55ème congrès
Société française
de Chirurgie de la main
35ème congrès SFRM GEMMSOR
Président du congrès du GEM : Philippe Liverneaux
Président du congrès du GEMMSOR : Michel Boutan

Programme
> Le programme en détail

jeudi 19 décembre 2019

11h04 - 12h10
Salle 251
LA MAIN BRULÉE
Modérateur(s) : Isabelle Auquit-Auckbur (Rouen), Catherine Laffargue (Champigny)
  • Main brûlée : pronostic fonctionnel et grands principes de prise en charge
    11h04 / 11h22
    Auteur(s) :
    • Valérie Chauvineau (Hyères)
  • Rééducation des brûlures des membres supérieurs : techniques manuelles, appareillages et apports de la technologie
    11h22 / 11h40
    Auteur(s) :
    • Marion Cugnet (Hyères)
    • Flore Lefebvre (Hyères)
  • Actualités en rééducation de la main brûlée
    11h40 / 11h58
    Auteur(s) :
    • Charlotte Warambourg (Caluire Et Cuire)
  • Discussion
    11h58 / 12h10
    Auteur(s) :
    11h10 - 11h50
    Amphithéâtre Bleu
    Conférence d'Enseignement 5
    Modérateur(s) : Frédéric Teboul (Paris)
    • La médecine régénérative
      11h10 / 11h50
      Auteur(s) :
      • Guy Magalon (Marseille)
    11h30 - 12h30
    Salle 252 AB
    SCAPHOÏDE
    Modérateur(s) : Emmanuel Camus (Maubeuge), Bruno Lussiez (Monaco)
    • Evaluation pré-clinique d'une technique de guidage holographique utilisant des lunettes de réalité mixte pour le vissage percutané du scaphoïde
      11h30 / 11h38
      Auteur(s) :
      • Thomas Gregory (Bobigny)
      • Aymane Moslemi (Bobigny)

      Abstract : Le vissage percutané rétrograde du scaphoïde est une intervention fréquente. Le trajet idéal de la vis dépend de l'axe du scaphoïde et de l'orientation du trait de fracture. L'objectif de notre étude pré-clinique est de comparer une technique de guidage holographique utilisant des lunettes de réalité Mixte (HoloLens ; Microsoft) à la technique conventionnelle de vissage du scaphoïde sous scopie.Au laboratoire d'anatomie, 5 brochages ont été effectués au niveau de scaphoïde du poignet gauche pour la technique holographique (groupe LH) et comparés à 5 brochages du poignet droit par guidage scopique (groupe SS) sur les 2 mêmes sujets cadavériques. Les critères d'évaluation étaient : précision du brochage (angle alpha et beta), nombre de scopies, irradiation totale (microGy), nombre de tentatives au bon placement de la broche, la durée du brochage (mn) . Pour la technique holographique, la position idéale de la broche guide est planifiée sur le logiciel Osirix à partir du TDM. Les lunettes Hololens permettent la projection d'un hologramme d'agrandissement 100% comportant la reconstruction 3D de la peau, de l'os, et du fantôme du trajet optimal de la broche-guide. Le recalage de l'hologramme est effectué manuellement en faisant correspondre les contours de la peau du sujet à la partie correspondante de l'hologramme. Puis grâce à une plateforme radiologique holographique, le chirurgien passe du mode peau au mode os de l'hologramme. Il positionne la broche guide en la faisant correspondre à son fantôme holographiqueRespectivement angle alpha : 2,01° pour le groupe LH vs 7,1° pour le groupe SS; angle beta : -12,1° vs -14,8°; nombre moyen de scopies : 22 vs 28,4 ; irradiation totale : 143,2 vs 193,1 microGy ; nombre moyen de tentatives : 2,2 vs 3,2, durée moyenne : 2,77mn vs 3,43 mnIl s'agit à notre connaissance de la première tentative d'application chirurgicale de la réalité mixte en chirurgie de la main. Les résultats obtenus pour le vissage percutané du scaphoïde sont encourageants. L'amélioration de la plateforme de planification et l'utilisation d'un recalage automatique nous paraissent nécessaire avant l'utilisation en pratique clinique. L'utilisation de la réalité mixte trouve une première application en chirurgie de la main avec le vissage percutané du scaphoide
    • Lambeau libre composite ostéo-chondro-cutané de trochlée fémorale médiale dans les lésions cartilagineuses du scaphoïde et du lunatum : avantages d'une palette cutanée
      11h38 / 11h46
      Auteur(s) :
      • Marion Aribert (Grenoble)
      • Denis Corcella (Grenoble)
      • Michael Bouyer (Grenoble)

      Abstract : A medial femoral trochlea (MFT) flap is a chondrocorticoperiosteal flap. It is a new technique described for the reconstruction of cartilage lesions. There is few descriptions of the surgical technique for harvesting this flap in its chondro-cortical form with a skin paddle. We describe and report the early results of three cases of the composite medial femoral trochlea flap, with a skin paddle.Between May 2017 and August 2017 three males were treated by a free osteochondrocutaneous graft withdraw from the medial femoral trochlea. Two cases of proximal scaphoid nonunion and one case of Kienböck disease were treated in our department. The buried osteochondroperiosteal graft was monitored on immediate postoperative oversight thanks the skin paddle, every 2 h for 5 days according to our free flap protocol.In two cases, the cutaneous pallet allowed rescue of the osteochondral flap. After 10 weeks mean postoperative, a CT scan showed complete bone healing and pins were removed. After one year follow up, the three patients no longer had wrist pain, wrist mobility were good and patients had no discomfort in their knee. MFT flap vascularization come from the descending genicular artery (DGA) who divides into three branches: the cutaneous branch from the DGA (DGA-CB), the longitudinal periosteal branch, and the transversal periosteal branch. In about 90% of cases, a skin island flap, overlying the medial area of the knee, could be associated with the MFT flap, most often based on the DGA-CB.Associating a skin paddle is often easy and has numerous benefits such as flap monitoring, preventing vessel compression, and replacing damaged skin without high donor site morbidity. The MFT flap with a cutaneous skin paddle appears to be a safe and promising way of preventing carpal arthritis in the treatment of wrist bones nonunion or necrosis in the presence of cartilage destruction.
    • Le traitement des fractures du corps du scaphoïde carpien avec agrafe à mémoire de forme. Étude rétrospective d'une technique peu diffusée.
      11h46 / 11h54
      Auteur(s) :
      • Lorenzo Rocchi (ITALIE)
      • Gianfranco Merendi (ITALIE)
      • Camillo Fulchignoni (ITALIE)
      • Gianpiero Cazzato (ITALY)

      Abstract : Le traitement chirurgical des fractures du scaphoïde avec agrafe à mémoire de forme est peu diffusé, malgré les nombreux avantages de la technique. Les auteurs présentent une étude sur les fractures instables du corps (classées B1, B2, B5 selon Herbert), traitées avec des agrafes à mémoire de forme sur un vaste échantillon de patients, avec l'objectif de confirmer la fiabilité, la qualité de la réduction et de la fixation, les résultats fonctionnels, les temps de consolidation et les possibles complications.Les auteurs ont effectué une analyse rétrospective sur 131 patients avec fracture du scaphoïde avec un suivi minimum de 1 an. Dans le détail les auteurs ont réévalué : 93 cas de fracture primaire (patients opérés à moins de 30 jours du traumatisme) et 38 cas de retard de consolidation (opérés entre 2 et 6 mois du traumatisme). Les étapes chirurgicales sont détaillées. Les auteurs ont pris en considération les critères d'évaluation suivants : la consolidation osseuse, la douleur post chirurgicale, la plage de mouvement (ROM) du poignet, la force de préhension et le temps de retour au travail. De plus, une évaluation subjective, objective et radiologique a été obtenue en suivant les critères de Herbert et Fisher. La consolidation a été obtenue avec un délai maximal de 3 mois dans tous les cas de fracture primaire, et avec un délai maximal de 8 mois dans 36 des 38 cas de retard de consolidation. La douleur était absente dans 79% des cas, sans jamais être sévère ou insupportable quand elle était présente. Le ROM moyen du poignet obtenu est de 112°. La force de préhension était comparable à celle du membre supérieur contre latéral dans 75% des cas. Le temps moyen de retour au travail a été de 7,4 semaines. Il n'y a pas eu de cas d'algodystrophie ni de cal vicieux.Les résultats démontrent la fiabilité et la praticité du traitement avec agrafes à mémoire de forme. Cette technique chirurgicale a un taux de succès élevé dans le traitement des fractures primaires et dans les cas de retard de consolidation du corps du scaphoïde. Les auteurs pensent que les agrafes à mémoire de forme devraient être considérées comme une alternative valide aux vis à double pas dans le traitement des fractures du scaphoïde.
    • Facteurs influançant la consolidation dans 425 greffes pour pseudarthrose du scaphoide : comment choisir le bon greffon ?
      11h54 / 12h02
      Auteur(s) :
      • Colin de Cheveigne (Saint Jean)

