires et aucun saignement intraopératoire. La quantité d'anesthésique utilize variait d'environ 40% de moins que celle recommandée dans la littérature. Le confort et la satisfaction des patients a été maximaux et la durée d'hospitalisation de quelques heures. En aucun cas, il n'a été necessaire d'utiliser la phentolamine comme antidote aux effects de l'adrénaline. Le coefficient de corrélation entre la quantité d'anesthésique et le temps d'attente=0,3372 (p=0,0001) – corrélation positive, directe et modérée, statistiquement significative. Le coefficient de corrélation entre la quantité d'anesthésique et la durée de l'hospitalisation=0,2700 (p=0,002) – corrélation positive, directe, faible, statistiquement significative. Le coefficient de corrélation entre l'âge et la durée de l'hospitalisation=0.1361 (p=0.1380) – corrélation positive, statistiquement insignifiante. Les avantages de la technique de Walant sont: éviter l'utilisation de garrot et de sedation intraveineuse, le confort maximum pour le chirurgien et pour le patient sans risque de nérosedigitale, la collaboration intraopératoire avec le patient augmente le taux de réussite chirurgicale et, pas le moindre, la durée d'hospitalisation est courte et les dépenses minimales.
                  • Étude prospective comparative du traitement des ostéo-arthrites de la main en chirurgie ambulatoire ou en hospitalisation complète
                    09h18 / 09h24
                    Auteur(s) :
                    • Pierre Vulliet (Paris)
                    • Rebecca Delarue (Lille)
                    • Marie Paule Gerlinger (Paris, France)
                    • Jérome Pierrart (Coquelles)
                    • Emmanuel Masmejean (Paris)

                    Abstract : Les infections de la main représentent un enjeu médico-économique important. Le but de notre étude était de montrer la non-infériorité du traitement ambulatoire avec antibiothérapie orale comparé au traitement historique en hospitalisation complète avec antibiothérapie intraveineuse.Tous les patients présentant une ostéo-arthrite entre octobre 2015 et janvier 2017 ont été inclus prospectivement. Une fois opérés, ils ont tous été traités par une antibiothérapie intraveineuse initiale selon le même protocole. Puis les patients traités en ambulatoire poursuivaient une antibiothérapie orale probabiliste alors que les patients traités en hospitalisation complète restaient sous antibiothérapie intraveineuse jusqu'à l'obtention des résultats bactériologiques à 48 heures. Un relai adapté à l'antibiogramme était ensuite poursuivi pour 21 jours. La reprise chirurgicale, les mobilités, le score QuickDash ont été évalués au dernier suivi.Au total, 48 patients ont été inclus, 10 patients ont nécessité une reprise chirurgicale, 9 en hospitalisation complète (dont 3 présentaient un phlegmon concomitant) et 1 en ambulatoire (p=0.01). Les caractéristiques reliés à la reprise chirurgicale étaient : l'âge élevé (p=0,006), les signes radiologiques pré-opératoires (p<0,05) et le changement d'antibiothérapie secondaire (p<0,001). La distance pulpe-paume à 45 jours était évaluée à 2,0cm +/-2,3 dans le groupe hospitalisation complète versus 0,9cm +/-2,1 pour le groupe ambulatoire (p=0,04), le score Quickdash à 11,1% +/-17,6 versus 5,7% +/-10,3 pour chaque groupe (p>0,05).À ce jour il n'existe pas, à notre connaissance, d'étude prospective comparative des ostéoarthrites de la main en ambulatoire ou en hospitalisation complète. L'objectif principal de notre étude a été validé. En effet les résultats montrent que les patients en ambulatoire vont bien. Les arthrites de la main touchent des patients jeunes, actifs et la contamination est souvent par inoculation directe, à la différence des arthrites des articulations majeures qui touchent plutôt des patients âgés avec des comorbidités. Ceci explique donc en partie nos bons résultats.Une prise en charge chirurgicale ambulatoire précoce suivie d'une antibiothérapie orale pendant 21 jours est efficace. Une condition essentielle est de sélectionner les patients selon certains critères de sévérité.
                  • Optimisation du coût de la prise en charge chirurgicale du canal carpien : office surgery vs parcours ambulatoire au bloc opératoire
                    09h24 / 09h30
                    Auteur(s) :
                    • Olivier Mares (Nîmes)
                    • Lara Moscato (Nîmes)
                    • Pascal Kouyoumdjian (Nîmes)
                    • Remy Coulomb (Nîmes)
                    • Sihame Chkair (Nîmes)

                    Abstract : L'incidence moyenne du syndrome du canal carpien (SCC) est actuellement estimée autour de 3/1000 dans la population. Nous proposons une nouvelle prise en charge qui modifie le parcours patient en office surgery en allégeant le chemin clinique. Nous proposons une estimation du cout de production de l'acte au bloc opératoire versus « office». La méthodologie employée est un microcosting bottom up. Le facteur de coût s'exprime en temps pour les ressources humaines et en volume pour les ressources matérielles. Ces données de quantités sont obtenues à dires d'expert. Le coût des ressources humaines correspond au salaire brut chargé 2018. Le coût des ressources matérielles a été obtenu à partir de la consultation du logiciel informatique CPAGE. A ces coûts de ressources humaines et matérielles, sont ajoutés des frais généraux de fonctionnement. Un coût total est estimé pour chaque groupe : chirurgie du canal carpien en « office walant» ,bloc opératoire selon deux techniques : sous échographie (walant) et sous endoscopie (anesthésie en loco-régionale). Le coût moyen de la prise en charge chirurgicale du canal carpien en « office » est estimé à 96€44 ( minimum:87€66 ; maximum :105€93). Ce coût moyen se décompose: 15€03 de ressources humaines, 68€52 de ressources matérielles, et 12€88 pour les frais généraux. Le coût moyen de la prise en charge chirurgicale du canal carpien au bloc opératoire sous échographie est estimé à 171€72 (minimum :151€89 ; maximum : 192€86). Ce coût moyen se décompose: 52€89 de ressources humaines, 95€88 de ressources matérielles, et 22€94 pour les frais généraux. Pour la technique sous endoscopie, le coût est estimé à 270€85 (coût minimum : 250€02 ; maximum :293€19). Ce coût moyen se décompose: 62€06 de ressources humaines, 172€60 de ressources matérielles et 36€18 pour les frais généraux. La prise en charge au bloc opératoire est estimée entre 1.8 fois et 2.8 fois plus onéreux (selon la technique) que la prise en charge en « office ». Plus de 100 millions d'euros sont actuellement dépensés annuellement pour le seul acte de traitement chirurgical du SCC . Cette etude montre que l'optimisation du chemin clinique et des flux patients peut être modifié avec une nouvelle approche de type office.La prise en charge des patients en « office » permettrait d'optimiser les filières de soins avec une réduction des coûts.
                  • Influence de l'anesthésie Walant et de l'office surgery sur la satisfaction et la récupération après la libération du canal carpien : une étude observationnelle basée sur la satisfaction des patients..
                    09h30 / 09h36
                    Auteur(s) :
                    • Lara Moscato (Nîmes)
                    • Remy Coulomb (Nîmes)
                    • Gilles Candelier (Caen)
                    • Pascal Kouyoumdjian (Nîmes)
                    • Olivier Mares (Nîmes)

                    Abstract : Le WALANT et l'office surgery sont devenus des pratiques courantes outre atlantique pour la libération du canal carpien. Il n'existe pas de données objectives comparant les circuits classiques et l'office surgery .Nous avons réalisé une étude rétrospective monocentrique comparant trois types de prise en charge : office – Walant - échochirurgie, ambulatoire – Walant – échochirurgie, ambulatoire -anesthésie locorégionale(ALR) -endoscopie. Nous avons inclus 30 patients par groupe, appareillés pour l'âge, le sexe et les antécédents médicaux. Les patients ont été évalués par un observateur indépendant via un questionnaire téléphonique et au moyen d'une échelle analogique: -La satisfaction globale -La satisfaction de la performance organisationnelle -La qualité de la réalisation de l'anesthésie -La qualité de l'analgésie (satisfaction vis à vis du niveau de sédation) Nous avons comparé pour chaque groupe la survenue de complications mineures et majeures et le temps de reprise d'activités lourdes et quotidiennes. Une analyse ANOVA (logiciel SAS) a été réalisée pour comparer les trois groupes. La technique échographique était réalise par une technique antérograde opus anesthésie walant. La technique endoscopique était réalisé selon la technique d'Agee sous anesthésie locorégionale.Les trois groupes étaient comparables. Deux patients ont été perdus de vue. Les résultats (moyenne) sont respectivement pour chaque groupe: office, ambulatoire avec walant et ambulatoire avec ALR: -Satisfaction globale: 9,85; 9.10; 8.73. (p = 0,002); -Satisfaction de la performance organisationnelle: 9,86; 9,55; 9,67 (p = 0,3); - La qualité de la réalisation de l'anesthésie: 9,36; 9,59; 8,93 (p = 0,12); - La qualité de l'analgésie : 9,93; 9,83; 9,43 (p = 0,03); (lequel de ces deux items ce réfère à la réalisation de l'anesthésie) -Temps de retour aux activités quotidiennes (jours): 1,25; 0,41; 1,87 (p = 0,02) -Temps de reprise des activités lourdes (jours): 36,64; 32,41; 53,9 (p = 0,015) Nous n'avons eu aucune récidive, aucune complication majeure et seulement deux infections superficielles. Il existe des données nord américaines sur ce type de procédure, ce travail comparatif français montrant un gain dans la prise en charge du patient avec l'office surgery.Cette revue rétrospective comparative montre un score de satisfaction des patients supérieur dans une procédure de type office surgery. Le WALANT couplé à l'échochirurgie semblent apporter un meilleur taux de satisfaction et une récupération plus rapide comparé à l'ALR.