      Abstract : Quels facteurs déterminent la consolidation des pseudarthroses du scaphoïde ? Cette série homogène de greffes, vascularisées ou non, permet une analyse statistique des paramètres significatifs qui doivent orienter les choix techniques et la prise en charge. La série comporte 425 greffes réalisées (1991-2019) par le même opérateur sur 393 poignets chez 388 patients (5 bilatéraux, 32 reprises). Les patients ont été greffés en moyenne à l'âge de 28,4 ans, 59 mois après la fracture, 54 scaphoïdes ayant déjà été opérés ailleurs. La douleur moyenne pré-opératoire était de 4,4/10, la mobilité de 75%, la force de 65% de celles du côté controlatéral. Le tabagisme a été noté systématiquement. Topographiquement, on retrouvait la distribution habituelle des types de Schernberg. L'analyse des stades selon Alnot montrait un nombre élevé de stades 3 et 4. La vitalité du pôle proximal a été notée en fonction des radiographies et/ou du scanner et de l'IRM. Les 425 greffes, presque toutes antérieures, étaient iliaques 304 fois, radiales spongieuses 25 fois, radiales vascularisées 79 fois, fémorales vascularisées libres 17 fois. La fixation était assurée par une vis axiale en compression, avec parfois une fixation complémentaire. La vitalité osseuse per-opératoire était estimée ainsi que la position de la vis, et sa tenue au serrage. Les poignets ont été revus entre 3 mois et 28 ans après la greffe ou sa reprise. La consolidation a été obtenue dans 88% des gestes, mais finalement chez 92% des patients après une, parfois 2 reprises. Après consolidation, la douleur moyenne chutait à 1,2/10 et la force augmentait à 78%. La mobilité moyenne, de 77%, était significativement meilleure dans les greffes non vascularisées. La consolidation était confirmée radiographiquement avec scanner si nécessaire. La compliance post-opératoire a été mesurée subjectivement, mais de façon homogène. L'analyse statistique démontre une influence très significative, du tabagisme, de la solidité du montage et de la compliance sur la consolidation, de même que la vitalité appréciée en per-opératoire. Quand celle-ci est précaire, les greffons vascularisés permettent d'obtenir un plus fort taux de consolidation que les greffons conventionnels. Le choix entre greffe classique ou vascularisée, libre si nécessaire, doit pouvoir être fait en per-opératoire en sachant que les greffes vascularisées sont plus enraidissantes. Un montage solide, l'arrêt du tabac et la compliance du patient doivent être obtenus à tout prix.
    • Vissages percutanés pour les fractures du scaphoïde : à propos d'une série de 155 cas
      12h02 / 12h10
      Auteur(s) :
      • Monika Tooulou (BELGIUM)
      • Konstantinos Drossos (BELGIUM)
      • Anne Lejeune (BELGIUM)
      • Nicolas Cuylits (BELGIUM)
      • Nader Chahidi (BELGIUM)

      Abstract : Le choix du traitement pour une fracture du scaphoïde dépend de son type et de sa localisation. Pour les fractures non déplacées, la prise en charge standard reste l'immobilisation prolongée. Cependant, l'approche percutanée tend à se généraliser. Nous rapportons notre expérience sur un échantillon de 155 patients consécutifs traités par vissage percutané (VP). Nous avons conduit une étude rétrospective sur le VP de fractures fraiches du scaphoïde peu déplacées. Les patients sont inclus de 2008 à 2017. 155 fractures ont été analysées. La moyenne de suivi est 9 mois. L'âge médian des patients est de 28 [22-41.3] ans. 85% des patients sont des hommes. 95% sont droitiers et 67% ont lésé leur main gauche. Peu de comorbidité ont été relevées, 1,4% de patients diabétiques et 15% de tabagiques. Le délai entre le traumatisme et la 1ère consultation est de 3 [1-12] jours et celui entre le traumatisme et la chirurgie de 10 [6-24] jours. La fracture de Schernberg type III est la plus fréquente (61,5%). En post-opératoire, 90% des patients ne présentaient plus de douleur. La flexion moyenne est de 60° et l'extension moyenne de 62°. La force de la main lésée par rapport à la main controlatérale saine est de 80 %. Les angles scapho-lunaire (53,8°) et radiolunaire (5,1°) en post-opératoire témoignent d'une restitution de l'anatomie normale. Les index radio-ulnaires sont négatif dans 24,2% des cas et neutre dans 62,1% des cas. Le taux de non consolidation est de 5%. La démographie de ce sous-groupe est similaire à celle de l'ensemble des patients hormis un nombre augmenté de fractures Schernberg type II. La médiane de reprise du travail est de 4 semaines.Cette étude permet d'approfondir nos connaissances sur la démographie des patients bénéficiant du VP pour fracture scaphoïdienne non déplacée et les résultats de cette technique. L'étude des patients évoluant vers une pseudarthrose suivant cette technique permettrait d'aider à l'élaboration de critères de sélection des patients pour le traitement orthopédique ou le VP. Cette étude est, à notre connaissance, la plus grande série de cas réalisée sur le VP pour les fractures du scaphoïde.En conclusion, il s'agit d'une grande cohorte de fractures peu déplacées traités par VP. Cette méthode s'avère être une option fiable avec un très faible taux de complications, qui permet une reprise du travail et des activités quotidiennes précoces.
    • Greffon vascularisé de Zaidemberg dans la prise en charge des pseudarthroses de scaphoïde. A propos de 8 cas.
      12h10 / 12h16
      Auteur(s) :
      • Mathieu Girard (Toulouse)
      • Pierre Mansat (Toulouse)
      • Stéphanie Delclaux (Toulouse)
      • Michel Rongières (Toulouse)
      • Tristan Pollon (Toulouse)
      • Marie Martel (Toulouse)

      Abstract : Les pseudarthroses du scaphoïde dont le défaut de prise en charge conduit inéluctablement vers un collapsus arthrosique rapide du carpe sont de prise en charge complexes aux enjeux importants chez le patient jeune et actif. Bien que les greffons osseux vascularisés aient donné de bons résultats face au greffon iliaque leur utilisation reste débattue. L'objectif de notre étude était d'analyser les résultats de notre série de greffons vascularisés selon la technique de Zaidemberg et de la comparer aux données de la littérature.Nous avons réalisé une revue de tous les patients ayant bénéficié dans notre centre entre 2015 et 2018 d'une cure de pseudarthrose de scaphoïde par greffon osseux radial vascularisé par l'artère supra rétinaculaire intercompartimentale 1,2.Les patients bénéficiaient d'un suivi radio-clinique régulier. La confirmation formelle de consolidation lors du dernier contrôle radiologique était un scanner osseux pour tous les patients.: 8 patients ont pu être revu. L'âge moyen était de 26 ans. Il s'agissait d'une reprise de greffon iliaque (2 cas), d'un échec d'ostéosynthèse (1 cas), d'une condensation du pôle proximal (5 cas). La consolidation a été obtenue pour 100% des patients avec un délai moyen de 6 mois. Le Mayo Wrist score était globalement satisfaisant avec un résultat moyen de 73% (60-75%). 2 patients présentant une SNAC 1 en préopératoire ont développé une arthrose évolutive dans l'année qui a suivi la chirurgie.Nous ne réalisons pas de bilan IRM systématique afin d'évaluer la nécrose du pôle proximal. Les pseudarthroses anciennes du pôle proximal nécessitent à notre sens l'apport de greffons osseux vascularisés. Avec 5.9 mois en moyenne, la durée de consolidation était globalement plus longue chez nos patients ce qui n'enlève pas à notre sens le bénéfice de l'obtention d'une consolidation d'une pseudarthrose difficile chez tous nos patients. La progression arthrosique chez 2 de nos patients nous incite à ne plus utiliser le greffon de Zaidemberg au-delà du stade 2A de Alnot.L'utilisation du greffon vascularisé de Zaidemberg est à notre sens une alternative fiable des traitements des pseudarthroses de scaphoïde. Il est particulièrement indiqué en cas de pseudarthrose du pôle proximal ou de reprise chirurgicale. La présence d'une arthropathie stylo-scaphoidienne évolutive type SNAC est, pour nous, une contre-indication stricte.
    • Analyse biomécanique de la reconstruction du pole proximal du scaphoide par greffe d'hamatum
      12h16 / 12h24
      Auteur(s) :
      • Marion Burnier (Lyon)
      • Joseph Gil (UNITED STATES)
      • Bassem Elhassan (UNITED STATES)
      • Sanjeev Kakar (UNITED STATES)

      Abstract : Le but de cette étude était de déterminer l'effet biomécanique d'une reconstruction du pole proximal du scaphoide par greffe d'hamatum proximal. Huit poignets de cadavres fraîchement congelés ont été testés radiocarpien et médio-carpien à l'état intact, après fracture du pôle proximal du scaphoïde et après reconstruction du proximal avec une greffe de l'hamatum proximal. Un stimulateur de poignet a été utilisé pour appliquer une tension cyclique sur le fléchisseur ulnaire du carpe, le fléchisseur carpe radial, l'extenseur du carpe ulnaire, le court et long extenseur du carpe radial. Le mouvement cinématique a été capturé à l'aide de capteurs tridimensionnels de suivi du mouvement Moiré Phase Tracking afin d'évaluer les angles radiolunaire, radio-scaphoidien scapho-lunaire et capito-lunaire pour chaque condition.Au cours de la flexion-extension du poignet, la reconstruction par greffe d'hamatum proximal a permis de corriger de manière significative la déviation radio-ulnaire du couple scapho-lunaire(p <0,05). Au cours de la déviation radio-ulnaire du poignet, la reconstruction par greffe d'hamatum a significativement mieux corrigé la flexion-extension et la déviation radio-ulnaire du couple scapho-lunaire (p <0,05). Le but de cette étude était de déterminer si la reconstruction du pôle proximal du scaphoïde par une greffe d'hamatum proximal restaurait la cinématique carpienne native. Notre hypothèse était que la reconstruction du pôle proximal du scaphoïde avec une greffe d'hamate proximal rétablirait la cinématique carpienne native. Nous avons démontré que l'état de fracture entraînait un changement statistiquement significatif de la cinématique scapholunate sur tout le mouvement de déviation radial-ulnaire du poignet par rapport à l'état intact. Reconstruction of the proximal pole of the scaphoid with the proximal hamate effectively restored carpal kinematics to the intact state. La greffe proximale d'hamatum pour reconstruire le pole proximal du scaphoide a permis une correction satisfaisante de la cinématique du couple scapho-lunaire à la fois en flexion-extension du poignet et en déviation radio-ulnaire.
    • Revue d'une série de pseudarthroses de scaphoide par voie radiale
      12h24 / 12h30
      Auteur(s) :
      • Justine Goursat (Rouen)
      • Philippe BellemÈre (Saint-Herblain)

      Abstract : La voie d'abord radiale au poignet est une voie possible pour la réalisation des greffes de pseudarthrose de scaphoide et styloidectomie. Le but de cette étude est de rapporter les résultats de cette voie d'abord précédemment étudiée dans les cures de pseudarthroses de scaphoide. La voie radiale est simple et peu invasive. Elle permet une bonne exposition de la styloide radiale, de l'interligne radio-scaphoidien et du pôle proximal du scaphoide en plus de préserver les ligaments antérieurs et postérieurs du poignet. 56 patients ont été opérés d'une pseudarthrose de scaphoïde par voie radiale. Cette série rétrospective, monocentrique pluri opérateur inclut 13 patients avec un recul moyen de 23 mois. La greffe utilisée était d'origine radiale ou iliaque. Un geste de styloidectomie radiale pouvait être associée. L'analyse des résultats a porté sur la douleur (EVA), la mobilité, la force de serrage (Jamar, pinch), la fonction (PWRE, Quick-Dash et mayo Wrist score), le suivi radiologique et les complications éventuelles.Sur la douleur, on retrouve une amélioration post-opératoire avec une EVA moyenne à 2,1 (0-7) dont 8 patients avec une EVA inférieure ou égale à 2 au dernier recul. Sur le plan de la mobilité, on note une raideur post opératoire avec une perte de l'arc de mobilité dans le secteur de la flexion/extension. Sur le plan de la force, on note une perte de force. La moyenne du grip est de 24,5kg (5-62) du coté opéré contre une moyenne a 34,1kg du coté controlatéral. La moyenne du pinch est de 15,75kg du coté opéré contre 20,08kg de l'autre. La moyenne post opératoire du QuickDash est de 12,6 (0-72). La moyenne post opératoire du PWRE pour la composante douleur est de 18 (8-44) et de 13,41 (4-81) pour la fonction. Sur le plan radiographique, au dernier recul seul un patient n'est pas consolidé avec une évolution arthrosique du poignet. On peut noter une série trop faible pour permettre des résultats significatifs.La chirurgie des pseudarthroses de scaphoïde par voie radiale est une solution, peu invasive et simple, elle permet une bonne exposition avec un geste possible de styloidectomie radiale associée avec de bons résultats sur la consolidation osseuse.
    11h50 - 12h30
    Amphithéâtre Bleu
    Conférence d'Enseignement 6
    Modérateur(s) : Michel Rongières (Toulouse)
    • Innovation et philosophie
      11h50 / 12h30
      Auteur(s) :
      • Chihab Taleb (Mulhouse)

      Gem

    12h10 - 12h30
    Salle 251
    COMMUNICATIONS LIBRES
    Modérateur(s) : Brigitte Vincent (Annecy), Denis Gerlac (Echirolles)
    • L'orthèse alpine
      12h10 / 12h20
      Auteur(s) :
      • Davide Zanin (ITALIE)
    • Stiffness and pain of the thumb after sprain of the ulnar collateral ligament of the metacarpo-phalangeal (UCL). Proposition of a rehabilitation protocol: results on 15 cases
      12h20 / 12h30
      Auteur(s) :
      • Claude Le Lardic (Nantes)
    12h30 - 14h00
    Salle 253
    SYMPOSIUM MEDARTIS
    12h30 - 14h00
    Salle 251
    SYMPOSIUM ARGOMEDICAL
    • Prosthelast, un nouveau concept de prothèse de poignet
      12h30 / 14h00
      Auteur(s) :
      • Philippe Liverneaux (Strasbourg)
    12h30 - 14h00
    Hall d'Exposition
    Pause et visite de l'exposition
    14h00 - 14h30
    Amphithéâtre Bleu
    Modérateur(s) : Vincent Travers (Strasbourg)
    • Innovation et Léonard de Vinci
      14h00 / 14h30
      Auteur(s) :
      • Dominique Le Nen (Brest)

      Gem

    14h00 - 15h00
    Salle 252 AB
    POIGNET TRAUMATIQUE
    Modérateur(s) : Sybille Facca (Strasbourg), André Gay (Marseille)
    • Fractures de Capitatum, aspects lésionnels. A propos de 23 cas.
      14h00 / 14h06
      Auteur(s) :
      • Aurore Blancheton (Nantes)
      • Guillaume Bacle (Chambray-Lès-Tours)
      • Philippe Clément (Chambray-Lès-Tours)
      • Stéphane Perlinski (Chambray-Lès-Tours)
      • Jacky Laulan (Chambray-Lès-Tours)

      Abstract : Les fractures de capitatum sont des lésions intra-carpiennes rares et peu étudiées. Pourtant un retard diagnostic sera aussi lourd de conséquences que pour une fracture de scaphoïde. Notre hypothèse était que la localisation de la fracture était liée au mécanisme lésionnel et aux éventuelles lésions associées. Etude rétrospective sur dossier de 23 cas consécutifs de fractures ou de pseudarthroses du capitatum, associées ou non à des lésions ostéo-ligamentaires, inclus de 1992 à 2019. Il y avait 21 hommes et 2 femmes, d'un âge moyen de 31 ans (14 à 58 ans). Ont été précisés : la localisation de la fracture, la présence de lésions associées, ligamentaires et/ou osseuses ; le délai et le type de prise en charge : l'évolution et le résultat fonctionnel au dernier recul.Le recul moyen était de 11 mois. 15 cas avaient été diagnostiqués d'emblée. La fracture touchait 8 fois la tête ou le col, 8 fois le corps et 7 fois la base du capitatum. Les fractures du 1/3 proximal étaient associées à une fracture du scaphoïde et/ou des lésions ligamentaires triquétro-lunaires et scapho-lunaires ; elles résultaient d'une torsion intra-carpienne dans 7 cas sur 8. Celles du 1/3 moyen étaient : isolées dans 4 cas et résultaient d'un choc direct ; ou associées à des fractures carpo-métacarpiennes par mécanisme indirect d'impaction sur poignet fléchi dans 4 cas. Celles du 1/3 distal étaient associées à des fractures-luxations carpo-métacarpiennes à la suite d'un choc indirect par impaction dans 6 cas sur 7.Le mécanisme le plus décrit dans la littérature est la fracture-luxation péri-lunaire du carpe, le syndrome de Fenton résultant d'un mécanisme indirect par torsion intra-carpienne. Peu de cas ont été décrits sur les deux autres entités lésionnelles retrouvées dans notre étude. Les fractures isolées du 1/3 moyen sont rares et dues à des chocs dorsaux directs. Le choc par impaction est le plus fréquent dans notre série, et touche surtout la base du capitatum avec des lésions ostéo-ligamentaires carpo-métacarpiennes associées.Ces trois entités lésionnelles sont corrélées à trois mécanismes définis, permettant une optimisation de la prise en charge diagnostique et thérapeutique des fractures de capitatum et de leurs éventuelles lésions associées.
    • Luxations et fractures luxations périlunaires du carpe : évaluation et facteurs pronostiques à long terme
      14h06 / 14h12
      Auteur(s) :
      • Charline Garcon (Montpellier)
      • Michel Chammas (Montpellier)
      • Bertrand Coulet (Montpellier, France)
      • Cyril Lazerges (Montpellier)