                  • Organisation de l'accueil des urgences de la main
                    09h36 / 09h42
                    Auteur(s) :
                    • Stephane Larroque (Montpellier)
                    • Guillaume Berteloot (Montpellier)
                    • Jean-Luc Roux (Montpellier)

                    Abstract : Le nombre de blessés de la main est en augmentation constante depuis 1998. Il est estimé à plus de 2,1 millions par an en France en 2018, soit + 32 % en 20 ans. Si le nombre de centres agréés par la FESUM a augmenté, certains centres ont dû s'organiser pour gérer cet afflux de patients.La prise en charge des urgences de la main par les chirurgiens de la main ou par les urgentistes généraux se révélaient dans notre structure souvent insuffisante. Soit par manque de disponibilité des chirurgiens de la main, soit par un défaut d'expérience et de formation des urgentistes. Depuis 2010, nous avons réorganisé notre centre dans le but d'améliorer la prise en charge de ces urgences. L'accueil des urgences de la main a été confié à des médecins dédiés Cette nouvelle organisation, basée sur une unité de lieu et une pluridisciplinarité (chirurgiens, médecins, kinésithérapeutes, infirmières) procure une plus grande fluidité du parcours, un délai d'attente raccourci (estimé à 30 mn). De nombreux traumatismes ne nécessitent pas de chirurgie mais des explications claires et un suivi rapproché. La disponibilité de ces médecins dédiés autorise une meilleure éducation du patient, le suivi du traitement est renforcé. Nous avons constaté une diminution de la durée moyenne d'arrêt de travail pour de nombreux traumatismes considérés comme bénins, une diminution des séquelles fonctionnelles. Progressivement, au contact des chirurgiens, les médecins ont acquis une expérience et développé une prise en charge médicale de meilleure qualité. Le travail en équipe avec des chirurgiens disponibles autorise une répartition des tâches, un partage des connaissances par compagnonnage. Cette nouvelle organisation nous amène maintenant à envisager l'avenir de cette activité. Pour structurer au mieux un SOS main et assurer une meilleure prise en charge des urgences, nous souhaitons réfléchir ensemble aux actions à mener. Nous sommes à l'aube d'une nouvelle discipline : « la médecine de la main ». Il faudra avec les chirurgiens de la main, définir la place exacte de ces médecins, définir leur compétence et mettre en place la formation nécessaire. Une nouvelle spécialité est probablement en train de naître.