      Abstract : Les luxations et fractures luxations périlunaires du carpe sont des traumatismes graves avec des séquelles fonctionnelles fréquentes et sévères. Le but de cette étude était d'évaluer le devenir radio-clinique à long terme de ces patients et de mettre en évidence les facteurs pronostiques.Il s'agissait d'une étude rétrospective incluant 32 patients pris en charge au sein de notre centre hospitalier entre 1994 et 2017 pour une luxation (7) ou fracture luxation (25) périlunaire du carpe. Les critères d'évaluation étaient les scores de Mayo, PRWE et QuickDASH, les mobilités articulaires et la force. L'évaluation radiologique au dernier recul recherchait des signes d'arthrose et d'instabilité du carpe comprenant la mesure des angles radio et scapho-lunaire, la hauteur et la translation ulnaire du carpe.Le recul moyen était de 9,9 ans. Le score Mayo moyen était de 65/100. L'arc moyen en flexion-extension était de 86° (66% côté controlatéral) et la force de serrage moyenne de 35kg (71% côté controlatéral). Soixante-dix-neuf pourcents des patients présentaient des signes d'arthrose au dernier recul. Trois patients ont fait l'objet d'un traitement palliatif. Cinq cas d'instabilité du carpe résiduelle étaient observés. Quatre-vingt-onze pourcents des patients ont repris une activité professionnelle.L'existence d'une souffrance nerveuse aigüe dans le territoire du nerf médian avec ouverture du canal carpien ainsi que l'importance du déplacement du lunatum étaient des facteurs pronostiques fonctionnels à long terme (p<0,05). Un âge élevé au moment du traumatisme ainsi qu'au dernier recul constituait un facteur prédictif d'arthrose. Aucune influence des lésions chondrales de passage ainsi que de la perte de réduction dans le temps sur la survenue d'arthrose à long terme n'a été mise en évidence. L'ouverture du canal carpien ne doit pas être systématique, même en présence de signes de souffrance du nerf médian. L'importance du déplacement du lunatum et un âge élevé au moment du traumatisme sont des facteurs pronostiques du résultat fonctionnel et de la survenue d'arthrose.
    • Modélisation et planification préopératoire assistée par ordinateur de l'ostéotomie correctrice des cals vicieux du radius distal extra-articulaire : technique chirurgicale et résultats d'une série de 14 patients
      14h12 / 14h20
      Auteur(s) :
      • Lionel Athlani (Nancy)
      • Audrey Chenel (Haute-Goulaine)
      • Romain Detammaecker (Nancy)
      • Valentin Calafat (Nancy)
      • Juliette Lombard (Nancy)
      • Gilles Dautel (Nancy)

      Abstract : Les ostéotomies correctrices des cal vicieux du radius distal consistent à restituer l'anatomie de l'épiphyse distale et la congruence de l'articulation radioulnaire distale. Le positionnement du trait d'ostéotomie et la réalisation d'un greffon osseux appropriée sont deux éléments délicats. Afin de faciliter et d'obtenir plus de précision, nous proposons une approche consistant en une modélisation et une planification assistée par ordinateur ainsi qu'une réalisation utilisant des guides imprimés en 3D. En préopératoire, des scanners des poignets pathologique et sain sont réalisés. Sur les images 3D issues de cette imagerie, les paramètres suivants sont calculés : Inclinaison Radiale, Pente Radiale, Variance Ulnaire ainsi que Déformation Rotationnelle Axiale. La comparaison de ces mesures et la superposition des images permettront d'obtenir la meilleure correction. À l'aide d'un logiciel et d'une imprimante 3D, le laboratoire Newclip Technics fournira un guide d'ostéotomie spécifique, un modèle de greffon osseux parfait et une plaque verrouillée anatomique.La voie d'abord est antérieure avec exposition de l'épiphyse distale. Le guide d'ostéotomie est positionné puis stabilisé par des broches. Une d'entre elles vient se placer à l'aplomb du futur trait d'ostéotomie. Un contrôle scopique est pratiqué afin de confirmer la bonne position de l'ostéotomie. Cette dernière est réalisée à la scie oscillante. En utilisant le même guide, les trous des futures vis de la plaque sont réalisés. Le guide est retiré. La deuxième étape consiste en la réalisation d'un greffon osseux similaire au modèle. Puis, distraction du foyer d'ostéotomie et mise en place du greffon. La troisième étape est l'ostéosynthèse avec la plaque anatomique. Les vis sont positionnées au niveau des pré-trous. Le contrôle scopique final permet de confirmer la bonne correction du cal vicieux avec la congruence de l'articulation radioulnaire distale. Une immobilisation le temps de la consolidation est effectuée.Nous rapportons les résultats de nos 14 premiers cas. Nous avons noté une amélioration significative de la douleur et des mobilités, une restauration de la pronosupination et une consolidation systématique avec stabilité de la correction. Un scanner de contrôle a été réalisé à 6 mois et les images ont pu être modélisées afin de les superposer au modèle préopératoire planifié et vérifier la bonne correspondance systématique.Cette technique nous a permis de mieux appréhender la déformation dans les trois plans de l'espace et d'apporter un gain de précision pour sa correction.
    • Utilisation systématique de vis courtes épiphysaires versus vis longues pour la prévention des lésions tendineuses et la stabilité dans le traitement des fractures du radius distal par plaque antérieure verrouillée. Une étude prospective.
      14h20 / 14h28
      Auteur(s) :
      • Mickael Artuso (Paris)
      • Olivier Herisson (Paris)
      • Alain Sautet (Paris)
      • Marc Soubeyrand (Paris)

      Abstract : L'utilisation de plaque antérieure verrouillé dans l'ostéosynthèse des fractures de l'extrémité distale du radius (EDR) avec vis verrouillées épiphysaires monocorticales longues est communément admise, mais elle présente un risque de lésions des tendons extenseurs par d'éventuelles vis saillantes de la corticale postérieure du radius. L'objectif de cette étude est d'évaluer l'efficacité de vis verrouillées épiphysaires courtes, de longueur unique, dans la prévention de la pénétration de la corticale dorsale. L'objectif secondaire est de déterminer si cette stratégie à un impact sur la stabilité comparée à l'utilisation de vis épiphysaires mono-corticales longues Une étude prospective, monocentrique, non randomisée a été menée chez des patients opérés pour une fracture d'EDR par plaque antérieure verrouillée.Les patients du groupe A étaient opérés avec des vis verrouillées épiphysaires courtes (16mm et 18mm respectivement chez les femmes et les hommes), les patients du groupe B étaient opérés avec des vis verrouillées monocorticales distales longues (100% de l'épaisseur du radius distal). Une échographie était réalisée par un radiologue à 3 mois pour rechercher le nombre et la longueur des vis proéminentes de la corticale dorsale du radius. Des radiographies étaient pratiquées à 6 semaines pour évaluer la stabilité selon les variations de l'antéversion radiale, la pente radiale et l'index radio-ulnaire.Chaque groupe était composé de 35 patients. Dans le groupe A, Il y avait 0% de vis dépassant en dorsal de plus de 1mm contre 7% dans le groupe B (p< 0,05). Il n'y avait pas de différence significative concernant la stabilité au niveau de la variation moyenne d'antéversion palmaire (0,3° vs 0,2 ; Non significatif NS), de pente radiale (0,5° vs 0,3° ; NS), de l'index radio-ulnaire (0,2mm vs 0,1mm ; NS). À stabilité égale dans les plaques antérieures verrouillées pour les fractures d'EDR, les vis épiphysaires courtes devraient être préférées aux vis longues dans un soucis de prévention des lésions tendineuses. Basée sur 75% de l'épaisseur moyenne de l'EDR, une longueur unique de vis pour chaque sexe (16mm et 18mm respectivement chez les femmes et les hommes) semble être une solution à la fois simple à mettre en œuvre et efficace en termes de résultats.
    • Résultats à court et moyen terme des hémiarthroplasties du radius distal dans la prise en charge des fractures du sujet agé
      14h28 / 14h36
      Auteur(s) :
      • Florence Dauzere (SUISSE)
      • Cindy Bouvet (SUISSE)
      • Ergys Gjika (SUISSE)
      • Jean-Yves Beaulieu (SUISSE)

      Abstract : L'hémi-arthroplastie du radius distal est une alternative chirurgicale encore peu répandue dans le cadre de la prise en charge des fractures comminutive du radius distal du sujet agé. Dans ce contexte, l'ostéosynthèse est à risque de complications et de déplacement secondaire notamment de par la mauvaise qualité osseuse. Le but de cette étude était de rapporter les résultats à court et moyen terme des hémi-arthroplasties du radius distal dans le traitement des fractures type C3 selon l'AO du sujet agé.De juillet 2016 à novembre 2018, 12 patients âgés en moyenne de 79 ans (68-89) ont bénéficié de la mise en place d'une hémiarthroplastie radiale cimentée. Tous les patients ont été évalués sur le plan clinique, fonctionnel et radiographique. Les complications per et post-opératoires ont été recherchées.Dans 11 cas, il s'agissait de la prothèse REMOTION (SBI) et dans un cas de la prothèse SOPHIATM (Biotech). Une résection de la tête ulnaire de type DARRACH a été réalisée conjointement chez 9 patients.Le recul moyen était de 8 mois (3-24).Les mobilités moyennes étaient de 33° (20-60) en flexion et 48° (30-70) en extension. L'arc de mobilité en prono-supination était en moyenne de 160° (140-180). La force de serrage moyenne était de 11 kgf (5-20) au Jamar. 8 patients étaient strictement indolores au dernier recul. 3 reprises chirurgicales ont eu lieu durant le suivi. Un cas d'infection précoce (2 semaines) a nécessité un lavage avec conservation de l'implant et antibiothérapie durant 3 mois. Un patient a été repris pour une arthropathie radio-ulnaire distale avec réalisation d'un DARRACH. Enfin, une instabilité radio-carpienne est survenue à 6 semaines post-opératoire avec luxation radio-carpienne antérieure pour laquelle une reprise chirurgicale a été réalisée. Les radiographies au dernier recul n'ont pas mis en évidence de descellement de l'implant ni de translation ulnaire du carpe.L'hémi arthroplastie du radius distal permet de restaurer rapidement une mobilité et une autonomie satisfaisante chez les sujets âgés. Malgré un taux de reprise à 25%, cette option thérapeutique nous parait préférable à une ostéosynthèse chez les sujets âgés, autonomes, présentant des fractures type C3 selon l'AO du radius distal. Un suivi à long terme voire une étude comparative apparaît indispensable afin de pouvoir valider de façon consensuelle cette prise en charge.
    • Evaluation radio-clinique comparative des fractures du radius distal ostéosynthésées par plaque verrouillée antérieure sous WALANT
      14h36 / 14h44
      Auteur(s) :
      • Ruben Dukan (Paris)
      • Elie Krief (Paris)
      • Remy Nizard (Paris)

      Abstract : La technique d'anesthésie par WALANT(wide awake local anesthesia no tourniquet) est déjà utilisée pour de nombreux gestes en chirurgie de la main. L'ostéosynthèse sous WALANT des fractures du radius distal est un challenge récent. Cette procédure permet de tester la stabilité du montage sous mobilisation active en per-opératoire. Nous avons évalué la faisabilité et les résultats cliniques de cette technique.Trente patients ayant bénéficié d'une ostéosynthèse du radius distale par plaque verrouillée antérieure ont été inclus prospectivement. Les critères d'éligibilité étaient: âge entre 18 et 65 ans, pas d'anticoagulants et fracture fermée du radius distal. 2 groupes comparables (Groupe A: WALANT n=10; Groupe B: Anesthésie loco-régionale n=20) ont été formés. En post-opératoire, les patients ont été évaluées cliniquement (EVA; mobilités; QuickDash ; reprise du travail) et radiologiquement à 6 semaines et 3 mois.L'âge moyen était de 54,5ans (+/-6.5). 23 patients avaient une profession manuelle. Les fractures étaient toutes à déplacement postérieur avec un refend articulaire dans 9 cas du groupe A vs 14 du groupe B. L'EVA moyen durant le geste anesthésique était similaire dans les deux groupes(0,2(+/-0,1) vs 0,3(+/-0,1),p=0,32). Un pic de douleur (EVA=2) a été observé chez 3 patients dans le groupe A lors de manœuvres de reduction peropératoire. L'EVA était à 0 dans les deux groupes durant le geste chirurgical sans nécessite d'adjonction d'antidouleur. Le temps chirurgical était similaire entre les deux groupes (38,5 vs 32,7min,p=0,12). En post-opératoire, les patients du groupe WALANT n'étaient pas immobilisés et l'auto-rééducation etait debutée. Les patients du groupe ALR étaient immobilisés dans une attelle antérieure et l'auto-rééducation était débutée à 3 semaines. L'amélioration des mobilites était significativement plus importante dans le groupe A à 6sem et 3 mois et l'EVA similaire dans les deux groupes. Le score QuickDash était significativement plus faible dans le groupe WALANT aux deux évaluations. La reprise du travail était significativement plus précoce dans le groupe A (7,8j vs 34,6jours, p=8E-5). Le suivi radiologique était sans anomalie.L'ostéosynthèse du radius distale peut être réaliser en sécurité sous WALANT. Cette procédure des résultats cliniques satisfaisants plus précoce que par ALR. Elle constitue une alternative majeure pour cette population active jeune.
    • Evaluation du taux de déplacement secondaire après Fractures du Radius Distal ostéosynthésées par Brochage Mixte Multiple
      14h44 / 14h52
      Auteur(s) :
      • Lucas Audiffret (MARTINIQUE)
      • Laëla El Amiri (MARTINIQUE)
      • Jacques Donatien (MARTINIQUE)
      • Lucian Stratan (MARTINIQUE)
      • Olivier Delattre (Fort de France/martinique)

      Abstract : Le traitement chirurgical des fractures du radius distal avec bascule postérieure repose majoritairement sur deux techniques : le brochage percutané et l'ostéosynthèse par plaque antérieure verrouillée. Le choix entre ces deux techniques reste variable en fonction des équipes. Cependant le traitement par brochage est de moins en moins utilisé au profit du traitement par plaque. Une réserve existe concernant le risque de déplacement secondaire du traitement par brochage. Le but de ce travail était d'estimer le taux de déplacement secondaire à 6 semaines des fractures du radius distal classées Milliez 1 et 2 et traitées par Brochage Mixte Multiple. Entre janvier 2017 et mai 2019, 71 cas de fractures du radius distal traitées par Brochage Mixte Multiple (18 hommes et 53 femmes) avec une moyenne d'âge de 58 ans (22 ans minimum et 99 ans maximum) ont été étudiés. Tous présentaient une fracture du radius distal avec déplacement postérieur, classée Milliez 1 ou 2, c'est-à-dire avec persistance d'une charnière corticale ou d'un accrochage fragmentaire et sans comminution antérieure.Un observateur indépendant était chargé d'analyser les radiographies post-opératoires de J1 et J45 afin d'estimer le taux de déplacement secondaire. Les mesures radiologiques retenues étaient : la variance ulnaire et l'inclinaison de la glène radiale dans le plan frontal et sagittal (tilt). Le déplacement secondaire à J45 était défini par une variance ulnaire supérieure à 4 mm chez les plus de 65 ans ou supérieure à 3 mm chez les moins de 65 ans, une inclinaison de la glène radiale supérieure à 30° et un tilt supérieur à 20° chez les moins de 65 ans ou 30° après 65 ans ou inférieur à 0°. Sur 9 cas de déplacements secondaires : 6 portaient uniquement sur la variance ulnaire, 2 sur le tilt (1 bascule antérieure et 1 bascule postérieure) et 1 à la fois sur la variance ulnaire et le tilt. Ce qui équivaut à un taux de déplacement secondaire de 12,7%.Le retentissement clinique des déplacements doit être pris en compte dans les indications ultérieures de cette technique.Ces résultats montrent que le traitement par Brochage Mixte Multiple, dans les fractures du radius distal Milliez 1 et 2, présente un taux de déplacement secondaire de 12,7%.
    • Ostéotomie correctrice des cals vicieux du radius distal par guides de coupe spécifiques, une étude rétrospective sur 9 patients.
      14h52 / 15h00
      Auteur(s) :
      • Sébastien Viaud (Marseille)
      • André Gay (Marseille)
      • Charlotte Jaloux (Marseille)
      • Caroline Curvale (Marseille)
      • Alice Mayoly (Marseille)
      • Najib Kachouh (Marseille)
      • Regis Legré (Marseille)