                  • Nouvelles modes en manucure, gel et prothèses unguéales : incidences en chirurgie de la main
                    09h42 / 09h48
                    Auteur(s) :
                    • Tatiana Danalachi-Tuni (Strasbourg)
                    • Marie Bensa (Strasbourg)
                    • Juan José Hidalgo Diaz (Strasbourg)
                    • Etienne Rapp (Strasbourg)
                    • Stéphanie Gouzou (Strasbourg)
                    • Philippe Liverneaux (Strasbourg)
                    • Sybille Facca (Strasbourg)

                    Abstract : L'utilisation d'ongles artificiels de type gels, acryliques ou prothèses unguéales sont de plus en plus à la mode ces dernières années. De plus en plus de patientes se présentent en consultation ou aux urgences main avec ces"faux-ongles", mais quel incidence cela peut-il avoir sur la pratique de la chirurgie de la main ? Notamment dans le cadre de la préparation d'un champ opératoire et en terme d'infections ? Les différentes techniques de manucure ont été étudiées ainsi que l'ablation des gels ou prothèses unguéales. La flore microbienne sur ongle natif ou sur "faux-ongle" a été comparée. Sur 2 centres sos main, l'incidence d'infections dues à ces soins de manucures a été étudiées.Dans le cadre de Revue de Mordi-Mortalité, des cas de patientes recusées ont été retrouvées et analysées. Dans le cadre des infections, des cas d'infections des parties molles ou osseuses incriminant les soins de nouvelles techniques de manucure ont été collectés sur 2 sites sos main.Concernant la préparation du champ opératoire, 2 patientes ont été recusées pour port de "faux-ongles" malgré les consignes données en préopératoire et ont été reprogrammées à distance après ablation du gel unguéal. Une patiente a dû par contre être opérée en urgence avec le gel laissé en place. Concernant les infections dues au gel unguéal, nous avons retrouvé 1 cas d'ostéo-arthrite de l'IPD et un cas de panaris péri-unguéal de stade 1, tous 2 traités classiquement.Concernant la préparation du champ opératoire, à la vue de la flore poly microbienne présente sur les prothèses unguéales, il semble nécessaire de bien informer les patientes de la nécessité de retrait des gel ou prothèses avant toute chirurgie de la main surtout si un implant doit être mis en place. Concernant les infections dues au gel unguéal, nous n'avons pas retrouvé une augmentation significative des infections dues à cette nouvelle mode unguéale. Bien sûr une étude multi-centrique semble nécessaire pour confirmer ces 2 principes. Gel, résine et prothèses unguéales doivent pour l'instant être retirées avant toute chirurgie de la main réglée. Par contre, il ne semble pas que cette mode en manucure augmente l'incidence des infections de la main.
                  • Homogénéisation de la prise en charge des panaris dans le cadre d'une évaluation des pratiques professionnelles
                    09h48 / 09h54
                    Auteur(s) :
                    • Valérie Matter-Parrat (Strasbourg)
                    • Fiona Goldammer (Strasbourg)
                    • Juan José Hidalgo Diaz (Strasbourg)
                    • Cecile Ronde-Ousteau (Strasbourg)
                    • Stéphanie Gouzou (Strasbourg)
                    • Philippe Liverneaux (Strasbourg)

                    Abstract : Devant la constatation de prises en charge non homogènes pour les panaris de stade 1 ou 2 dans un même centre sos main, une évaluation des pratiques professionnelle (EPP) a été menée, afin d'homogénéiser la prescription de l'antibiothérapie si nécessaire et de décider d'un chemin clinique.Dans le cadre d'une étude rétrospective, 30 dossiers de patients atteints de panaris de stade 1 ou 2 ont été analysés, puis à nouveau 30 dossiers 6 mois plus tard.Une grille d'analyse selon l'HAS a été rédigée contenant 15 items. Un premier groupe de 30 dossiers de patients atteints de panaris collecté ou pas a été analysé, en regardant essentiellement la prescription d'antibiothérapie, la durée et les prélèvements ou radiographie faits. Un deuxième tour de 30 dossiers une fois le chemin clinique diffusé a été refait.Après la première analyse, un chemin clinique a été rédigé. Dans le cas d'un panaris au stade inflammatoire, les consignes suivantes ont été décidées : arrêter les topiques locaux et si mise en place d'une antibiothérapie : de moins de 48h, elle peut être arrêtée ; de plus de 48h avec signes d'amélioration, elle peut être poursuivie ; de plus de 48h sans amélioration, prévoir une prise en charge chirurgicale. Dans le cas du panaris au stade collecté, les modifications de prise en charge suivantes ont été retenues : - La radiographie systématique n'est pas nécessaire sauf cas définis - Lors de la prise en charge au bloc opératoire, le prélèvement bactériologique est maintenu. En revanche, l'antibiogramme systématique n'est pas nécessaire. - Le terme « facteurs de risque » est à modifier par facteurs de risques et dissémination septique (fièvre, lymphangite, adénopathies, signes d'ostéite). - Consultation de contrôle a été modifiée. Tous les items de la grille d'évaluation ont été significativement améliorés lors de la 2ème analyse de dossiers. Les EPP permettent de réunir plusieurs acteurs de soins dans le cadre de prises en charge multidisciplinaires. Ainsi un chemin clinique a pu être défini, diffusé et permit une amélioration des pratiques de prescriptions et de suivi pour les panaris stade 1 ou 2.Les EPP en chirurgie de la main permettent de redéfinir et d'actualiser des prescriptions et des prises en charge pour des pathologies courantes infectieuses.