      Abstract : Les cals vicieux du radius distal représentent la complication la plus fréquente des fractures de l'extrémité inférieure du radius, leur fréquence étant estimée à près de 25% en cas de traitement orthopédique et plus de 10% pour les prises en charge chirurgicales. Ils s'accompagnent de limitation des mobilités, de douleurs et de perte de force. Leur correction apparait donc comme un enjeu majeur et à ce titre, l'ostéotomie correctrice représente le traitement de choix. Cependant, malgré le recours systématique à la planification 3D, la transposition des corrections planifiées à la chirurgie reste approximative et de réalisation complexe. L'utilisation de guides de coupe sur mesure semble particulièrement intéressante dans cette indication.Une étude rétrospective portant sur 9 cas d'ostéotomie pour cal vicieux extra-articulaire du radius distal (âge moyen de 42,5ans), effectuée après planification virtuelle et confection de guides sur mesure, a été réalisée. Les patients ont bénéficié d'une évaluation scannographique pré-opératoire. L'index radio-ulnaire, la pente radiale et l'inclinaison radiale ont été mesurés. De même les douleurs (EVA), les mobilités et la fonction globale de la main (QuickDASH) ont été recueillies. Un scanner post opératoire a été systématiquement réalisé et les mesures post opératoires, comparées à celles planifiées. L'évaluation clinique post-opératoire était faite avec un recul moyen de 11 mois.Le délai moyen de consolidation était de 2,1 mois. L'EVA a été améliorée pour tous les patients, évaluée à 6,2 en pré-opératoire et 0,4 en post-opératoire, de même que le score QuickDASH, évalué à 75,3 en pré-opératoire et 21,9 en post opératoire. Les mobilités en flexion, extension, pronation et supination ont été améliorées respectivement de 42,2%, 49,3%, 45,8% et 50%. Les corrections obtenues en post opératoire correspondaient aux paramètres planifiés avec un écart moyen de 0,43 mm (-0.8 - +1.1) pour l'index radio-ulnaire inférieur, de 2,19° (-2.8 - +2.6) pour l'inclinaison radiale et de 3,13° (-5.4 - +6.3) pour la pente radiale. Un seul cas de pseudarthrose est à noter. Les ostéotomies de correction de cal vicieux du radius distal par guide de coupe sur mesure permettent de diminuer l'approximation inhérente à celles réalisées à main levée.
    14h00 - 15h30
    Salle 251
    Table Ronde : arthroscopie du poignet et rééducation du poignet ulnaire
    Modérateur(s) : Claude Le Lardic (Nantes), Philippe Samson (Marseille)
    • L'arthroscopie du poignet en France en 2020
      14h00 / 14h25
      Auteur(s) :
      • Jean-Michel Cognet (Reims)
    • Arthroscopic repair of TFCC lesion : do we always need to block prone-supination after surgery?
      14h25 / 14h50
      Auteur(s) :
      • L.l. Marcovici (ITALIE)
    • Prone-supination blocked or not blocked, old and new in re-habilitation after arthroscopic repair of TFCC lesions
      14h50 / 15h15
      Auteur(s) :
      • Greta Colaiacovo (ITALIE)
    • Discussion
      15h15 / 15h30
      Auteur(s) :
      14h30 - 15h00
      Amphithéâtre Bleu
      Modérateur(s) : Laurent Obert (Besançon)
      • Integrated In vivo 3D upper extremity kinematics and the role of the Dart Throwing Motion in hominid evolution
        14h30 / 15h00
        Auteur(s) :
        • Mark Ross (AUSTRALIE)

        Gem

      15h00 - 16h00
      Amphithéâtre Bleu
      La chirurgie Mini invasive de la main
      • Introduction
        15h00 / 15h03
        Auteur(s) :
        • Ahmed Zemirline (Saint Grégoire)

        Gem

      • Rappel historique
        15h03 / 15h12
        Auteur(s) :
        • Ahmed Zemirline (Saint Grégoire)

        Gem

      • Ostéosynthèses percutanées
        15h12 / 15h21
        Auteur(s) :
        • Guillaume Prunières (Strasbourg)

        GEM

      • MIPO
        15h21 / 15h30
        Auteur(s) :
        • Frédéric Lebailly (Le Lamentin /martinique)
      • Arthroscopie
        15h30 / 15h39
        Auteur(s) :
        • Chihab Taleb (Mulhouse)

        Gem

      • Chirurgie des tissus mous
        15h39 / 15h48
        Auteur(s) :
        • Kiyohito Naito (JAPON)

        Gem

      • Conclusion
        15h48 / 15h51
        Auteur(s) :
        • Ahmed Zemirline (Saint Grégoire)

        GEM

      15h00 - 16h00
      Salle 252 AB
      SYNDROMES CANALAIRES
      Modérateur(s) : Emmanuel Masmejean (Paris), Lucile Vaiss (Toulon)
      • Compression du nerf médian au coude par le lacertus fibrosus, à propos de 34 cas
        15h00 / 15h08
        Auteur(s) :
        • Abdelkrim Hamouya (Aulnay Sous Bois)
        • Gero Meyer Zu Reckendorf (Montpellier)
        • Jean-Luc Roux (Montpellier)

        Abstract : La compression du nerf médian au coude est réputée comme étant rare et de diagnostic difficile. La compression par le lacertus fibrosus est caractérisée par une expression clinique principalement motrice. Nous rapportons les résultats de notre expérience dans le diagnostic et le traitement de cette pathologie.32 patients (21 femmes, 11 hommes), d'un âge moyen de 43.5 ans (24-59), ont été pris en charge pour un syndrome de compression du nerf médian au coude. 34 nerfs (22 à droite, 12 à gauche) ont bénéficié d'une neurolyse. Le diagnostic a été posé devant la présence de la triade clinique : 1) douleur au coude (30 cas) 2) faiblesse musculaire (tous les patients) : Flexor Pollicis Longus FPL, Flexor Digitis Profundus du 2ème doigt FDP II, Flexor Carpi Radialis FCR 3) scratch collapse test (SCT) au coude positif (31 cas). L'électromyogramme (EMG) a mis en évidence une compression du nerf médian au coude que dans un seul cas.La neurolyse du nerf médian a été réalisée sous WALANT surgery dans 13 cas et sous bloc axillaire dans 19 cas. Elle consistait en une section isolée du lacertus fibrosus par voie mini-invasive antérieure transversale au coude. Dans 19 cas une neurolyse du nerf médian au canal carpien sous endoscopie a été réalisée. Un testing musculaire était réalisé en peropératoire ou le lendemain de l'intervention. Tous les patients ont récupéré de la force musculaire au niveau de la pince pouce-index. Cette récupération était immédiate chez les patients opérés sous WALANT surgery. Nous déplorons une seule complication post-opératoire, à type d'hyperesthésie de la face antéromédiale de l'avant-bras, chez une patiente suivie pour fibromyalgie.La compression du nerf médian au coude est une pathologie souvent méconnue. Une perte de la force musculaire dans le territoire du nerf médian doit faire évoquer le diagnostic. L'examen clinique doit rechercher la triade : douleur au coude, diminution de la force musculaire et un SCT positif. L'EMG permet surtout le diagnostic d'un syndrome du canal carpien associé. Le double crush syndrome n'est pas rare. La position anatomique des fibres nerveuses motrices dans le nerf médian lors de son passage sous le lacertus fibrosus expliquerait la symptomatologie. La section isolée du lacertus fibrosus permet de récupérer une force musculaire immédiate. La WALANT surgery permet la réalisation d'un testing musculaire en per-opératoire en plus des suites simples.
      • Transposition sous musculaire du nerf ulnaire au coude comme traitement des échecs de neurolyse primaire : à propos d'une série de 29 transpositions chez 28 patients.
        15h08 / 15h16
        Auteur(s) :
        • Oleg Tuni (Strasbourg)
        • Tatiana Danalachi-Tuni (Strasbourg)
        • Catherine Litscher-Rapp (Strasbourg)
        • Hichem Bouyoucef (Strasbourg)
        • Etienne Rapp (Strasbourg)

        Abstract : Bien que la compression du nerf ulnaire au coude soit connue depuis 1878, sa physiopathologie et son traitement, en particularité chirurgical, restent sujets à controverse. Concernant les échecs de la neurolyse primaire, la littérature est quasi muette. Le seul article concernant précisément ce problème que nous avons retrouvé est celui de Haloua qui rapporte une série de 6 patients traités par le lambeau de Lamberty et Cormack.Nous rapportons une série rétrospective mono-opérateur de 28patients opérés d'une transposition sous musculaire du nerf ulnaire au coude à la suite d'un échec de neurolyse primaire. Il s'agissait de 9hommes et 19femmes (une patiente a été opérée des deux côtés), d'âge moyen de 45 ans. Le délai entre la chirurgie primaire et celle de reprise allait de 4 mois à 25 ans. La chirurgie primaire avait consisté en une neurolyse simple dans 17cas, une neurolyse avec transposition sous cutanée dans 8cas, une neurolyse avec épitrochléotomie dans 4cas. 6patients avaient opérés par le même chirurgien en primaire. 5patients avaient été opérés plus d'une fois avant la chirurgie secondaire (de 2 à 3 fois).L'intervention chirurgicale consistait en une transposition sous musculaire du nerf ulnaire selon Dellon avec section « en escalier » du tendon commun des muscles épicondyliens. L'intervention était réalisée sous anesthésie régionale dans le cadre de la chirurgie ambulatoire et était suivie d'une immobilisation par orthèse prenant le coude en flexion à 90° pour une durée de 3 semaines. L'auto-mobilisation du coude était autorisée dès le premier pansement.Le recul moyen était de 15mois. Tous les patients ont été améliorés après l'intervention à l'exception d'un seul qui se plaignait de douleurs neuropathiques dans le territoire du nerf ulnaire apparues dans les suites de la deuxième intervention (échec d'une neurolyse avec épitrochléotomie réalisée par le même opérateur : disparition des symptômes neurologiques mais persistance de douleurs invalidantes de la face interne du coude). La mobilité du coude était complète chez tous les patients, à l'exception de ceux qui présentait une limitation de celle-ci en pré-opératoire.La transposition sous musculaire de nerf ulnaire au coude semble donc être une solution fiable dans les échecs de neurolyse primaire. Il s'agit d'une technique exigeante qui peut paraitre délabrante mais qui semble n'avoir, au vu de cette série, qu'un inconvénient majeur : celui de la taille de la cicatrice.
      • Le syndrome de compression de la branche motrice du nerf ulnaire par kyste ganglionnaire à la main. Etude retrospéctive de 9 cas.
        15h16 / 15h24
        Auteur(s) :
        • Lorenzo Rocchi (ITALIE)
        • Michela Saracco (ITALIE)
        • Gianfranco Merendi (ITALIE)
        • Rocco Panzera (ITALIE)
        • Camillo Fulchignoni (ITALIE)
        • Antonio Pagliei (ITALIE)

        Abstract : Les syndromes de compression du nerf ulnaire sont parmi les plus fréquents, après le syndrome du canal carpien. Le nerf ulnaire peut être comprimé à différents niveaux de son trajet donnant des signes et symptômes différents, et les causes peuvent être très variées. Les auteurs se sont intéressés aux neuropathies exclusivement de type moteur du nerf ulnaire, donc liées à une compression du rameau moteur distal au canal de Guyon ; en particulier les auteurs ont analysé les cas de patients dont la compression est due à des kystes articulaires triquetro-hamatiens ou triquetro-capitals.Les auteurs ont analysé rétrospectivement tous les patients présentant une faiblesse progressive ou une paralysie d'au moins un des muscles hypothénars, de l'adductor pollicis ou du flexor pollicis brevis, l'atrophie du premier interosseux en absence de symptômes sensitifs, avec la présence d'un kyste articulaire carpien à l'IRM ou à l'échographie. Les patients ont été soumis aux tests de Froment, de Wartenberg, de Jeanne et de Masse, et à la version italienne du « Patient rated wrist/hand evaluation » (PRWHE) avant l'intervention chirurgicale et pendant les visites de contrôle à 15 jours, à 1 mois, à 3 mois, à 6 mois et à 1 an.Les résultats obtenus sont très variables et dépendent de l'âge des patients, de l'état de santé général mais surtout du temps écoulé entre l'apparition des premiers symptômes et un correct diagnostique, et donc l'intervention chirurgicale.Dans la littérature, très peu de cas de compression par un kyste de la branche motrice du nerf ulnaire sont décrits, ce qui en fait un syndrome peu connu et qui en conséquence est souvent diagnostiqué en retard. Afin d'accélérer le diagnostic, le traitement, et donc d'obtenir des meilleurs résultats les auteurs soutiennent que les médecins généralistes et spécialistes devraient connaître cette cause de compression du nerf ulnaire distale au canal de Guyon.
      • Le lambeau synovial pour la prise en charge des récidives vraies de canal carpien, revue de 17 cas
        15h24 / 15h32
        Auteur(s) :
        • Camille Poujardieu (Bordeaux)
        • Audrey Michot (Bordeaux)
        • Marie-Laure Abi-Chahla (Bordeaux)
        • Philippe Pelissier (Bordeaux)

        Abstract : Le syndrome du canal carpien est la pathologie la plus fréquente prise en charge en chirurgie de la main. Bien que les récidives soient rares elles peuvent être problématiques pour le patient et le chirurgien.Nous nous sommes intéressés aux résultats des reprises chirurgicales de syndrome du canal carpien combiné à la réalisation d'un lambeau pédiculé, à pédicule anatomique individualisé, et plus particulièrement le lambeau synovial. Il s'agit d'une étude rétrospective réalisée au CHU de Pellegrin à Bordeaux dans deux services distincts, le service de chirurgie orthopédique et le service de chirurgie plastique. Les patients étaient recrutés sur une période de 10 ans entre 2006 et 2016. Au total nous avons retrouvé 19 cas de vraies récidives de canal carpien opérées avec réalisation d'un lambeau synovial. Il s'agissait de 17 patients dont deux présentaient une atteinte bilatérale. Les caractéristiques de ces patients, l'aspect peropératoire du nerf et l'évolution clinique postopératoire en termes de reprise du travail et des activités sont présentés dans notre étude. 11/17 patients (64,7%) avaient pu reprendre leur activité professionnelle. 9/17 patients avaient noté une amélioration et 5/17 se sentaient guéris. Ces résultats sont concordants avec ceux de la littérature avec plus de 80% de satisfaction. En comparaison avec les autres lambeaux, le lambeau synovial apparaît à la fois facile sur le plan technique donc reproductible. Il est à la fois fin, facilement conformable, avec une vascularisation fiable et non délabrant. Cet artifice technique pourrait s'envisager de façon systématique dans certaines populations à risque.
      • Pratique française de libération du nerf médian au canal carpien : un questionnaire adressé aux chirurgiens membres de la Société Française de Chirurgie de la Main (SFCM/GEM)
        15h32 / 15h40
        Auteur(s) :
        • Jean-Edern Ollivier (Rouen)
        • Jérôme Garret (Lyon)