                  • Indications de l'auriculothérapie en périopératoire pour les pathologies dégénératives de la main
                    09h54 / 10h00
                    Auteur(s) :
                    • Christian Couturier (Paris)

                    Abstract : Technique de stimulation de points réflexes au niveau de l'oreille externe, elle a été validée scientifiquement et évaluée par des études contrôlées randomisées en I.R.M. cérébrale fonctionnelle (Alimi et coll 2002).L'auriculothérapie est utilisée couramment pour la gestion du stress et le traitement de la douleur, mais aussi dans la maîtrise des phénomènes inflammatoires par action sur le système sympathique et parasympathique. En pathologie dégénérative de la main et du poignet, elle peut servir à soulager la douleur des maladies ostéo-articulaires ou tendineuses. Elle participe également au traitement des douleurs neuropathiques qu'il s'agisse d'algodystrophie ou des séquelles de blessures nerveuses. Elle peut être proposée en péri opératoire, pour contrôler l'anxiété avant chirurgie et gérer la douleur postopératoire précoce. En 2018, une étude randomisée en double aveugle a montré son efficacité de manière significative dans la gestion de la douleur postopératoire après chirurgie du syndrome du canal carpien. D'autres applications sont à l'évaluation en péri-opératoire (arthroplastie trapézo-métacarpienne et digitale, arthroplasties du poignet, reprise du sport après chirurgie). Son usage en pratique chirurgicale courantea pour objectif de permettre une diminution de la consommation d'opioïdes, véritable fléau de santé publique aux États-Unis et en Europe.
                  SOCIETE FRANCAISE DE CHIRURGIE DE LA MAIN
                  GEMMSOR
                  GEM CONGRES
                  L+/LMS - PHP: 0.233s - Smarty: 0.257s - Total: 0.49s - Docs
                  0.00017025	SELECT * FROM `programme_orateur` j
                  					INNER JOIN `programme_intervenant` r ON r.id = j.id_programme_intervenant
                  					WHERE j.`id_programme_communication` = '12447'
                  				ORDER BY j.num
                  
                  0.00008525 SELECT * FROM `programme_type_communication` WHERE `id` = '0' LIMIT 1
                  0.00011200 SELECT * FROM `programme_abstract` WHERE `id` = '16547' LIMIT 1
                  0.00017950 SELECT * FROM `programme_orateur` j INNER JOIN `programme_intervenant` r ON r.id = j.id_programme_intervenant WHERE j.`id_programme_communication` = '12448' ORDER BY j.num
                  0.00008350 SELECT * FROM `programme_type_communication` WHERE `id` = '0' LIMIT 1
                  0.00011025 SELECT * FROM `programme_abstract` WHERE `id` = '16561' LIMIT 1
                  0.00017525 SELECT * FROM `programme_orateur` j INNER JOIN `programme_intervenant` r ON r.id = j.id_programme_intervenant WHERE j.`id_programme_communication` = '12449' ORDER BY j.num
                  0.00008250 SELECT * FROM `programme_type_communication` WHERE `id` = '0' LIMIT 1
                  0.00010900 SELECT * FROM `programme_abstract` WHERE `id` = '16685' LIMIT 1
                  0.00016100 SELECT * FROM `programme_orateur` j INNER JOIN `programme_intervenant` r ON r.id = j.id_programme_intervenant WHERE j.`id_programme_communication` = '12622' ORDER BY j.num
                  0.00015200 SELECT * FROM `programme_thematique_session` j INNER JOIN `programme_thematique` r ON r.id = j.id_programme_thematique WHERE j.`id_programme_session` = '2618' ORDER BY j.num
                  0.00015550 SELECT * FROM `programme_moderateur` j INNER JOIN `programme_intervenant` r ON r.id = j.id_programme_intervenant WHERE j.`id_programme_session` = '2618' ORDER BY j.num
                  0.00017775 SELECT MAX(update_time) FROM information_schema.tables WHERE table_schema = 'event_gemcongres' AND table_name = 'programme_session'
                  0.00033575 SELECT * FROM `pages` WHERE (FIND_IN_SET('fr', lang) OR lang = '') AND `etat` = 'en-ligne' AND url <> '' AND groupe <> 'invisible' ORDER BY ordre > 0 DESC, ordre ASC, url ASC
                  0.00011200 SELECT url, cible, alias_fr AS alias FROM pages
                  0.00220150 Total: 15