        Abstract : La libération du nerf médian au canal carpien est riche de différentes techniques opératoires : la libération à ciel ouvert, celle sous contrôle endoscopique et enfin, plus récemment, celle sous contrôle échographique. De la même façon il existe plusieurs techniques d'anesthésie : générale, locorégionale ou locale. Enfin l'acte chirurgicale peut se réaliser au bloc opératoire, cependant certains chirurgiens ont déplacé cette activité dans des salles de consultation dédiées. En dehors des étiologies imposant certaines techniques, le choix de la technique opératoire, du type d'anesthésie et du lieu d'exercice est guidée par la pratique du chirurgien. Cette pratique a été évaluée auprès des membres de la société américaine des chirurgiens de la main (American Society of Surgeons of the Hand - ASSH) en 2015 via un questionnaire en ligne. Il dévoila que la majorité des chirurgiens pratiquait ce geste au bloc opératoire, à ciel ouvert et utilisait une sédation intraveineuse couplée à une anesthésie locale. En 2018 le Canada fit une étude similaire auprès des membres de la société canadienne de chirurgie plastique (Canadian Society of Plastic Surgery - CSPS), retrouvant un acte réalisé dans la grande majorité des cas dans une salle dédiée aux actes sous anesthésie locale, à ciel ouvert et sous anesthésie locale pure. L'objectif de cette étude était, à la fois, d'établir l'état de lieux des pratiques des chirurgiens de la main français membres de la Société Française de Chirurgie de la Main (SFCM/GEM) et à la fois d'évaluer la potentielle évolution de leur pratique.Un lien vers un questionnaire de 14 questions obligatoires et 12 questions facultatives a été adressé par courrier électronique à l'ensemble des chirurgiens membres de la SFCM. La première partie du questionnaire visait à préciser la tranche d'âge du chirurgien, son secteur d'installation ainsi que son type d'activité opératoire. La seconde partie évaluait sa pratique habituelle concernant la libération du nerf médian au canal carpien. Enfin la dernière partie abordait l'utilisation de l'échographie de diagnostic puis dans le cadre de l'écho-chirurgie. Le recueil de données était anonyme.Le questionnaire est actuellement en cours de soumission.Les résultats nous permettront à la fois de comparer notre pratique actuelle avec les chirurgiens d'Amérique du nord mais aussi d'entrevoir l'évolution de cette pratique.Cette étude permettra d'enrichir les données internationales concernant cette chirurgie très fréquente.
      • Résultats fonctionnels et qualité de vie après révision décompression du canal carpien
        15h40 / 15h46
        Auteur(s) :
        • Paul Stirling (UNITED KINGDOM)
        • Thomas Yeoman (UNITED KINGDOM)
        • Duckworth Andrew (UNITED KINGDOM)
        • Nicholas Clement (UNITED KINGDOM)
        • Paul Jenkins (UNITED KINGDOM)
        • Jane Mceachan (UNITED KINGDOM)

        Abstract : This study describes functional outcomes, patient satisfaction, and health-related quality of life (HRQoL) following open revision carpal tunnel decompression (CTD) for recurrent carpal tunnel syndrome (CTS). Postoperative results were available for 16 hands in 15 patients (100% at mean follow-up at 19.9 months).This was a prospective study at a single-centre serving a population of 360,000. QuickDASH, patient satisfaction, and EQ-5D-5L questionnaires were collected pre and post-operatively for patients undergoing revision CTD over a five-year period (2013-2018). The incidence of revision CTD was 0.9 per 100,000 patients per year. 15 patients reported recurrent and 1 patient reported persistent symptoms. Median time to revision was 12.5 years (interquartile range 6.7-15.7 years). Mean pre-operative and post-operative quickDASH was 57.7 and 36.1 respectively. The overall mean improvement in quickDASH was 28.1. The mean improvement in EQ-5D-5L was 0.17. 13 patients (81.8%) were satisfied. The Net Promoter Score was 87.5.This study confirms the widely-held view that patients with late-presenting CTS can expect to enjoy a similar improvement in function and HRQoL as patients undergoing primary CTD. Recurrent CTS presents following a long symptom-free period after primary CTD, and hand function regresses to a similar level of disability.These results can be used to counsel patients who are considering revision surgery.
      • Les vibrations main-bras influencent les résultats fonctionnels après la décompression du canal carpien
        15h46 / 15h54
        Auteur(s) :
        • Paul Stirling (UNITED KINGDOM)
        • Paul Jenkins (UNITED KINGDOM)
        • Nicholas Clement (UNITED KINGDOM)
        • Andrew Duckworth (UNITED KINGDOM)
        • Jane Mceachan (UNITED KINGDOM)

        Abstract : This study investigated the impact of self-reported hand-arm vibration (HAV) exposure on patient-reported functional outcomes (PROMs), Health-related quality of life (HRQoL), and patient satisfaction following carpal tunnel decompression (CTD). This was a single-centre prospective study investigating post-operative PROMs in 609 patients undergoing elective CTD. QuickDASH, patient satisfaction, and EQ-5D-5L questionnaires were collected pre and post-operatively over a three-year period. Outcomes were available for 475 patients (78% at mean 14.4 months follow-up). 128 patients (28%) reported previous HAV-exposure. Median post-operative quickDASH was significantly (27.3 vs 15.9; p=0.005) worse in the group exposed to HAV. Although both groups reported a post-operative improvement in quickDASH this was significantly lower in the group exposed to HAV (-12.8 vs -19.4; p=0.002). Multivariable linear regression revealed significantly worse pre-operative, post-operative and change in quickDASH when adjusting for covariates in patients with HAV-exposure. The most predictive variable for impact on quickDASH was weekly vibration exposure. There was no significant difference in satisfaction between the two groups (51.2% vs 55.6%; p=0.4), though post-operative EQ-5D-5L was significantly worse in the group exposed to HAV (0.70 vs 0.78; p=0.007).CTD in patients with previous HAV-exposure results in improved post-operative PROMs, though the improvement was significantly lower when compared to patients without HAV-exposure. Although there was no significant difference in satisfaction rate, HRQoL was significantly lower following CTD in patients with previous HAV-exposure. Patients with previous HAV-exposure should be made aware of these results prior to CTD.
      • Une symptomatologie non classique traitée par neurolyse décompressive : à propos de 119 libérations du nerf fibulaire commun au col de la fibula majoritairement associé à la neurolyse du nerf tibial postérieur au tunnel tarsien
        15h54 / 16h00
        Auteur(s) :
        • Nicolas Gaujac (Paris)
        • Pascal Cottias (Paris)
        • David Biau (Paris)
        • Philippe Anract (Paris)

        Abstract : La compression du nerf fibulaire commun (NFC) au col de la fibula et la compression du nerf tibial postérieur (NTP) au tunnel tarsien sont les syndromes canalaires les plus fréquents au membre inférieur.Il s'agit d'une étude rétrospective bicentrique en centre hospitalo-universitaire et en centre libéral, mono-opérateur de 119 neurolyses entre 2015 et 2018.Il y avait 68 femmes et 38 hommes avec un âge moyen de 55 ans. Les patients présentaient des douleurs diffuses du membre inférieur dans 88% des cas dont 37% au pied et 30% au genou. Il existait des paresthésies dans 42% associées aux douleurs ou isolées. La douleur moyenne pré opératoire, mesurée par une échelle numérique analogique (ENA), était à 6/10 (0 à 9). Ces douleurs étaient anciennes (34 mois en moyenne) et résistaient au traitement médical. Dans 36% des cas, elles étaient apparues dans les suites d'une intervention chirurgicale (arthroscopie genou 14%, prothèse totale de hanche 9%, prothèse totale de genou 5%, chirurgie de la cheville 4%) ou après un traumatisme dans 13% des cas. Le diagnostic a été retenu sur la symptomatologie, le syndrome irritatif nerveux (81 % des cas), le résultat du test thérapeutique (37 patients infiltrés) et le résultat de l'électroneuromyogramme (90% anormaux). Parmi les 106 patients, 93 ont été opérés d'une neurolyse simple associée du NFC au col de la fibula et du NTP dans son trajet au tunnel tarsien avec ouverture de l'abducteur de l'hallux et 13 de manière bilatérale. Dans 4 cas, la neurolyse était faite sur un site (1 NFC et 3 NTP isolés). Huit patients (7%) ont présenté une désunion de cicatrice à la cheville avec évolution favorable par traitement local. Nous avons eu une récidive sur une neurolyse du NFC reprise par une neurolyse du NFC et NTP. Un patient a eu un équin de cheville post opératoire pendant 2 mois. La neurolyse a eu un effet « magique » constant (disparition des douleurs au réveil). A la première consultation post-opératoire (Journée 21), 26 neurolyses présentaient encore des douleurs différentes (ENA moyenne 3/10). Certains ont été infiltrés par du Diprostène®. Au dernier recul de 20 mois, l'ENA moyenne était à 2/10 (de 0 à 8), les douleurs persistantes étant attribuées à une « régénération nerveuse ». La neurolyse associée du NFC et du NTP semble efficace sur le traitement des douleurs du membre inférieur.
      15h30 - 16h00
      Salle 251
      COMMUNICATIONS LIBRES
      Modérateur(s) : Christelle Fossati (Marseille), Dominique Thomas (Grenoble)
      • Les immobilisatiosn dans la pratique sportive.
        15h30 / 15h40
        Auteur(s) :
        • Delphine Buléon (Toulon)
      • Zoom sur la main du cycliste : syndromes canalaires et vélo
        15h40 / 15h50
        Auteur(s) :
        • Marie Schwebel (Strasbourg)
      • Le poignet du gymnaste : une biomécanique extraordinaire ou illégale?
        15h50 / 16h00
        Auteur(s) :
        • Luc D'Asnière de Veigy (Monaco)
      SOCIETE FRANCAISE DE CHIRURGIE DE LA MAIN
      GEMMSOR
      GEM CONGRES
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